lundi 18 juin 2018

Un Président incompétent, couard et méprisant


Dans la panoplie des grands chefs d’État à qui penseriez-vous ? À Poutine qui finit par mépriser les Occidentaux, parjures en permanence depuis l’annexion par l’OTAN des pays voisins de la Russie ? Au fantasque Trump qui montre à Macron combien celui-ci pèse peu dans les grandes orientations du monde ?  À Xi qui fait peu de cas des Droits de l’Homme ? À Merkel pour laquelle la CSU met en lumière son incompétence pour gérer la crise migratoire ? À Theresa May qui rechigne à assumer le Brexit devant l’UE après avoir voté contre ? Non vous n’y êtes pas, aucun de ces grands dirigeants ne peut répondre à l’ensemble de ces trois définitions. Nous avons en effet le triste privilège d’avoir élu celui qui cumule ces tares incompatibles avec la fonction présidentielle, il s’agit, vous l’avez compris, d’Emmanuel Macron.

Si je lui consacre cet article, c’est qu’après 13 mois de présidence où les médias ont joué un rôle décisif, ce jeune Président rentre dans une période de doute dont on perçoit les causes dans ses rendez-vous ratés à Washington, à Saint-Pétersbourg et à Charlevoix. La gifle reçue de la part de la Première Ministre Polonaise avait laissé peu de traces grâce à une couverture médiatique minimale ne conservant que l’attitude entreprenante d’un chef, futur leader de l’UE. Il y a, c’est vrai, toujours des périodes de déprime dans une carrière présidentielle, comme celle de De Gaulle allant voir le général Massu à Baden-Baden, mais la visite plus ou moins officieuse et rapide à Philipe De Villiers est un signe éclairant. Macron a une femme, sorte de mère chaperonne, dont il tire un soutien et une approbation des grandes lignes directrices de son action. En allant voir Philippe De Villiers, chez lequel il avait abdiqué son socialisme devant l’anneau de Jeanne d’Arc, d’ailleurs contesté, et avait vécu des moments de franche cordialité, allait-il chercher un père dont l’expérience politique pouvait lui servir de guide ? 

En tous cas ce voyage impromptu et soigneusement caché n’est pas dû au hasard d’une amitié personnelle ou ressentie comme telle. Tout déplacement d’un Président d’Etat a un sens politique. Or Macron, déjà accusé de mener une politique trop libérale, n’a à priori aucun intérêt à aller se montrer auprès d’un tenant du libéralisme classé plus proche du FN que de LR. Par ailleurs il est l’un des opposants au Traité de Maastricht, or Macron se veut le chantre de l’UE fédérale et d’un melting-pot multi-civilisationnel, ce qui les oppose frontalement. Même si un certain amour des passés royaux et de la France d’hier semblent leur donner des liens possibles, cette démarche inattendue revêt un aspect d’urgence que rien ne peut justifier d’un Président sûr de son fait et sourcilleux sur l’adéquation de son image avec ses rencontres politiques. Les revers successifs sur ce qui tient le plus à cœur de Macron, son avenir international, ont visiblement jeté ce Président, pas tout-à-fait adulte et mentalement encore mal structuré, dans une période de doute.

Après avoir mis en œuvre ou sur les rails les mesures phares réclamées par l’oligarchie financière, obéi à l’UE allemande et à ses directives européennes par le commencement d’une politique d’austérité centrée exclusivement sur la baisse des prestations sociales et l’augmentation des taxes et impôts sur les contribuables et les consommateurs, mis en route la vente du patrimoine et des entreprises publiques comme la Grèce, son inspiration sur les chantiers à venir lui fait défaut. Mais pire son couple franco-allemand se révèle une simple cohabitation où chacun mène sa propre vie et où l’Allemagne gère les finances. Macron est tout, sauf un visionnaire, il est toujours « en marche » au gré des opportunités comme celle d’une Angela Merkel en difficulté pour créer une coalition de gouvernement. Pendant ce court répit, mis à profit pour faire le coq dans la basse-cour de l’Est européen, il n’a pas compris que les difficultés de Merkel tenaient à des divergences fondamentales sur la politique migratoire et que ce problème allait revenir en boomerang sur la France. 

