samedi 14 mai 2016

L’Europe ? Cacophonie antidémocratique, antisociale et meurtrière (6ème partie)


On ne peut pas fermer un rapide survol de la période récente jusqu’à la crise 2007-2008-2009, sans se pencher sur une plaie qui gangrène le « vivre-ensemble » et qui touche à l’identité française, l’immigration. En effet contrairement à ce que nous laisse croire le battage médiatique, ce ne sont pas les évènements de novembre 2015 qui sont les premiers signes révélateurs d’une évolution des problèmes d’une population qui n’a pas réussi à faire son assimilation. C’est bien en octobre-novembre 2005 que les premiers signes de l’impasse, dans laquelle nous nous engagions, se sont révélés avec l’affaire du transformateur qui a tué deux jeunes immigrés poursuivis par les forces de police. Si l’affaire a pris de telles proportions par la suite, c’est qu’il était associé à cette « bavure » de l’autorité policière une affaire de « gazage de la mosquée Bilal » trois jours plus tard. La grenade n’y avait pas été tirée intentionnellement, la police ignorait que l’entrepôt était un lieu de culte mais fait aggravant c’était en période de ramadan. Cette affaire embrasa tout le pays dans les quartiers sensibles et l’état d’urgence avait été décrété. 

Les zones de non-droit, les agressions des personnels de santé, des pompiers, et évidemment des forces de l’ordre n’ont cessé de montrer leur refus de l’intégration. Depuis la jeunesse ne cesse de se radicaliser, et une partie défie le pouvoir par les attentats et les violences dans les manifestations. Les élites politiques, culturelles et universitaires enfourchèrent la politique de victimisation de la population de la « diversité », terme choisi pour ne plus parler d’immigration. Pour mieux nous faire accepter celle-ci, elles y associent un matraquage pour la repentance de la population de « souche ». Celle-ci se voit décrite comme raciste, xénophobe, islamophobe, pétainiste, fasciste, colonialiste tueur, avec tendance au nazisme. C’est peut-être ce qui va arriver en continuant cette politique et en augmentant l’immigration que l’Europe ne cesse d’appeler de ses vœux dans un grand élan de multiculturalisme. Le mythe de la France black-blanc-beur a commencé avec la victoire de la France en Coupe du Monde de 1998. Ce fut une magnifique occasion pour les politiques de nous faire croire à ce rêve. Pourtant l’équipe de France a montré, 12 ans plus tard en Afrique du Sud et lors de la Marseillaise sifflée avant un France-Algérie de football, que le « vivre-ensemble » était totalement à construire. 

Toute cette manipulation de l’opinion pour nous faire passer pour des bourreaux reçoit le soutien de l’Europe. Mme Merkel après avoir avoué l’échec du multiculturalisme accueille un million de migrants pour des raisons économiques et démographiques. Les français n’ont jamais été consultés sur l’immigration, déni évident de démocratie, mais ils sont coupables quand ils s’inquiètent de l’arrivée de migrants dont la civilisation différente rend plus difficile l’assimilation. D’ailleurs on n’emploie plus ce terme car on sait que l’assimilation, qui inclut l’intégration culturelle, ne peut être atteinte que par un nombre restreint d’immigrés. C’est pourquoi le langage évolue au fur et à mesure que l’objectif devient de plus en plus illusoire. On est passé de l’assimilation à l’intégration, qui ne suppose plus l’acquisition d’un bagage culturel et permet de garder sa propre culture sans concession. Puis est venu le terme d’insertion qui suppose que l’objectif est d’être accepté dans le pays d’accueil avec des droits au moins égaux aux autochtones. On en est désormais à l’inclusion, le forçage de l’immigration de gré ou de force par les quotas qui engage le pays au meilleur accueil sans engager à quoi que ce soit l’arrivant. 

La France est protégée par le fait que son attirance est moindre que celles de l’Allemagne et du Royaume-Uni mais elle subit l’entassement des candidats au départ dans les zones putrides de Calais où le problème n’est évidemment pas réglé. Les affrontements y continuent et continueront tant qu’ils seront là. De toute évidence plus la population en grande partie musulmane croit, plus les besoins et les revendications croissent pour que les lois françaises évoluent dans le sens des « accommodements ». Tout doit se plier à l’objectif du multiculturalisme en agissant sur tous les leviers permettant à cette population de vivre autrement dans ses propres codes de vie et d’accéder même à des droits spécifiques comme par exemple la discrimination positive. Peu importe que cela viole l’un des trois grands principes de la République, l’égalité de ses citoyens devant la loi. Ceci est particulièrement vrai pour tout ce qui touche à l’enseignement, en particulier pour l’histoire et le français. La réforme avortée de l’orthographe n’était pas innocente.

Ce problème majeur de l’immigration n’est pas déconnecté de la poussée à la mondialisation qui veut la liberté des échanges économiques, humains et des capitaux. L’idéologie du multiculturalisme est une idée de la gauche traditionnelle, mais elle convient à la droite qui y voit une possibilité de disposer d’un matériel humain ramenant sur l’Europe une main-d’œuvre bon marché. La droite s’est convertie aux bienfaits de l’immigration et la gauche au libéralisme. Les deux prônent désormais les vertus du mondialisme piloté par la finance, les multinationales et les banques, c’est-à-dire le monde voulu par le Nouvel Ordre Mondial. L’immigration massive à laquelle on assiste désormais n’est qu’un volet d’une politique étasunienne qui vise à créer une civilisation européenne sans identité réelle, où les nations qui détenaient des identités différenciées ont disparu, où la masse des travailleurs est de plus en plus surdimensionnée par rapport au travail proposé, où les laisser pour compte seront malléables, à la merci de la pauvreté, des vaccins et des maladies provoquées, et où les riches seront de plus en plus riches. 

L’envahissement de l’Europe par l’Afrique est de plus en plus conforté par des traités bilatéraux qui facilitent l’immigration et l’arrivée aux gouvernements de politiques représentant une autre culture garantit une dérive lente mais vers une perte d’identité progressive. Mme Najat Belkacem est aussi l’émissaire marocaine du roi pour la représentation de la civilisation de ce pays. Tout se fait dans une perte de démocratie évidente dans toute l’Europe, car toutes les grandes décisions comme l’agrandissement de l’UE, l’immigration et les guerres se font désormais par voie parlementaire au mieux. On constate que le référendum est boudé par les politiques nationaux et les instances européennes, car à toutes les occasions données au peuple pour s’exprimer, celui-ci manifeste son désir d’identité nationale et de refus de la politique de ses élites. Il n’est pas jusqu’aux nouvelles régions en France qui ont échappé à la démocratie mais quand on a donné le choix des noms au peuple, il a choisi un nom lié à son identité, comme les Hauts de France, et a rejeté toutes les propositions de noms incluant le mot « Europe ». Dans le domaine de l’immigration, comme dans les autres, l’UE ne se construit pas pour les peuples, mais contre les peuples. L’UE ne se construit pas pour enrichir la culture européenne de sa diversité, mais pour en faire un peuple déculturé, sans racine, sans identité et malléable. 

L’Union européenne initiée par Jean Monnet 

N’est qu’une production étasunienne

Pour un Nouvel Empire romain 

Transatlantique cette fois

De maîtres et d’esclaves ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon