mardi 11 avril 2017

De Grande-Synthe à Londres et Stockholm (1ère partie)



Qu’on le veuille ou non le problème migratoire se rappelle à nous avec l’incendie du camp modèle mis à la disposition des réfugiés qui ne cessent d’arriver. Il faut de nouveau signaler que la plupart de ces réfugiés sont en fait des réfugiés économiques, même s’ils viennent de Syrie. En effet de plus en plus de villes sont libérées par le régime syrien et peuvent de nouveau accueillir ceux qui fuient encore des zones sous contrôle islamique. C’est d’ailleurs l’intérêt de ce pays qui a perdu des centaines de milliers d’habitants par la guerre et la fuite à l’étranger. Mais à Grande-Synthe c’est un incendie criminel, né de la tension régnant entre kurdes, irakiens et afghans, qui a ravagé le 10/04 vers 18h le camp de Médecins sans Frontières qui abritait 1500 personnes.

Il faut en retenir deux conclusions. La première c’est que nos guerres occidentales dans ces pays sont responsables de cet afflux dont les raisons d’asile politique cachent la fuite due à la peur de la guerre, au dénuement ou à l’espoir d’une vie meilleure. La seconde est que tous ces migrants ont pour objectif le Royaume-Uni. Ceci rend leur intégration, et mieux leur assimilation, très difficiles car la barrière de la langue et le chômage endémique ne leur donnent pas beaucoup d’espoirs d’y parvenir, d’autant plus que notre pays n’est toujours pas leur but.

Si le Royaume-Uni est la cible c’est que la langue anglaise est souvent mieux connue d’eux, que les perspectives d’emplois sont meilleures et que l’islamisme y est mieux reçu qu’en France. Alors il est nécessaire de regarder ce qui se passe chez notre proche voisine face au double problème migratoire et islamique. Je vous propose de larges extraits d’un article italien sur Londres, devenu Londonistan.

Islamisme – Londonistan : 423 nouvelles Mosquées ; 500 fermetures d’églises !
par Giulio Meotti 5 avril 2017 Gatestone Institute
Traduction du texte original: Londonistan: 423 New Mosques; 500 Closed Churches
« Les multiculturalistes britanniques alimentent le fondamentalisme islamique. Les musulmans n’ont pas besoin de devenir majoritaires au Royaume-Uni ; il leur suffit d’islamiser progressivement les villes les plus importantes. Le changement est déjà en cours.

L’establishment britannique n’émet aucun frein à l’expansion de la charia. L’un des juges britanniques les plus réputés, Sir James Munby, a déclaré que le christianisme n’exerce plus aucune influence sur les tribunaux et que ces mêmes tribunaux se doivent d’être multiculturels, ce qui signifie plus islamiques. Rowan Williams, ancien archevêque de Canterbury, et Lord Phillips, juge en chef, ont également suggéré que le droit anglais « incorpore » des éléments de la charia. Les universités britanniques se préparent à l’avènement de la loi islamique. Certaines directives académiques comme celle sur les « Haut-parleurs externes dans les établissements d’enseignement supérieur », prévoient que « les groupes religieux orthodoxes » peuvent séparer les hommes et les femmes lors d’événements publics. A la Queen Mary University de Londres, les femmes ont dû utiliser une entrée séparée et ont été cantonnées dans une salle à part sans possibilité de poser des questions ou de lever la main, comme à Riyad ou Téhéran. 

[…] « Les terroristes ne peuvent pas supporter le multiculturalisme de Londres », a déclaré Sadiq Khan, maire de Londres, après la meurtrière attaque terroriste de Westminster. Mais c’est le contraire qui est vrai : les multiculturalistes britanniques alimentent le fondamentalisme islamique. Par-dessus tout, le Londonistan, avec ses 423 nouvelles mosquées, se bâtit aujourd’hui sur les tristes ruines du christianisme anglais. […] Ce ne sont pas seulement les bâtiments qui sont convertis, mais aussi les gens. Le nombre de convertis à l’islam a doublé ; et souvent ces convertis embrassent l’ islam le plus radical, à l’instar de Khalid Masood, le terroriste qui a frappé Westminster. […] Les tendances actuelles montrent que le christianisme est en passe de devenir une relique en Angleterre, alors que l’islam se positionne comme la religion de demain. A Birmingham, deuxième plus grande ville britannique où de nombreux djihadistes préparent leurs attaques, un minaret domine le ciel. Des pétitions circulent pour que les mosquées britanniques soient autorisées à appeler les fidèles à la prière islamique au moyen de haut-parleurs trois fois par jour.

[…] « Le nouveau paysage culturel des villes anglaises est arrivé, le panorama homogène d’une religion chrétienne d’Etat est en retrait », a déclaré Ceri Peach, Pr. de géographie sociale à Oxford. Alors que près de la moitié des musulmans britanniques ont moins de 25 ans, un quart des chrétiens a plus de 65 ans. « Dans 20 ans, il y aura plus de musulmans pratiquants que de chrétiens se rendant à l’église », a déclaré Keith Porteous Bois, directeur de la National Secular Société. […] Selon Innes Bowen du journal The Spectator, deux mosquées seulement sur les 1700 que compte la Grande-Bretagne (contre 56% aux États-Unis) suivent une interprétation moderne de l’islam. Les wahhabites contrôlent 6% des mosquées britanniques, alors que le culte deobandi propre au fondamentalisme sunnite d’Asie est dominant dans 45% des lieux de culte. Une enquête du Knowledge Center, indique qu’un tiers des musulmans du Royaume-Uni affirment ne pas faire « partie de la culture britannique. » 

Au plan démographique, des villes comme Birmingham, Bradford, Derby, Dewsbury, Leeds, Leicester, Liverpool, Luton, Manchester, Sheffield, Waltham Forest et Tower Hamlets indiquent clairement que le visage de la Grande-Bretagne s’est islamisé. En 2015, une recherche sur le prénom le plus fréquemment attribué en Angleterre a révélé que toutes orthographes confondues (Muhammad, Mohammad…) Mohamed arrive en tête. Les tendances actuelles montrent que le christianisme est en passe de devenir une relique en Angleterre, alors que l’islam se positionne comme la religion de demain. Les grandes villes anglaises abritent d’énormes populations musulmanes : Manchester (15,8%), Birmingham (21,8%) et Bradford (24.7%). A Birmingham, la police vient de démanteler une cellule terroriste ; la probabilité d’une naissance est aujourd’hui plus forte dans une famille musulmane que dans une famille chrétienne. A Bradford et Leicester, la moitié des enfants sont musulmans. Les musulmans n’ont pas besoin de devenir majoritaires au Royaume-Uni ; il leur suffit d’islamiser progressivement les villes les plus importantes. Le changement est déjà en cours. Le « Londonistan » n’est pas un cauchemar à majorité musulmane ; il a plutôt le visage d’un hybride culturel, démographique et religieux où le christianisme décline et l’islam prospère.

Londres pullule également de tribunaux de la charia. Il y en aurait officiellement 100. L’avènement de ce système judiciaire parallèle a été rendu possible grâce au British Arbitration Act (Loi sur l’arbitrage) et au système de résolution alternative des conflits (Alternative Dispute Resolution). Ces nouveaux tribunaux tiennent pour nulle et non avenue l’inviolabilité des droits de l’homme : à savoir les valeurs de liberté et d’égalité qui sont à la base de la common law anglaise. » 

Si le Royaume-Uni n’est pas la France et que sa conception du multiculturalisme s’est nourrie d’une importation massive en provenance de l’Asie comme conséquence de leur présence coloniale, Inde en particulier, cette vision n’en est pas moins une projection de notre avenir dans un temps de l’ordre d’une demi-génération avec le dépassement du 15% fatidique de la population musulmane, qu’ont noté les démographes dans le monde. L’urgence est à la régulation du flux d’entrée, à l’emploi et à l’assimilation, car il y aura inexorablement assimilation mais pas dans le sens que certains croient si nous ne prenons pas les bonnes dispositions. Après le Londonistan, on aura le Bruxellistan, le Berlinistan et le Paristan.
 
C’est une leçon de l’histoire du monde, 

La civilisation forte chasse la faible.

La nôtre devient fragile 

Et inconsciente !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon