mercredi 1 mars 2017

Croyez-vous encore les sondages ?

Depuis le Brexit et l’élection de Donald Trump nous avons tous pu constater deux choses : une quasi-unanimité de la presse pour soutenir un choix ou l’un des candidats. Dans les deux cas l’oligarchie ploutocratique était à la manœuvre et dans les deux cas le résultat final a donné une énorme claque aux sondeurs et aux médias. Dans le cas de l’élection présidentielle française le même scénario s’est mis en place avec Emmanuel Macron, pur produit marketing dont Jacques Attali, son mentor, disait lui-même que son programme était vide ! Nous sommes devant ce genre de publicité qui fait fureur actuellement où l’on vous dit finalement rien sur le produit mais on vous vend juste un clip attrayant n’ayant souvent rien à voir avec le produit. Dans ce scénario, comme le fond n’existe pas, il faut le plus longtemps possible empêcher le débat de fond. Les attaques possibles contre les autres candidats sont depuis longtemps dans les tiroirs de ceux qui mènent la danse pour être mis en action au bon moment. On en a vu l’exemple aux États-Unis où le candidat Trump n’a vu sortir les affaires «  pédophilie, harcèlement sexuel, magouille financière, complicité avec l’ennemi russe » qu’au moment où celui-ci a commencé à inquiéter Hillary Clinton.
 
Alors je vous propose modestement d’oublier les sondages et de jouer avec moi sur une donnée Facebook qui sera difficilement manipulée même si elle peut être contestée parce qu’elle ne répond pas au modèle des quotas utilisé par les sondeurs. Je suis parfaitement conscient que l’utilisation de Facebook n’est pas la même suivant l’âge et la catégorie sociale par exemple. Mais on peut tout-de-même penser que les résultats ne devraient pas être complètement différents… Pourtant c’est le cas du graphique ci-contre qui représente les « j’aime » de Facebook le 1er mars 2017. Ce n’est pas 12% de sympathisants mais 25% que l’on trouve pour Jean-Luc Mélenchon. Ce n’est pas 26% de sympathisants pour Emmanuel Macron mais seulement 7% ! D’ailleurs Benoît Hamon n’est pas loin avec 5%. Les petits « candidats » qui n’intéressent pas pour l’instant les manipulations des sondages sont à 2,6% pour Nicolas Dupont-Aignan et François Asselineau. 

On peut même aller plus loin dans l’analyse et comparer les résultats du 1er mars avec ceux du 22 février. Cela donne le graphique ci-contre où l’on constate une poussée des sympathisants chez Macron et Dupont-Aignan. Ce n’est pas choquant puisque les affaires qui touchent François Fillon profitent naturellement à Macron et Dupont-Aignan qui l’encadrent politiquement. Ceci s’étend même au camp socialiste qui y retrouve des couleurs puisque l’opprobre est sur les camp adverse. Je me garderai d’aller plus loin car toutes les précautions statistiques sont loin d’être requises comme j’ai pu le faire professionnellement. Il y a néanmoins un juge de paix si je puis dire, c’est la réalité des votes en avril. Ce regard simpliste sur l’opinion peut devenir alors un indicateur beaucoup plus fiable pour l’avenir.

Mais il n’est pas interdit de passer au deuxième tour de la Présidentielle en regardant ce qui sera le résultat qui se jouera entre Marine le Pen et X. La première estimation c’est Marine Le Pen contre tous. Le plafond de verre ne peut être franchi et son socle d’électeurs ne peut s’étendre à gauche ou à droite. Il n’y a pas report des électeurs des autres candidats sur elle mais sur l’autre candidat. Dans ce cas extrême Marine Le Pen serait battue à 47% contre 53%. Par contre si les sympathisants actuels, devenus électeurs de Dupont-Aignan et d’Asselineau, se reportent sur Marine Le Pen, c’est elle qui est gagnante avec 52% contre 48%. 

Ceci fait fi de tous les autres candidats présents au premier tour qui globalement représenteront une masse non négligeable dans un deuxième tour où le 1% compte. Mais ce regard montre au moins que cette collecte simple de données sur Facebook n’est pas sans cohérence avec ce que des études statistiques beaucoup plus complexes commencent à dire. Le victoire de Marine Le Pen n’est plus impossible. Toutefois il faut savoir que le Système qui a entrepris de mettre des haies de plus en plus haute à franchir pour François Fillon, le fera sur Marine Le Pen dès que le duel Macron-Fillon aura rendu son verdict. On voit d’ailleurs que cela a commencé dès que l’on a senti que le chevalier Fillon a dû poser pied à terre et lutter à mains nues.

On dit toujours les sondages ne sont qu’une photo instantanée de l’opinion donc n’allons pas plus loin dans les pronostics. Chaque jour peut amener un évènement qui brouille les cartes mais il est clair que les sondages sont payés et que nous ne connaissons pas les vrais payeurs. Dans ce regard sur Facebook cela ne coûte rien et par les temps qui courent c’est un gage de vérité. Le Brexit était tellement donné perdant que la veille du vote des traders sont partis en vacances en laissant des positions boursières qui leur était favorable après la défaite du Brexit. Mal leur en a pris ils ont perdu beaucoup d’argent. Hillary Clinton était tellement sûre de gagner que certains de ses conseillers hantaient déjà la Maison Blanche. Il ne manquait que le tapis rouge. Elle complote désormais pour entraver son rival, voire en œuvrer à sa destitution. Les sondages n’ont rien vu venir ou ont été sciemment payés pour masquer la vérité et influencer les votes selon le vieux principe qui veut que le leader attire à lui les hésitants.


La leçon qu’il faut retenir c’est qu’on nous manipule toujours 

D’autant plus facilement que l’on n’est moins informé.

Les réseaux sociaux sont le poison des médias 

Qui sont à la solde des manipulateurs.

Là est le vrai contre-pouvoir 

Celui du peuple averti !
 
Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon