dimanche 15 avril 2018

Com et désinformation pour les énergies vertes


Comme le fait l’enfant soupçonné d’un doigt dans le pot de confiture, le mensonge devient l’arme de l’anarque des énergies vertes. Je ne sais pas en quoi elles sont vertes, sans doute parce qu’elles son défendues par les Verts, mais je sais que le mensonge, par omission et par compte-rendu truqué,  est utilisé pour nous faire avaler la pilule des énergies pas chères et salvatrices du climat. Il importe donc de ne pas se laisser prendre aux grosses ficelles utilisées pour gruger le bon peuple, car malheureusement plus les ficelles sont grosses plus elles ont de chance de réussir à tromper.

Commençons par la publication par RTE des chiffres officiels de la production électrique française pour 2017. Le graphique ci-contre est censé donner une idée exacte de la répartition des productions par énergie émettrice. Le graphique est mensonger car la partie en rouge a été ajoutée par mes soins. C’est simplement 10,28% de la production d’électricité qui est passée aux oubliettes ! Pourquoi ? Parce que l’énergie thermique c’est l’énergie sale, elle pollue. Les procédés les plus malsains sont employés pour la cacher en mettant en exergue les énergies renouvelables intermittentes et aléatoires, les EnRia (éolien + solaire). Or celles-ci ne représentent que 61% de la production thermique. 

Une autre désinformation sur les EnRi est de ne parler que de puissance installée en MW et non de production en TWh et de faire mousser l’implantation des MW d’EnRi installés qui représentent 16,23% de la puissance installée et non de parler des 6,27% de production qu’elles ont apporté en 2017, soit un pourcentage 2,6 fois moins élevé qui traduit que la puissance utile, et seulement de 13,71% pour le solaire et 20,21% pour l’éolien. Ce sont bien ces derniers chiffres qui donnent les kWh dont on peut disposer en moyenne sur l’année. Les deux graphiques ci-contre montrent la différence de message que l’on peut faire passer avec le graphique ci-dessus où la puissance installée du nucléaire est réduite à moins de la moitié de la puissance totale. Le but de réduire le nucléaire à 50% est atteint. Mais le camembert de la production montre que l’énergie nucléaire représente encore 72% de la production totale.

Mais RTE présente des chiffres d’augmentation des EnRia avec 14,8% pour l’éolien, et 9,2% pour le solaire. On peut donner une autre image de ce qui s’est passé entre 2016 et 2017 en comparant les puissances utiles et installées. Le graphique du haut montre que les puissances installées en rouge ont effectivement progressé de 13,1% pour le solaire et de 16,2% pour l’éolien et cerise sur le gâteau, celle de l’énergie thermique a baissé de 13,3%. Youpi, les EnRia font reculer l’énergie thermique polluante. Malheureusement, en regardant les variations de la puissance utile de 2016 à 2017, on constate que si le nucléaire a légèrement faibli, la production hydraulique a fortement baissé, les EnRi ont légèrement baissé, mais l’énergie thermique a très fortement progressé. En conclusion, malgré une forte augmentation de la puissance installée des EnRi, la production thermique a fortement progressé alors que la production totale a très peu varié. Cela démontre combien le message sur les EnRi qui permettent de faire l’impasse sur l’énergie thermique est mensonger.

Grâce au graphique ci-dessus on peut même aller plus loin. En tenant compte d’une légère baisse de la production totale entre 2016 et 2017 de 1,9 TWh et d’une compensation de 4,9 TWh de la baisse de l’énergie nucléaire, sur le surplus d’énergie thermique de 8,9 TWh, il reste 3,6 TWh qui ont accompagné la production du surplus de 4,2 TWh des EnRia. On constate, une fois de plus que les EnRia ne peuvent se passer des énergies pilotables, dont la principale, la plus malléable et disponible est l'énergie thermique. On constate aussi qu’en 2017, la pollution déversée par cette énergie a augmenté de 18,5% avec une production qui est passée de 49,5 TWh à 54,4 TWh.

Regardons d’ailleurs la production de CO2 de 2014 à 2017 en prenant les chiffres donnés par RTE à savoir : 0,96 t/MWh pour les groupes charbon, 0,67 t/MWh pour les groupes fioul, 0,46 t/MWh pour les groupes gaz, et 0,98 t/MWh pour les Bioénergies. On voit que le tonnage de CO2 n’a pas cessé de croître de 2014 à 2017 alors que la production totale a légèrement baissé. On peut même en tirer une relation moyenne de 0,62 tCO2/MWh. La progression des EnRia n’a non seulement pas permis de faire décroître les émissions de CO2 mais elles ont crû de plus de 34%/an.


On pourrait supposer que la raison de l’augmentation des productions thermiques n’est pas liée à celle des EnRia. Le graphique ci-contre montre qu’il y a bien un lien entre les deux. Le saut des énergies fossiles en 2016 tient à la variation brutale de 32 TWh de la production nucléaire qui a demandé une compensation par l’énergie thermique. Mais la tendance est nette et on peut même trouver un lien fort où 1 MW de puissance installée d’EnRia entraîne la production indirecte de 3500 tonnes supplémentaires de CO2. Il est clair que les informations sur la possibilité de se passer des énergies fossiles et du nucléaire grâce aux EnRia n’ont trouvé aucune justification depuis 2014 alors que la puissance installée de celles-ci a augmenté de 47%. Mais pire, depuis cette date la production des énergies fossiles n’a cessé d’augmenter. La pollution en CO2 est 2,4 fois plus importante en 2017 et a donc crû de plus de 34% par an.

Toutes ces informations chiffrées sont issues des publications publiques de RTE, réseau de transport de l'électricité et consultables sur Internet, mais certaines doivent être calculées à partir des données fournies.



La désinformation est d’autant plus active que l’arnaque est grande. 

La politique des énergies renouvelables est une gabegie

Qui est l’un des sujets où le peuple est grugé 

Tant par les coûts inutiles que par

Des buts inatteignables.


Claude Trouvé 
15/04/18