jeudi 19 mai 2016

L’Europe ? Cacophonie antidémocratique, antisociale et meurtrière (10ème partie)

Le 31 octobre 2011 un chiffre mythique tombait dans les médias. D’après les démographes de l’ONU et du Bureau du Recensement des États-Unis, la population de la planète est estimée devoir dépasser les 7 milliards d’habitants dans le courant de ce mois d’octobre 2011. C’est un milliard de plus en douze ans. Dans l'ensemble, et malgré les apparences, l'explosion démographique et la crainte d'un trop-plein d'hommes sont derrière nous. La stabilisation de la population mondiale est atteinte quand la baisse de la fécondité s'arrête au niveau où se renouvellent les générations, avec une moyenne de 2 enfants par femme arrivant à l'âge adulte. Or plusieurs pays d'Europe (Allemagne, Espagne, Roumanie, Portugal, Hongrie, Biélorussie, Bulgarie, Croatie, Moldavie, Géorgie, Lettonie), le Japon ou encore Taiwan voient déjà leur population diminuer ou stagner comme la Russie. On peut constater que cette angoisse étreint l’Allemagne de Mme Merkel qui ouvre les portes de l’immigration. L'immense Chine (un homme sur cinq) pourrait plafonner en 2050 à 1,4 milliards d'habitants, soit à peine plus qu'aujourd'hui. C'est du jamais vu en temps de paix dans l'Histoire de l'humanité.

La valeur actuelle de la population mondiale n’est qu’une extrapolation dans le temps en se basant sur des estimations de son évolution en attendant une nouvelle estimation à partir de toutes les nouvelles données recueillies. Elle serait de 7,325 milliards aujourd’hui mais ce n’est qu’une approximation avec encore un accroissement annuel de l’ordre de 31 millions. Nous aurions passé le cap des 6 milliards le 12 octobre 1999 soit 1 million de plus en douze ans. Les estimations les plus folles sur l’explosion de la population mondiale ont été récemment tempérées mais elles conviennent aux mouvements écologistes qui prédisent les pires catastrophes dues à la surpopulation. Alors jetons en 2016 un coup d’œil sur les 16 pays les plus peuplés de la planète (Chine, Inde, États-Unis, Indonésie, Brésil, Pakistan, Nigeria, Bangladesh, Russie, Mexique, Japon, Philippines, Éthiopie, Vietnam, Egypte, Allemagne) qui représentent près des deux tiers de la population mondiale. 

Quels sont ceux dont le taux de fertilité est supérieur à 2 ? On trouve les pays suivants : Inde, Indonésie, Pakistan, Nigéria, Bangladesh, Mexique, Philippines, Éthiopie, Égypte, soit 9 pays sur 10. Ceci inspire deux réflexions. La première est qu’il s’agit tous de pays d’Asie et d’Afrique. La seconde c’est qu’il s’agit de pays musulmans, sauf l’Inde à 85%, le Mexique et le Nigéria pour moitié non musulmans. C’est donc ces deux continents et la religion musulmane qui vont alimenter la population mondiale dans les années à venir. Quels sont ceux dont l’âge moyen est le plus élevé ? On trouve dans l’ordre décroissant : Japon, Allemagne, Russie, États-Unis, Chine, Brésil, Vietnam. On retrouve, Vietnam excepté, les grands pays qui pèsent sur l’économie mondiale. Leur poids ne peut que diminuer relativement ou stagner dans le futur et ils vont devoir affronter des difficultés majeures dues à ce vieillissement, difficultés qui étaient prévisibles depuis longtemps. C’est notamment le cas du Japon, de l’Allemagne et même de la Chine où la politique brutale de l’enfant unique engendre des effets néfastes. En ce qui concerne le Japon et l’Allemagne, il s’agit de la non prise en compte d’une politique familiale. Il faut noter que la France avec une fertilité de 2 ne l’atteint que par l’apport de la fertilité de la population immigrée (Algérie 2.9, Maroc 3.6, Tunisie 2.2, Côte d’Ivoire 5.1, Niger 7.6, Mali 6.4, Tchad 6.3, Sénégal 5.2, Mayotte 4.1, Soudan 4.5), ce qui engendre une disparition progressive de la population de souche vu l’apport des pays du Maghreb au taux de fertilité moyen de 2.9 et de l’Afrique sub-saharienne avec 5.6).