L’immigration venant de Turquie est largement résorbée par l’accord de l’UE avec ce pays moyennant 3 milliards, sortant donc de notre poche pour la part française, mais c’est de l’Afrique que continue un flot important de « réfugiés », selon le terme consacré par Merkel. Le flot accueilli par l’Italie, au nombre de 700.000 en 2017, a créé une overdose pour les italiens et un bouleversement politique. Mais ces réfugiés ne trouvent pas de travail en Italie et une partie tente de passer en France où elle est refoulée des Alpes-Maritimes, tandis qu’une autre se dirige vers l’Allemagne via l’Autriche. La position d’observateur de Macron montre son incompétence et sa sortie contre l’Italie, pays inhumain pour avoir refoulé l’Aquarius, financé par Soros, alors que lui-même les refoulent sur l’Italie est une énorme faute diplomatique. Centré sur le terrorisme géré principalement par notre ingérence militaire en terre d’Islam, Macron n’a fait preuve d’aucune vision sur la problématique d’un flux migratoire, manne d’une mafia aidée par les ONG leur facilitant la tâche. C’est 10millions d’Africains qui sont candidats à l’émigration et Macron regarde son nombril et son avenir.

Nous avons pu voir un Macron à Washington et à Saint-Pétersbourg tout sourire, mais sourire condescendant, et revenir bredouille avec des commentateurs saluant la marque de ses doigts sur la main de Trump dans une poignée de main dite amicale. Pire il a bredouillé son accord à un nouveau traité sur l’enrichissement de l’uranium en Iran avec articles complémentaires pour dire ensuite à l’Iran que la France voulait maintenir le traité tel quel. Il assure Poutine de la grande collaboration de la France avec la Russie et maintient les sanctions. Il profère de timides menaces de portée ridicule pour punir les Etats-Unis de droits de douane renforcés sur l’aluminium et l’acier. Trump répond en menaçant de taxer les importations de véhicules européens. Macron n’a aucun sens de la négociation et parle plus à tort qu’à travers, créant chaque fois des difficultés inutiles et préjudiciables à notre pays. 

Si Macron, en matière de communication, s’est illustré en Monsieur Baratin pendant la campagne et après, l’heure est venue où le peuple fait le bilan en pensant hiver plutôt que printemps. Car Macron s’avère couard devant les puissants et se laisse même trainer comme un caniche par Trump, il a affiché un mépris constant envers le petit peuple sur l’air du « Si vous êtes pauvres, c’est votre faute et vous n’avez qu’à travailler » ou « Si vous n’avez pas de travail, c’est que vous êtes illettrés comme les Bretons, ou que vous picolez comme les ch’tis ». D’ailleurs « c’est dans les gares que l’on rencontre ces gens de rien ». Couard devant les puissants et méprisants devant les faibles, Macron est un colosse aux pieds d’argile pour qui l’argent et la puissance qui y est liée sont le seul but de la vie professionnelle. Il est même capable d’acheter 500.000 euros de vaisselle de Limoges pour l’Elysée en même temps qu’il assène de nouvelles mesures d’austérité. Ce « en même temps » caractéristique de son action pourrait s’interpréter chez un être normal comme un manque de tact, ou au pire une indécence, non chez lui c’est un comportement naturel et l’opinion du peuple lui est indifférente.

Notre peuple a voulu se doter d’un chef réunissant les vertus de la gauche et de la droite, jeune, entreprenant, sûr de lui pour défendre notre pays à l’extérieur. Il a mis au pouvoir un être incompétent, couard et méprisant dont la carrière et l’argent lui ôtent toute envie de défendre son pays. Il cherche à le dissoudre dans l’UE, le vend militairement aux Etats-Unis, est prêt à toutes les compromissions pour vendre des avions et des armes à un pays qui entreprend un génocide au Yémen, laisse nos forces spéciales œuvrer en Syrie aux côtés d’une armée de mercenaires cornaquée par les USA et au Yémen pour combattre Bachar el-Assad et plaire à l’Arabie Saoudite et au complexe militaro-industriel américain. Le couple franco-allemand est un attelage factice tirant à hue et à dia, où la France du peuple se berce de rêves idéologiques et où le pangermanisme maintient le même cap pratique de défense de ses propres intérêts. L’attitude générale de Macron devrait conduire un jour ou l’autre celui-ci devant la Haute Cour de Justice pour trahison.

Nous avons aux commandes un immature 

En mal de puberté, imbu de lui-même,

Inconscient de son incompétence, 

Tenu par la main un peu partout,

Méprisant pour les faibles, 

Et confondant son avenir

Avec celui de la France.

Claude Trouvé 
18/06/18