lundi 23 avril 2018

Le climat s’invite dans les discussions sur l’énergie et l’immigration


Le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) est en cours depuis le 19 mars jusqu’au 30 juin et la loi sur l’immigration vient d’être votée. Il est remarquable de constater que le réchauffement climatique est présent dans ces deux importantes décisions. Il n’est pas de vie moderne possible sans énergie et on ne cesse de nous dire que l’immigration climatique va nous submerger si nous continuons à nous désintéresser de l’augmentation du CO2. L’énergie est en cause de deux façons, la dépense d’énergie inutile et la création d’énergie, propre, verte ou écologique au choix, censée nous garantir d’une production humaine de CO2 aux conséquences désastreuses sur le réchauffement de la planète et la montée des eaux forçant des centaines de millions d’humains à la fuir. Je ne cacherai pas mon climato-scepticisme, même si le mot « scepticisme » porte en lui une connotation négative dans l’esprit des écologistes et autres.

A ce propos permettez-moi de citer le professeur Chris Essex de l’Université Western Ontario : « L’anti-scepticisme n’est pas la science. Au mieux, c’est une sorte de para-science, car le scepticisme est inhérent au processus scientifique. Cette para-science est une force sans précédent, puissante et bien financée, et décriée par les sceptiques. Même les compagnies pétrolières vont à l’encontre de ce cliché et la financent. C’est le scepticisme inhérent à la science qui est assiégé. Tout le reste est illusion et mensonge. C’est ainsi que la science a été détériorée. »

Le climat de catastrophisme dans lequel on nous fait baigner en permanence ne sert pas la science, il l’obscurcit. A ceux qui craignent des lendemains avec des températures insupportables pour eux ou leur descendance, je leur adresse ce constat à méditer : « Des statistiques récentes de 380 sites en Australie, Brésil, Canada, Chine, Italie, Japon, Corée du Sud, Espagne, Suède, Taiwan, Thaïlande, Royaume-Uni et USA montrent que le froid tue 20 fois plus de personnes que le temps chaud. Qui plus est, 90% des espèces du monde prospèrent dans les tropiques, et moins de 1% existe aux pôles. » Sachez aussi que les prévisions climatiques sont basées sur des modèles mathématiques dont les résultats publiés en 1998 sont nettement supérieurs à ceux mesurés sur les 20 ans suivants. Néanmoins leurs prolongements et la diffusion politico-médiatique ont fait entrer dans la tête de chacun d’entre nous les 3° de plus prévus pour la fin du siècle à ramener à 2°. A ce propos le Dr. Dallas Kennedy a inventé l’expression « approximations numériques incontrôlées » pour toutes les simulations des modèles climatiques incompatibles avec le climat observé et insuffisamment étudiées. 

Enfin pour ceux qui croient dur comme fer au consensus scientifique sur cette question, je vous livre ce commentaire du physicien de l’atmosphère le plus averti au monde, le professeur Richard Siegmund Lindzen du Massachusetts Institute of Technology : « Ce que les historiens se demanderont certainement dans les siècles à venir, c’est que la logique imparfaite, obscurcie par une propagande acharnée et implacable, a permis à une coalition de puissants intérêts spécifiques de convaincre presque tout le monde que le CO2 produit par l’industrie humaine était une toxine dangereuse . On se souviendra d’elle comme la plus grande illusion de masse dans l’histoire du monde que le CO2, la vie des plantes, a été considéré pendant un certain temps comme un poison mortel. »

La manipulation des masses a commencé par des images-choc sur la population des ours blancs et des affirmations d’Al Gore sur la disparition des glaces au Pôle Nord en 2013. Le graphique ci-contre est publié par le Dr Willie Soon, astrophysicien indépendant du Centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian, qui étudie le Soleil et son influence sur le climat de la Terre depuis plus d’un quart de siècle. Il montre au contraire une croissance rapide de cette population. Ce professeur soutient même que trop de glace nuirait à leur nourriture. Après l’accord de novembre 1973 visant à réglementer la chasse et à interdire la chasse illégale des aéronefs et des brise-glaces, la population d’ours polaires a rebondi… tout simplement. Cela vient s’inscrire en faux à la déclaration d’Al Gore selon laquelle un sondage scientifique aurait trouvé des ours polaires noyés parce qu’ils ne trouvaient pas de glace. Cette peur concernant la survie de l’ours polaire est la preuve d’une illusion de masse promue par la pensée de groupe.

On nous mobilise avec la remontée des eaux, cause d’un cataclysme humanitaire déjà en cours, pour prouver la nécessité de lutter contre le réchauffement. Ce n’est qu’un moyen commode de faire oublier toutes les actions d’ingérence guerrière qui propulsent une immigration vers l’Europe d’une importance sans commune mesure avec le déplacement climatique actuel de population limité à un recul vers les terres à l’intérieur même des pays touchés. Pour faire bonne mesure on parle d’élévation des eaux de 3mm/an. D’une part en moyenne sur la période de 1900 à 2003 on observe une tendance d’élévation des eaux de 1,8mm/an.  Mais depuis, selon le Dr Willie Soon et ses collègues, la tendance des relevés bruts est baissière et les valeurs retenues sont des valeurs corrigées en ajoutant un « ajustement isostatique global » imaginaire, torturant les données jusqu’à ce qu’elles montrent un taux d’élévation du niveau de la mer qui n’a pas eu lieu en réalité. Il faut savoir que la plupart des mesures communiquées aux peuples et aux États sont des données retravaillées, souvent à juste raison, mais cela laisse la porte ouverte à des manipulations illicites pour raison de justification d’affirmations hasardeuses ou prématurées.

Il en est de même sur les autres cataclysmes ressortis à l’appui du réchauffement climatique. D’ailleurs il faut noter la prudence du groupe scientifique du GIEC, le seul car les autres ne le sont pas. Dans son dernier rapport, il qualifie de « faible confiance » le signe de l’évolution de l’ampleur et/ou de la fréquence des inondations à l’échelle mondiale, la tendance des sécheresses ou de l’aridité depuis le milieu de 20ème siècle à l’échelle mondiale, les tendances pour les phénomènes météorologiques de petite échelle tels que la grêle et les orages, la tendance des sécheresses ou de l’aridité depuis le milieu de 20ème siècle à l’échelle mondiale, une quelconque augmentation de long terme (sur cent ans) de l’activité des cyclones tropicaux, l’existence de changements à grande échelle de l’intensité des cyclones extratropicaux extrêmes depuis 1900. Pour le public la faible confiance peut facilement être présentée comme un risque non nul et qu’il faut éviter, mais pour le statisticien cela veut dire qu’il serait hautement imprudent de laisser croire à un lien significatif avec le réchauffement climatique car le groupe scientifique du GIEC lui-même avoue son impossibilité à mettre en évidence un lien quelconque. Cela n’empêche nullement Jean Jouzel, vice-président du GIEC, Nicolas Hulot, et le groupe de représentants des États, chargé de faire un condensé des travaux du GIEC, de transformer les doutes, les résultats non significatifs en certitudes pour des raisons politiques.

Pourtant de solides équipes scientifiques, dont celle du Dr Willie Soon, travaillent sur l’influence solaire dont ils considèrent qu’elle est primordiale dans l’évolution du climat et dépasse de très loin l’influence humaine. Le système climatique de la Terre est un moteur thermique géant qui réfléchit (rétro diffuse) environ 30% de la lumière solaire, absorbe le reste, puis rayonne en infrarouge thermique vers l’espace une quantité de chaleur presque égale, ce qui alimente les vents, les précipitations et les courants océaniques. Notez que les flux naturels d’énergie sont en ordre de grandeur de centaines de Watts par mètre carré (W / m²) et que, comme indiqué dans le coin inférieur gauche, il y aurait un déséquilibre net de 0,6 [0,2- 1,0] W / m² censé réchauffer la planète. L’influence humaine totale, actuellement de l’ordre de 2,3 W / m², fait moins de 1% des flux naturels d’énergie qui parcourent le système. Ce chiffre montre la difficulté de la tâche pour isoler et prédire les effets d’une si petite influence physique dans un système chaotique, multiprocessus, multi-échelle et « bruité », dont nous n’avons que des observations limitées. Devant une science aussi immature, la plus grande prudence devrait être impérative.

Hélas ! Des décisions politiques, engageant des centaines de milliards pour le moins, dans des processus difficilement réversibles, entraînent nos pays dans des dépenses et des débauches d’énergie dont les plus faibles d’entre nous subiront les plus dures conséquences. Nous restons dans le domaine d’incertitude sur le réchauffement climatique, sur la cause due à l’émission anthropique de CO2, sur la menace immédiate, et encore moins imminente, que représenterait l’augmentation des niveaux de CO2 sur le climat de la planète. La complexité de la climatologie pour les scientifiques devrait inciter toute cette communauté à faire savoir au monde qu’elle balbutie et réclamer une pause afin qu’une vérité plausible se fasse jour. Seulement alors, comme le dit Lucrèce :

« Félix qui potuit rerum cognoscere causas »

Heureux est celui qui trouve 

Le pourquoi des choses.

Claude Trouvé 
23/04/18