dimanche 11 mars 2018

États-Unis - Allemagne, le vrai couple de l’UE



Macron fait illusion quand il va porter « sa » parole à Davos ou quand il rudoie Trump mais les paroles sont des actes convenus et soutenus par l’UE et les grands milliardaires qui investissent pour diriger le monde à leur façon. C’est le cas très connu de George Soros qui paye tous les soulèvements dans les pays qui doivent être déstabilisés. Macron nous fait croire au couple franco-allemand pour cacher notre faiblesse. Ceci supposerait d’ailleurs que nous avons des intérêts vitaux communs, ce n’est évidemment pas le cas, sauf de s’épauler pour tenter d’imposer une dictature sur les autres pays de l’UE. Cette politique est d’ailleurs en train de disloquer l’UE, car si l’Allemagne, pesant lourdement sur la BCE, conserve un réel pouvoir sur les autres pays de l’UE, ce n’est plus le cas de la France lorsqu’elle agit seule. Le voyage de Macron dans les pays de l’Est pour modifier le transit des travailleurs détachés s’est finalement soldé par une gifle de la Pologne assénant que la France, qui n’est qu’une voix parmi 28, n’a rien à imposer de plus que les autres. Autrement dit la France intéresse l’Allemagne pour deux raisons. La première c’est qu’elle y pratique un solde très positif du commerce extérieur, la seconde c’est que le poids économique et militaire de la France est bon à prendre quand celle-ci se range derrière les impulsions données par l’Allemagne sur l’ensemble de la politique de l’UE.

Il n’y a pas de couple franco-allemand au sens d’égalité ou de complémentarité comparable. L’Allemagne n’a pas besoin de la France autrement que comme perroquet de ses directions politiques, et le coq gaulois sait avec Macron donner de la voix. Mais il en est ainsi depuis longtemps dans l’histoire allemande depuis au moins Bismarck. Le pangermanisme existe toujours et de nombreux pays se tournent historiquement vers l’Allemagne. Son pré carré dans les pays de l’est, et dans ses frontières sud, existe toujours. Si l’UE existe et perdure c’est parce que l’Allemagne le veut bien. Pétain, devant l’impossibilité de réunir la France coupée en deux sous le même drapeau, a caressé l’idée de la fondre dans l’Europe sous l’influence allemande. Dès la fin de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne étant défaite, De Gaulle ayant coupé court à toute vassalisation de la France aux Etats-Unis, les billets étant même déjà prêts, les Etats-Unis ont joué sur le barrage à l’URSS pour faire passer un projet d’union de l’Europe occidentale avec des émissaires français payés par la CIA dont Jean Monnet. 

La main tendue de De Gaulle à Adenauer prévoyait une réconciliation dont il espérait la création d’un bloc s’opposant aux visées des USA sur l’Europe. Il a compris trop tard que l’Allemagne avait réussi à glisser une clause qui mettait ses espoirs à bas, le rapprochement de l’Allemagne avec les États-Unis était dans les tuyaux dans le dos de la France. Ces deux pays ont alors œuvré de concert pour construire une UE à leur botte. L’effondrement de l’URSS a donné l’occasion de duper Gorbatchev en lui promettant de ne pas faire rentrer dans l’UE les anciens pays satellites de l’URSS dans l’Europe de l’Est. Profitant de la faiblesse économique et militaire de la Russie, l’UE et l’OTAN ont au contraire fait rentrer progressivement tous ces pays satellites dans l’UE, hormis la Biélorussie, l’Albanie et la Moldavie. L’OTAN s’est étendue sur toute l’UE et même sur des pays hors UE comme la Norvège, à tel point que l’appartenance à l’UE finit par passer par une adhésion préalable à l’OTAN.

L’Allemagne a besoin de la France dont elle vampirise l’économie, puisque notre commerce extérieur est très déficitaire avec l’Allemagne et nous pousse donc dans la dette. D’un autre côté l’OTAN vampirise la force militaire de la France et son poids au Conseil de Sécurité de l’ONU, puisque appartenant à l’OTAN nous ne pouvons plus guère contrer les États-Unis, ce qu’a pu faire Chirac. La France est donc cadenassée et vampirisée par la dette par l’Allemagne, et par l’OTAN pour sa force militaire, la seule armée qui gardait une indépendance vis-à-vis des États-Unis avant Sarkozy. On peut déjà dire que la France est un pays dont la débâcle ressemble à celle de juin 1940 avec un peuple assommé assumant son sort et dont une partie regarde Macron comme son sauveur, comme il l’a fait en regardant Pétain. Ce dernier a fini par la trahir et le second est en train. Son dépeçage en eurorégions est en place, il ne reste plus qu’à transférer les pouvoirs exécutifs et puis législatifs à ces entités régionales qui ont déjà un peu le pouvoir de lever l’impôt. 

Tout cela est approuvé par les français puisque aucune révolte populaire ne s’est levée pour crier à la trahison et suspendre Macron aux futures éoliennes de l’île d’Yeu. La France du Sud était sous le charme de Pétain et n’a rien vu venir jusqu’à son arrestation. Une partie de la France ne voit pas le loup dans la bergerie. La dissolution de notre pays, celui pour qui tant de nos ancêtres sont morts, souvent envoyés à la boucherie de la mitraille, civils ensevelis sous les bombardements des villes détruites ou transhumant en colonnes de réfugiés sur les routes de France. L’UE est un piège mortel et la France, cette fois, n’aura peut-être pas un nouveau De Gaulle pour lui éviter de tomber entre les mains amies-ennemies qu’est le couple USA-Germany. L’esprit européen n’existe que dans l’idéalisme de constructions éthérées qui font fi d’une réalité historique différente de celle des États-Unis. Derrière tout cela le monde de la grande finance et du grand business se gave de l’argent des classes laborieuses, c’est-à-dire de 95% des actifs, et compte pour du beurre les inactifs et l’accroissement de la pauvreté. Il faut que ce soit des « dictateurs » qui dévoilent à la France ce à quoi elle se destine. Écoutez Kadhafi, le dictateur prophète il y a 25 ans… Il avait tout vu et on en prend pour notre grade… nous l’avons tué dans les pires conditions, pour qui ? pour quoi ? Un pays détruit et une porte grande ouverte à l’émigration africaine.
   

La France est vassalisée par les deux maîtres de l’UE 

Elle abdique son identité et sa souveraineté

Dans un théâtre de promesses fumeuses 

Qui lui cache le précipice préparé.

Ouvrez vite les yeux des autres 

Si les vôtres voient encore !
 
Claude Trouvé
11/03/18