vendredi 17 mars 2017

Fillon est mort, au tour de Marine Le Pen



L’affaire Penelopegate et ses suites n’a plus beaucoup d’intérêt, les costumes qui sont taillés à Fillon ne font que le déguiser en marionnette inutile. J’ai réactualisé mes propres sondages sur les « j’aime » de Facebook en m’en tenant aux évolutions depuis le 1er mars. Les précédents donnaient trop de poids aux acquis avant cette date alors que Macron était arrivé plus tardivement. Ces résultats sont donc plus près de la tendance de l’opinion alors que l’on sait qu’une moitié de l’électorat ne sait toujours pas s’il ira voter et pour qui. De toute évidence le deuxième tour se circonscrit aujourd’hui entre Marine Le Pen et Macron. On comprend que Hollande, encore Président de tous les français, revêt l’habit qu’il n’a jamais quitté, celui de la gauche principal promoteur du Système. Il entre de plain-pied dans l’arène de la Présidentielle pour, proclamer de cibler le combat contre Marine Le Pen pour le 1er tour, justifier l’état d’urgence, soutenir les fonctionnaires, etc.. D’ailleurs ce qui va intéresser les médias ce sont toutes les affaires que l’on a déterrées contre elle, et celles que l’on va trouver. Peu importe l’importance de ces affaires, ce qui compte c’est le bruit que l’on fait autour. Il faut faire enfler la rumeur pour la vindicte publique qui, dans sa désespérance moutonnière, se délecte du « tous pourris ».

Dans le camp de Marine Le Pen, il y a les convaincus dont le socle est la lutte contre l’immigration en particulier musulmane. Le nationalisme ne se perçoit que par la fermeture des frontières et le sujet de la sortie de l’euro reste difficile à faire avaler car l’électorat est nourri depuis vingt ans au biberon du catastrophisme répété en boucle par les gouvernants de droite et de gauche relayés par une presse aux ordres du Système. Mais il y a ceux qui ne croient plus confusément aux bienfaits du Système américano-européen, sans bien vraiment réaliser que celui-ci est à l’origine de tout notre déclin. C’est aussi ceux qui votent Marine sous le prétexte du « puisqu’on a tout essayé » et celui de découvrir en plus que ceux qui ont gouverné sont en plus pourris. La solidité de leur vote est apparente, c’est du faute de mieux. Comment les conduire vers l’abstention ? En montrant que la pourriture a aussi gagné le camp de l’opposition au Système. C’est le deuxième acte du plan que nous allons vivre désormais. La montée de l’abstentionnisme chez les sympathisants de Marine Le Pen par des attaques « judiciaires » répétées et ciblées grâce au Parquet National Financier aux ordres de l’État et à une justice où il est facile de faire agir plutôt ceux qui penchent du côté du gauchiste Syndicat de la Magistrature. 

Ces attaques ciblées sur Marine Le Pen et largement amplifiées par les médias, qui n’attendent que ça, ont en plus l’avantage de permettre une omerta sur les affaires que les opposants peuvent essayer de mettre en lumière sur Macron, et il y a matière. Les trompettes ne sonneront donc que du bon côté avec tant de force que l’électeur ne pourra rien entendre des bruits désagréables des affaires Macron. Fillon déjà placé en troisième position, il s’agit de lézarder la tour d’électeurs de Marine jusqu’à la faire craquer sous le poids de la justice, ou la décrédibiliser, sachant que les souverainistes et indépendantistes de droite n’ont ni les muscles assez forts, ni la détermination assez marquée, pour la soutenir. Mais l’opération en cours ménage plus Mélenchon qu’Hamon, dont il s’agit de ramener le plus de sympathisants vers Macron. Du coup une partie ira ainsi vers Mélenchon. Il s’agit donc d’opérer un transvasement suffisant de Marine Le Pen vers l’abstention et vers Mélenchon pour la faire passer à la troisième place de la primaire pour un duel Macron – Mélenchon, gagné d’avance par Macron. Détruire Mélenchon sera un jeu où Hollande a toujours excellé.

Dire que ce scénario se produira, il est trop tôt pour le dire, mais il est dans les tuyaux du Système qui privilégie la mouvance de gauche car elle est beaucoup plus prodigue en dépenses, comme on le voit avec le programme de Benoît Hamon. Macron est programmé par le Système et le quatuor Hollande, Jouyet, Attali, Minc est là pour le pousser en avant et lui souffler un embryon de programme. Il est le pion des banquiers, Rothschild, Goldman Sachs et JP Morgan en tête, mais aussi des multinationales pétrolières, militaires, numériques, pharmaceutiques, et médiatiques. La presse que l’Etat soutient à bout de bras par une subvention de 2 Mds est évidemment servile puisqu’elle appartient en plus à moins d’une dizaine de grandes fortunes. Il en est de même avec les journalistes peu imposés. Le Système subventionne ainsi les milliardaires qui perdent de l’argent dans les médias mais récupèrent des sommes considérables par les orientations politiques qu’ils produisent. L’asservissement à l’UE, l’enfant de la stratégie américaine, est une mine d’or pour le pompage de l’argent du bas vers le haut. L’exemple grec le montre avec assez de clarté. Les grecs, les portugais, les italiens, les espagnols souffrent. Le chômage y bat des records. Les banques continuent à jouer avec l’argent de Monopoly pour une spéculation déconnectée du monde économique réel, les créances douteuses s’accumulent, les États s’endettent et sont de plus en plus en position de faiblesse, mais les plus riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. 

Le combat est inégal car les trompettes des médias Macron n’ont en face que des trompettes bouchées. Le Système qui a perdu, provisoirement, le combat de la Présidence américaine, ne veut pas perdre celui de la Présidence française. Tout est mis en œuvre pour paralyser ou destituer Trump et pour éloigner un Fillon, qui a eu le tort impardonnable de vouloir un rapprochement avec la Russie, et une Marine Le Pen qui chipote avec l’euro. La gauche n’avait aucune chance de remporter cette élection, elle a désormais non seulement toutes les chances de gagner mais en plus elle va mettre un Président ni gauche ni droite, puisqu’il est un pur produit du Système qui se fout de ces clivages idéologiques. Dans le milieu de la Finance on se fout des positions idéologiques, de la laïcité, de l’égalité, de la justice, de la patrie, du racisme. On se fout de tout sauf que l’idéologie est un moyen commode d’agir sur les foules. C’est le cas de l’idéologie écologique utilisée sans vergogne dans le réchauffement climatique et pour se gaver de points carbone à négocier entre coquins. N’est-ce pas monsieur Al Gore ?

Alors que faire puisque même s’abstenir c’est laisser le champ libre au Système ? Il y a encore une porte à ouvrir, celle des indépendantistes qui ne sont pas encore trop stigmatisés et dont l’importance ne mérite pas que l’on s’attaque vraiment à eux. Si les abstentionnistes en herbe se décidaient à voter pour eux, même en désespoir de cause, comme le nez de Cléopâtre, la face de la Présidentielle pourrait en être changée. Qu’on se le dise car jamais rien n’est perdu mais les yeux de nos compatriotes ont été bien fermés. 

Le Système ne fera pas deux fois la même erreur.

Après les USA, la France est un de ses pions. 

C’est un pion primordial pour la vassalité

A l’hégémonie américaine personnifiée, 

Non par son Président car non agréé,

Mais par les Maîtres de l’argent !


Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon