mercredi 6 décembre 2017

Mensonges et manipulations (1ère partie)



L’évolution de la communication par les réseaux sociaux permet théoriquement la diffusion libre d’informations par l’ensemble de la population mondiale. Certains pays ont déjà procédé à un verrouillage vers et en provenance de l’extérieur comme la Chine, et cette tentation ne nous épargne pas. En effet internet ouvre la diffusion de la pensée et en multiplie l’impact. C’est l’expression de la démocratie la plus directe mais la plupart du temps sans aucune illusion de détenir un pouvoir quelconque sur les évènements, donc cela se résume à un simple exutoire. Pourtant des groupes de pensée, philosophique, politique, cultuelle se créent et créent des communautés d’échanges qui n’échappent pas aux yeux inquisiteurs du vrai pouvoir. L’omnipotence de la pensée unique ne peut laisser celles-ci s’élargir et la mettre en cause, ni même masquer la portée de ses messages. On assiste donc à une guerre larvée des ondes dans le but de permettre à la pensée unique d’impacter les cerveaux des citoyens de telle sorte qu’entre vérités, et mensonges et manipulations, le vulgum pecus ne puisse faire la différence.

Alors regardons les principaux problèmes qui se posent à notre pays et même à l’Europe. La pression mise sur le « racisme », basé initialement sur la couleur de peau mais devenu à définition extensive comme ethnique, religieuse voire sexuelle, nous interdit de parler d’une façon directe des problèmes d’immigration. Avoir une pensée de rejet d’un envahissement possible classe l’individu dans le camp du mal et l’appareil législatif est prêt à le traduire en justice si ses propos se lisent sur internet ou sur une quelconque radio ou télé même confidentielle. Si cela touche à l’immigration musulmane, l’individu empire son cas. D’ailleurs pour éviter tout propos à ce sujet, l’Etat en a volontairement interdit toute statistique démographique. On ne peut donc plus parler d’envahissement puisque nous sommes censés ignorer le nombre de musulmans en France, musulmans qui forment une communauté qu’on le veuille ou non. Ainsi la France subit aveuglément une variation des communautés sans que nous puissions déterminer ce que sera la démographie de notre pays dans les 30 prochaines années. 

Je suis bien placé pour le savoir en réalisant justement régulièrement ce type d’étude sur l’évolution démographique. Les études prospectives sont toujours sujettes à caution et se fondent sur des hypothèses réalistes du moment, hypothèses qui peuvent s’avérer obsolètes ou erronées par la suite. Néanmoins ce sujet est moins complexe que celui de la climatologie où la science n’a pas encore pu dégager tous les facteurs influents et leur importance relative. Néanmoins l’étude démographique doit partir de chiffres du passé comptabilisés avec le maximum de sérieux et c’est là que le bât blesse. Il faut donc se référer à des chiffres d’évaluation historique que l’on peut confronter à des déclarations d’autorités qui ont des moyens autres. Je veux parler du nombre de musulmans que les autorités musulmanes sont les mieux placées à évaluer et les plus concernées. C’est le chiffre de 6 millions de musulmans qui a été publié pour 2016 par les autorités musulmanes, soit 9% de la population. Selon mes dernières estimations, si les taux de fécondité de la population dite « autochtone » n’évoluent pas, ce pourrait être le chiffre de 10 millions soit plus de 14% de la population que nous devrions atteindre en 2022.

Le Pew Research Center, centre de recherche américain indépendant sur les questions de société et de démographie, affirme dans une étude sur trente pays européens publiée mercredi : la population musulmane connaîtra une hausse importante en Europe d’ici à l’horizon 2050. Dans le cas de figure où toute immigration serait stoppée, la population musulmane atteindrait tout de même, dans trente ans, le taux de 7,4 % des Européens au lieu des 4,6% aujourd’hui. Si l’immigration reste forte ce chiffre pourrait atteindre 14%. Mais dans le cas de la France évaluée à partir d’une population de 5,7 millions en 2016, soit 8,8% de la population faisant de nous la première communauté musulmane en Europe, le pourcentage de musulmans pourrait atteindre 18% en 2050 si l’immigration persiste. 

Même si je persiste à penser que ces évaluations sont sous-estimées, elles indiquent clairement la tendance même si 2050 est bien loin pour pouvoir assurer la prédiction. Constatons d’abord qu’il faut que des études soient faites dans un autre pays pour que des bribes d’information nous parviennent sur un sujet majeur de société. Il est clairement affirmé que la différence de fécondité en Europe est d’un enfant de plus par femme et que la croissance de notre démographie ne peut se faire que grâce à cette communauté musulmane. La France avec 18% de musulmans ne peut pas être la même que celle de 2005 avec 2% de musulmans. Les démographes s’accordent sur le fait que le dépassement du seuil des 15% fait que la pression de la communauté entraîne inexorablement l’évolution de la législation et des modes de vie pour tenir compte de sa présence. Elle devient omniprésente et prend des responsabilités dans l’appareil politique et administratif d’un pays.

La question de l’immigration et particulièrement musulmane est typique du mensonge par omission, ce qui conduit à l’omerta du pouvoir et des partis ou au mieux à des divagations sans fondement sur des chiffres irréalistes par les courants politiques. Le problème est pourtant d’importance, en lui-même bien sûr, mais surtout parce que ce silence du pouvoir n’est pas anodin mais voulu. Il découle directement de la politique « immigrationniste » de l’oligarchie financière reprise par l’UE. Le but est toujours le même, déstabiliser les nations, faciliter leur morcellement grâce à des différences communautaires ou historiques, et faciliter la pression sur les salaires des travailleurs. Autrement dit, il n’est pas question de lancer une grande politique d’assimilation visant à faire évoluer les mœurs et coutumes des immigrés ou des descendants d’immigrés en rupture avec notre civilisation. La politique d’assimilation à notre culture restera donc marginale et d’autant plus difficile à l’avenir que c’est nous qui allons aller dans le sens de l’acceptation des différences. 

Historiquement la présence musulmane en France s’est installée pendant deux siècles et, dans l’esprit des fondements de cette religion, la reconquête est toujours poursuivie. Evidemment un grand nombre de musulmans n’en ont pas conscience, et pour beaucoup la survie est une difficulté quotidienne. Ceux qui se sont vraiment assimilés, prenant d’ailleurs du recul par rapport à la religion, l’ont fait souvent avec de graves conflits familiaux. Ils méritent notre respect car ils ont appris à aimer notre pays, ils respectent la laïcité et notre comportement envers les femmes entre autres. Certains même sont plus français que ceux qui ont accueilli leur famille et militent pour conserver les richesses culturelles et historiques d’un pays qu’ils aiment.

Mais l’État nous ment et n’informe pas le peuple de ce qui se profile inexorablement. Il prépare un territoire multi-communautaire dont les frontières sont celles de l’UE et qui devra suivre le mouvement d’une disparition programmée au rythme qui permet de faire évoluer les choses sans que le peuple en prenne réellement conscience. Quand celui-ci le fera, il sera beaucoup trop tard. En réalité notre avenir ne dépend plus de nous, mais de ce qu’une population, nouvellement arrivée dans notre pays et musulmane en majorité, voudra en faire en se l’appropriant complètement ou en créant un mix-civilisationnel où nous deviendrons la part minoritaire.

Ce n’est pas pour demain, mais l’aveuglement voulu de nos concitoyens, polarisés par l’immigration actuelle alors que le danger est déjà à l’intérieur grâce au cheval de Troie de la fécondité, est paralysant pour faire aujourd’hui ce qui pourrait nous sauver demain ou après-demain. Oui nous sentons confusément que la France change, que les attentats ne sont pas faits par des chrétiens extrémistes, que le port du voile se répand, que les quartiers de non-droit se multiplient et s’agrandissent, que nos pompiers sont régulièrement caillassés, que la jeunesse musulmane se radicalise, que les villes se communautarisent par quartiers, etc. Mais ceci n’atteint vraiment qu’une minorité de français dans leur vie quotidienne et le contact avec un nombre important de musulmans se passe bien. Alors on refuse inconsciemment de soulever le « voile » que l’État met sur l’évolution de notre pays. Le mensonge du non-dit et la manipulation peuvent y prospérer en toute tranquillité.

Il n’est pas meilleur masque que le non-dit. 

L’insertion de cette autre civilisation

N’a jamais été possible en France 

Alors moins on en parle

Mieux c’est... pour

Nous y inclure !
 
Claude Trouvé 
06/12/17