dimanche 16 juin 2013

Le MPF Languedoc-Roussillon en ordre de bataille (1ère partie)


Le MPF est mort selon les commentaires des journalistes, promoteurs de la pensée unique accrochés aux deux partis principaux, pour garantir leur avenir et leurs avantages fiscaux, aux deux partis extrêmes pour assurer leur audimat et entretenir le suspense dans les écrits publiés. Ce n’est pas ainsi qu’on aide à s’exprimer et à survivre alors que les idées que le MPF a défendues, celles de Philippe De Villiers, sont reprises sans vergogne et sans la moindre reconnaissance à celui qui les a émises. N’en déplaise à ceux qui souhaitent en fait qu’il n’existe plus, le MPF repart au combat parce que la situation actuelle montre qu’il avait raison.
 
Regardez les deux principaux partis parler de protectionnisme sur les panneaux solaires alors qu’il y a seulement un an, ce mot soulevait l’ironie, voire la compassion, envers ces analphabètes de l’économie qui osaient l'évoquer. Le pire c’est que ces partis n’ont rien compris sur ce qu’était un protectionnisme intelligent, à écluses. Ils sont prêts à bloquer les panneaux solaires aux frontières pour qu’une industrie européenne, qui n’a jamais vraiment existé en France et qui abandonne en Allemagne comme l’a déjà fait Siemens, puisse conquérir le marché européen en vendant plus cher et en subventionnant les acheteurs par-dessus le marché.


C’est paralyser l’Europe, donc ses citoyens, par une double charge financière, tout cela au prix d’Airbus non commandés, de centrales annulées, de vins bloqués aux frontières de la Chine ! Arrêtons ces stupidités et arrêtons de subventionner des industries qui ne sont pas rentables et ne peuvent subsister face à la concurrence étrangère qu’en les « cocoonant ». Achetons moins cher les panneaux solaires chinois, arrêtons donc de les subventionner mais vendons-leur nos Airbus, nos centrales, nos vins, notre industrie du luxe, nos logiciels de jeux. Angela Merkel l’a compris, pas nous. Le protectionnisme intelligent ce n’est justement pas cela, c’est, lorsqu'elles sont attaquées par la mondialisation, protéger les entreprises existant depuis longtemps, leur savoir-faire et leur main-d’œuvre, protéger nos brevets, notre agriculture et finalement diminuer le chômage.


Ceci n’est qu’un exemple mais on peut parler de l’Union Européenne qui n’arrive pas à avoir une ligne commune de politique étrangère, nous étions bien seuls au Mali. Le constat devient chaque jour plus clair qu’une Europe fédérale est un rêve… américain, une géostratégie étrangère sur un ensemble, ne coïncidant même pas avec la géographie physique (Turquie en vue, Russie exclue), de pays aux langues différentes (55 interprètes au Conseil européen), aux vues géostratégiques historiquement différentes entre l’Empire Germanique et l’Empire Romain, aux situations économiques de plus en plus éloignées les unes des autres, aux monnaies et aux prestations sociales différentes.


Que dire de l’euro, qui est en respiration artificielle dans les réunions de soins intensifs ? Que c’est une monnaie unique, uniquement pour les banquiers et les grandes entreprises internationales, qui a éloigné les pays exportateurs germaniques des autres pays du sud, même si le sang de ces derniers sucé par ces vampires va finir par affamer ses suceurs. Mais les fautifs, c’est nous, les idéalistes, pas nos voisins pragmatiques qui ont pensé à l’intérêt de l’euro avant de lâcher le mark jusqu’à ce que la zone euro soit abandonnée comme une dépouille vide de toute substance, comme une vieille peau.


Que dire de l’Education Nationale, qui est plus tentée par l’explication de l’homophobie et de la théorie du genre, que de faire de cet indispensable instrument un apprentissage de la vie en société avec ses droits et ses devoirs civiques, une école de la discipline et du respect de l’enseignant nécessaires à l’acquisition des connaissances ? Que dire de cette lourde dépense qui doit être celle qui prépare les générations futures à savoir lire, écrire et compter pour être finalement en mesure d’apprendre pour exercer un métier et non d’être un chômeur diplômé ? Qu’elle remplit bien mal cette tâche tant sur le plan de l’éducation que sur celui des connaissances dans les métiers d’aujourd’hui et de la sécurité des enseignants et des élèves ! La recherche de la quantité prime sur la qualité. 500.000 emplois sont non pourvus, nous sommes bien mal placés dans le classement mondial PISA, l’enseignant exerce de plus en plus mal son autorité, est relativement mal payé et recruté sur des bases de qualité qui sont contraintes de s’abaisser pour recruter.


Que dire de notre défense, où l’on va acheter des drones américains, rogner sur les dépenses nécessaires au maintien en ordre de marche des matériels déjà en mauvais état, où la grogne s’accélère, où notre fleuron de puissance nucléaire est remis en cause dans sa modernisation et dont le budget global en francs constants ne cesse de diminuer. Aurait-on oublié que la France est encore la cinquième puissance du monde et qu’elle a le deuxième plus grand domaine maritime, porteur entre autres de ressources minières futures, qui ne demande qu’à s’étioler et à être revendiqué, attaqué ? N'est-ce pas la défense des territoires nationaux qui prime sur les croisades avec droit d'ingérence susurré et encouragé par l'étranger qui compte nos morts !


Que dire de notre industrie qui disparaît à un rythme effrayant avec les grandes industries qui partent ou qui délocalisent tellement qu’il ne reste plus que des moignons, et de notre tissu de PME, PMI qui voit les charges sociales peser de plus en plus sur lui et se décourage devant le peu de richesse que dégage son travail et sa prise de risques ? Est-ce une France sans usines que nous voulons, comme le Royaume-Uni qui se concentre sur la City ? Que vendrons-nous ? Le tourisme ?


Qu’a-t-on aux manettes du pays ? Dans ces politiques qui vitupèrent ? Des avocats, des médecins, des professeurs, des formatés de l’ENA, dont la plupart n’ont jamais ou bien peu exercé un métier dans les entreprises ou les services. Parmi ceux qui l’ont fait combien ont pu montrer leur réussite dans ce domaine de l’économie ? Qui a été le lanceur de ce magnifique spectacle du Puy du Fou, parti petit, sans subvention, mû par la force du bénévolat et qui est primé au niveau mondial dans un désert médiatique assourdissant ? Qui en est toujours le scénariste ? Cherchez, vous trouverez un bâtisseur, un artiste et un ancien ministre amoureux de la France… pas un théoricien de la truelle ! 


L’européisme se renie dans le protectionnisme naissant

L’européisme perd son euro dans les pays du sud

L’européisme continue à tuer le nationalisme

L’européisme balbutie la démocratie

Nous voulons une autre Europe

Solidaire et « identitaire »

Des Peuples ! 

Claude Trouvé
 Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon