lundi 7 juillet 2014

Les grandes avancées françaises (3ème partie)



On progresse en nombre de bacheliers et d’immigrés, en chômage, en dépense publique et en insécurité, comme quoi on ne recule pas partout ! 

Il y a évidemment un lien entre l’immigration et le chômage, un lien mathématique quand la croissance n’est pas au rendez-vous mais tout cela n’est pas un hasard. La pratique du chômage, avec 350.000 inscrits de plus à Pôle Emploi par an, est devenue une idéologie qui se cache derrière l’arnaque des classes populaires et moyennes. La ponction des richesses du pays vers les plus aisés, les banques et les multinationales, fait partie de l’hégémonie financière américaine qui s’exerce sur l’Europe. Les dirigeants de ce pays ne feront plus que ce que les États-Unis leur diront de faire. La France n’est pas plus indépendante que l’Europe, pas plus indépendante que la Tchécoslovaquie et la Pologne du temps du marxisme communiste. 

Notre affaiblissement est programmé et consenti par l’État quelles que soient les belles paroles de promesse de croissance. La multiplication des contrats aidés ne font que générer plus de chômeurs dans le domaine privé. Les cadeaux aux entreprises vont pour l’essentiel aux grandes, à celles qui jouent à l’international et échappent le plus possible à la pression fiscale française. Tout cela contribue à appauvrir le pays, à diminuer le pouvoir d’achat, à diminuer les marges bénéficiaires des petites entreprises qui ne peuvent délocaliser et finalement à alimenter le chômage. 

Les réformes structurelles se font toujours attendre. L’austérité budgétaire s’applique surtout sur l’investissement et non sur le fonctionnement. D’ailleurs quand c’est sur ce dernier, c’est pour diminuer les prestations sociales ou le service public. La réforme territoriale en est un exemple. On parle d’économies en regroupant les régions et en supprimant les départements, mais sûrement pas de meilleur service au citoyen en l’éloignant des centres de décision et de pouvoir, ni de démocratie plus participative. 

Le chômage croit et le Président aura toujours l’excuse de la croissance qui ne vient pas. Hollande a engagé la France dans une politique qui ne diffère de celle de la Grèce que par l’ampleur et le rythme, mais c’est la même politique, une politique de dévaluation interne, d’austérité et de régression. La honte c’est qu’il feint de s’étonner de ses conséquences : la non-croissance et la destruction de l’emploi. 

Tous les freins sont serrés, même la monnaie, et l’Europe est devenue une colonie américaine, dont les États-Unis s’apprêtent à vampiriser le sang avec le Traité Transatlantique. Le complexe militaro-industriel américain et le lobby bancaire juif n’ont aucun regard pour le chômage en France. L’important c’est le dollar-roi qui permet d’engranger la richesse du monde et qu’il faut préserver par une puissance militaire dont la force range la diplomatie aux oubliettes. 

Le maintien de la discussion patronat-syndicats est désuet et le salarié ne gagne plus que des clopinettes dans un débat stérile où le syndicalisme dur ne représente plus que 5% de la population. C’est devenu le jouet, la poudre aux yeux d’un Etat dépendant avec des ministres qui, pour la première fois de son histoire, n’ont jamais travaillé dans le privé. Le but de cette nouvelle noblesse n’est plus le bien commun mais de maintenir leurs prérogatives et leurs émoluments dans une course au portefeuille ministériel ou aux commissions, groupes de travail divers avant de retourner dans leur poste de fonctionnaire sans avoir perdu d’ancienneté. 

Désormais nous sommes seuls, enfumés par la propagande, abrutis par les jeux du cirque, dans un Grand Projet qui n’est pas le nôtre et dont nous sommes les coûts, les dégâts, les victimes collatérales et les opposants inconscients. On nous vole la démocratie comme on l’a déjà volé au peuple américain victime lui aussi et qui a payé par des dizaines de milliers de morts et de faillites, l’hégémonie militaro-financière de son pays. Nous sommes citoyens involontaires d’une Europe fantoche du chômage et de la dépendance (combien de citoyens connaissent le nom de Herman Van Rompuy ?), et victimes d’un système qui prend l’argent de tous pour quelques-uns. 

La France est bénie des dieux par la géographie et l’histoire, le travailleur français est l’un des plus productifs du monde, alors si nous sommes dans le déclin qu’elle autre raison peut-on évoquer que l’incapacité crasse de nos dirigeants à s’oublier pour défendre ce pays contre les puissances du mal au lieu d’en profiter pour eux-mêmes ? 

Quand un peuple ne veut pas mourir ou devenir esclave, 

Il doit prendre les armes ou faire la révolution 

La balle est dans son camp ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon