mercredi 20 mai 2020


Le pouvoir pense désormais économie plus que santé tant la France est entrée dans une récession inconnue depuis la seconde guerre mondiale. La meilleure illustration en est le renvoi des enfants à l’école avec des mesures destinées à rassurer des parents au départ régulièrement paniqués par la fermeture des écoles pour soi-disant éviter le danger de la contamination. Ce double langage, décalé de 2 mois dans le temps, signe le fait que désormais l’économie reprend ses droits. Les français ne comprennent plus grand-chose à la politique du pouvoir, soit ils paniquent justement pour cette raison, soit ils se précipitent vers le déconfinement, certains même bien au-delà des recommandations, ou plutôt directives punissables.

L’heure du bilan sur la santé pointe dans un horizon proche, avec la figure rassurante du Pr Raoult, face à un Conseil Scientifique accoquiné avec Big Pharma qui a plongé notre pays dans une épidémie mal maîtrisée et conduit le pouvoir à paralyser l’économie française. On peut mettre en lumière dès maintenant les réussites et les échecs des autorités politiques et sanitaires dans les différents territoires de propagation du virus. Que l’on mette une priorité pour l’un ou pour l’autre, deux objectifs ont été poursuivis la minimisation des malades et des décès d’une part, et celle des pertes économiques et sociales. On peut classer les politiques de lutte en deux grandes catégories, celle de l’immédiateté du diagnostic et du confinement ciblé, et celle de l’action massive de confinement global à résidence. Seuls les pays de l’OTAN ou sous son influence ont appliqué la deuxième action. Ce sont eux qui ont payé le plus lourd tribut à l’épidémie et à la perte économique. Dans chacun de ces deux grands ensembles, les résultats sont variables, et on peut distinguer les pays dits riches (Espagne, Italie, Royaume-Uni, Belgique, Etats-Unis, France) à fort nombre de décès/habitants, des autres comme la Grèce peu atteinte. L’Allemagne fait exception dans ce lot de pays riches par son faible nombre de décès. 

Alors comme charité bien ordonnée commence par soi-même, le graphique montre que la France n’est pas encore sortie de l’épidémie où tout au moins de ses conséquences sur la santé. Des lits se libèrent dans les hôpitaux mais le nombre de décès continue à croître sans véritable accalmie. Il faut sans doute encore une dizaine de jours pour voir s’éteindre la litanie quotidienne médiatisée du nombre de décès. La situation ne s’améliore guère en Belgique qui entame néanmoins son déconfinement mais restera le pays du monde ayant eu le plus grand nombre de décès/million d’habitants en dépassant 800 pour 420 en France et 520 en Italie. L’Espagne en deuxième position amorce sa décrue. Entre elle et l’Italie, on trouve le Royaume-Uni en 3ème position dans une évolution un peu supérieure et assez parallèle à l’Italie. Juste en-dessous on trouve la Suède qui montre que ne rien faire ou presque dans la lutte contre le virus apporte encore moins de morts par million. La démonstration est encore plus claire avec les Pays-Bas en 7ème position et une arrivée proche de la fin de l’épidémie grâce à un confinement non résidentiel « intelligent ». Viennent ensuite les Etats-Unis encore en phase ascendante mais nettement moins évolutive que l’ont été les grands pays européens dans cette phase, puis la Suisse qui ne compte plus que quelques décès par jour. Ces neuf pays ont tous dépassé le seuil de 200 décès/million d’habitants, celui qui correspond en gros à une grippe saisonnière sur une population vaccinée en partie surtout chez les personnes âgées.

Mais les 7 pays suivants sont tous en deçà du nombre de 140 décès/million, ce qui correspondrait à 9300 morts pour la France alors que nous en avons 3 fois plus. Dans l’ordre descendant on trouve Portugal, Allemagne, Danemark, Autriche, Hongrie, Maroc et Grèce. Seul le Portugal reste encore en évolution sensible, le Maroc et la Grèce sont sortis de l’épidémie. Cette dernière, pourtant très appauvrie nous offre un modèle européen de gestion de crise et mériterait que les médias en parlent. Malgré sa prise en compte massive des migrants et des faibles ressources financières, la Grèce a eu plus de 30 fois moins de morts que la France. Si nous avions fait comme elle, nous n’aurions eu que 1.000 décès en France ! Que l’on ne vienne pas me parler de situation géographique et climatique particulière de la Grèce, car son ennemie ancestrale et voisine, la Turquie, affiche près de trois fois plus de décès/million d’habitants ! Il est remarquable de trouver le plus puissant pays européen dans ce lot de 7 pays, il s’agit de l’Allemagne qui a 4,3 fois moins de décès/million d’habitants que nous. L’application de la stratégie de lutte allemande aurait abouti à moins de 6.500 décès aujourd’hui. 

L’examen des différents parcours stratégiques des pays suivis dans ce blog, montre que :
  •  Le facteur numéro un de la lutte contre la contamination est l’immédiateté d’intervention.
  • Le second est la nature de l’intervention, à savoir le dépistage par les services hospitaliers et les médecins privés, et le tri de sélection des malades et des contaminés.
  • Le troisième est l’isolement des seuls contaminés dans un espace permettant une distanciation physique.
  • Le quatrième est l’enquête sur les personnes approchées par les contaminés.
  • Le cinquième est le traitement par un complexe médicamenteux aidant à l’abaissement de la charge virale et à se prémunir des attaques microbiennes en vue de diminuer le nombre de patients en réanimation.

Je n’ai pas cité les masques parce que, de l’aveu même du Ministre de la Santé, il n’est qu’un complément à la distanciation physique. Je n’ai pas parlé des gestes de protection communs à toutes les maladies épidémiques, ils vont de soi. La non-réactivité immédiate rend caduque l’objection de manque de moyens de dépistage et de protection pour justifier notre mauvaise performance dans la lutte. En effet la France avait les moyens d’équiper les professions de santé en protection et en tests dans la première zone de découverte de l’épidémie. C’est ce qui a permis à des pays plus démunis que nous de juguler l’épidémie dès son apparition. Mon constat ne résulte pas de mes connaissances médicales proches de zéro mais d’une observation minutieuse des chiffres et des informations tirées des statistiques mondiales et des informations véhiculées par les spécialistes mondiaux de la propagation des épidémies et par la presse spécialisée. 

On pouvait dès la mi-février mettre en œuvre une stratégie efficace de lutte contre l’épidémie, à partir des informations émanant de la Chine, de Taïwan, et de la Corée du Sud, et épargner à la France ce triste bilan qui dépasse les 28.000 morts. Or nous avons pris la plus mauvaise décision, le confinement résidentiel, qui s’avère comme un excellent moyen de propager la contamination, alors que nous aurions pu tuer les premiers foyers de contamination avec les moyens de protection et de dépistage dont nous disposions avant la mi-mars. Comme les pompiers débordés qui laissent brûler, on a confiné tout le monde. Les Chinois, débordés aussi un moment, ont confiné à résidence mais ont isolé seulement la zone contaminée, soit 3% de leur population. La Corée du Sud a montré ensuite que le confinement résidentiel n’était pas nécessaire mais le dépistage précoce oui. Nous savions tout cela, alors ce n’est pas le manque de masques et de tests qui est responsable du nombre de décès/million d’habitants parmi les 5 plus élevés du monde, mais la politique de lutte contre cette épidémie. On ne déclare pas la « guerre » quand on n’a pas l’étoffe d’un chef… ou que l’on est aux ordres de Big Pharma et du trio UE-BCE-FMI eux-mêmes infiltrés par les grandes puissances financières occidentales.

En France cette guerre se solde par un bilan sanitaire et économique catastrophique, une défaite en rase campagne, et la décision de confinement résidentiel global est la raison principale de notre défaite. La preuve en est apportée en Europe par la Suède, et les Pays-Bas qui n’ont pas confiné et s’en sortent avec moins de morts et une économie presque intacte. L’Europe dans son ensemble est la zone géographique qui paie le plus lourd tribut et je vous propose de jeter un coup d’œil sur 2 régions du monde dont on a peu parlé parce qu’ils ont traversé cette épidémie sans faire la une du nombre de décès et de contaminés. Il s’agit du Vietnam et de la province indienne du Kerala. Le Kerala est un État du sud-ouest de l’Inde avec 35 millions d’habitants. Le Vietnam est situé de l’autre côté de la baie du Bengale et compte 95 millions d’habitants. Les deux pays ont un PIB par habitant très faible, environ 17 fois inférieur à celui de la Belgique, donc deux zones géographiques encore plus pauvres que la Grèce. Le Vietnam a une longue frontière commune avec la Chine, où le virus a fait son apparition. Le Kerala a des frontières poreuses et beaucoup de travailleurs migrants vers et en provenance de l’Inde, mais aussi vers et en provenance de l’étranger, en particulier le Moyen-Orient. 

Au début, le Kerala était le plus durement touché de tous les États indiens. Le 22 mars, il représentait un cinquième de toutes les infections dans le pays. La campagne « briser la chaîne » y a réussi. Six semaines plus tard, le Kerala connaît aujourd’hui le taux de mortalité le plus bas du pays. Au total, 630 infections et quatre décès ont été enregistrés, alors que l’Inde subissait une croissance exponentielle des cas. Le Vietnam a fait mieux encore. Il a réussi à étouffer l’épidémie dans l’œuf. À ce jour, 324 infections et zéro décès ont été signalés. Pourtant nous avons affaire à deux pays disposant de peu d’argent et aussi démunis que nous au début de l’épidémie. Cela balaie toutes les fausses raisons auxquelles le pouvoir français veut nous faire croire en ayant même cet affront de nous mettre sous surveillance pour notre non-respect des comportement arbitrairement imposés.

Leur secret c’est une réaction immédiate mobilisant l’ensemble du pays, personnel hospitalier actif ou en retraite, public ou privé, bénévoles rapidement formés pour tester, gérer les contaminés, et aider les services sociaux. C’est une politique claire centrée sur l’objectif « tuer l’épidémie dans l’œuf ». Des brigades de dépistage se sont répandues dans tout le pays. Les personnes contaminées ont été isolées et des villages entiers ont été mis en « quinzaine », les frontières fermées et les entrants testés. Un véritable Etat-Major de lutte a été mis en place au Vietnam avec une mise en état d’alerte dès le début de février, et a introduit le concept de « distanciation physique » deux semaines et demie avant le confinement résidentiel de Wuhan. Le Vietnam a pratiqué un isolement par quartiers dans les zones contaminées. Au Kerala la distribution de trois repas gratuits par jour a été effectuée dans les foyers isolés. En France ceci n’a été assuré que très localement par des associations caritatives. 

Dans ces deux pays une grande compagne de sensibilisation a été très tôt mise en place mais dans le sens « si vous respectez cela, vous serez protégés » et non « si vous ne respectez pas cela, vous vous mettez en danger et les autres aussi. Les contrevenants seront punis ». Les messages n’ont pas été anxiogènes allant même jusqu’à déplacer un membre du gouvernement pour rassurer une population voulant quitter un village contaminé. La population a été totalement mobilisée même pour la fabrication des moyens de protection et de test. Mais il faut ajouter à cela une culture de la santé publique orientée vers un système inclusif dans lequel la prévention et les soins de santé primaires jouent un rôle central, rôle soutenu par un investissement plus important que le nôtre dans un système de santé plus qualifié, plus nombreux et plus décentralisé jusque dans les villages les plus isolés. La qualité des personnels de santé du Kerala est reconnue même aux Etats-Unis.

Même avec peu de moyens on voit que la catastrophe française, partagée par la Belgique, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni, aurait pu être évitée, car c’est la double punition économique et sanitaire. Pire même est qu’en ne faisant rien ou presque, nous n’aurions pas eu plus de décès, mais nous n’aurions pas laissé à nos enfants un pays économiquement à terre, endetté jusqu’au cou, et payant en plus des décès par détresse économique ou psychique. Je suis désolé de dire que cela ne peut être dû au hasard. L’impréparation de l’Etat, alors qu’il avait des informations dès décembre par notre Ambassade en Chine et les français en poste à l’Institut de virologie de Wuhan, et que nous connaissions la politique efficace de lutte développée par la Corée du Nord, puis la décision mortifère du confinement résidentiel global, n’ont que deux explications, l’impéritie du pouvoir ou une opération à but caché. 

La perte de nos libertés, la coupe sombre faite dans les personnes âgées, la rétention de tout traitement efficace en attente d’un vaccin à efficacité limitée et dont la nocivité sera cachée, l’acharnement à prolonger le confinement le plus longtemps possible en biseau, l’orientation de la sensibilisation du peuple sur les masques sans pouvoir y répondre par une distribution gratuite, la non-commande massive de tests, etc. font que l’on est de plus en plus enclin à penser à une politique orchestrée de soumission des français à un avenir qu’on leur cache. Alors on n’a pas un chef mais un missi dominici. Allez en paix, chers concitoyens, la « guerre » n’était qu’un leurre pour vous faire regarder le doigt des hommes du pouvoir et non l’avenir qu’ils pointent… doré pour eux, sombre pour nous autres.
 
« Nous n’avons jamais été en rupture » quand la France craque de partout. 

Si, nous avons été en rupture d’un chef capable de sauver son pays.

Nous n’avons eu qu’un sauveteur des banquiers et des lobbies, 

Un envoyé de mission pour anesthésier notre liberté,

Permettre l’éclosion d’un hypermarché du vaccin 

Par un confinement et une mascarade morbide

Où Big Pharma et pouvoir avancent masqués !


Claude Trouvé 
20/05/22

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