Le regard sur l’immigration nous apporte de nouvelles informations. Quels sont les pays déficitaires sur le plan migratoire (Sorties ˃ Entrées) ? Citons dans l’ordre décroissant d’importance parmi les 16 pays les plus peuplés : Inde, Bangladesh, Chine, Pakistan, Indonésie, Philippines, Mexique, Nigeria, Égypte, Vietnam et Ethiopie. A contrario les pays d’accueil sont dans l’ordre décroissant : États-Unis, Allemagne, Russie, Japon et Brésil. Si on élargit à l’ensemble des pays, on va trouver en plus dans les pays d’accueil : Turquie, Liban, Canada, Australie, République d’Oman, Royaume-Uni, Irak, Sud-Soudan, Arabie Saoudite, Italie, Koweït, France. Les autres grands pays migrateurs sont : Syrie, Soudan, Espagne, Somalie, Libye, Géorgie mais aussi Portugal. On voit se dessiner tous les problèmes qui agitent la géopolitique mais il faut noter que la péninsule ibérique fait partie des pays migrateurs ce qui est un très mauvais signe pour la santé de ces pays européens. D’une façon générale la fécondité des peuples européens autochtones ne permet plus le remplacement des générations et l’UE choisit non pas une politique familiale de natalité mais l’apport migratoire dont la majorité est d’une civilisation musulmane du sud dont l’assimilation est  particulièrement difficile et n’a rien à voir avec l’immigration Est-Ouest précédente. 

Eh oh l’UE qu’es-tu dans tout ça ? Une vielle dame desséchée qui pense rajeunir en engouffrant des pâtisseries. On nous bourre de pâtisseries et de bonbons somnifères pour endormir la vigilance du peuple. Il n’y aurait aucune autre alternative que l’UE qui nous vend le multiculturalisme et l’immigration, aucune autre alternative non plus que François Hollande et son aversion pour les banques, son ennemi qu’il a fait rentrer au sein même du gouvernement, et dont il suit en permanence les « recommandations » via la BCE et la CIA pour les décisions militaires. Le nombrilisme des populations, l’égoïsme et la vassalité aux puissances de l’argent de son élite dirigeante, ont conduit l’Europe à négliger la démographie et à ouvrir ses portes à l’immigration, au chaos et à l’effacement de l’idée de nation. Depuis 2004, l’UE a de plus signifié l’attitude que devaient avoir les peuples vis-à-vis de la « diversité ».

Lors d’un Conseil, les États de l’UE ont opté pour un modèle d’intégration qui n’a rien à voir avec celui de l’assimilation qui passe par l’intégration culturelle. Il est écrit : « l’intégration est un processus dynamique à double sens d’acceptation mutuelle de la part de tous les immigrants et résidents des Etats membres ». Comme le souligne Michèle Tribalat, « ce n’est évidemment pas un processus d’assimilation qui demande une asymétrie entre la société d’accueil qui sert de référent culturel et les nouveaux venus qui doivent fournir l’essentiel des efforts d’adaptation ». Tout le mal vient de là et la France suit l’UE en 2006 dans un rapport du Haut Conseil à l’Intégration : « l’intégration demande un effort réciproque à l’immigré et à la société du pays d’accueil, une ouverture à la diversité qui est un enrichissement, mais aussi une adhésion et une volonté responsable pour garantir et construire une culture démocratique commune ».

Le peuple ne s’est évidemment pas exprimé sur cette introduction étrangère imposée et l’État est prêt à tous les « accommodements », c’est-à-dire à toutes les inflexions des lois républicaines, comme celle de la laïcité, et de la loi de séparation du politique et du religieux de 1905, comme les terrains municipaux cédés avec un bail à 99ans ! A tel point que rester étranger tout en possédant la carte d’identité française est bien plus intéressant que de devenir Français français. Il n’y a aucune raison de faire des efforts d’assimilation au risque de se faire rejeter par les us et coutumes culturellement très différentes du groupe auquel on appartient pour un ressortissant de la « diversité ». 

L’UE dont la fécondité s’effondre chez les autochtones 

S’ouvre à l’immigration et accueille la diversité

Que représente une autre civilisation 

En sacrifiant sa propre culture

Avant de disparaître 

Sous le nombre ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon