mardi 3 décembre 2013

Le compliment sans cesse !


Le groupe de « néo-cons » allant de Chevènement à Marine Le Pen en passant par les souverainistes de droite plus quelques co-cons de l’UMP, cela va de soie, regardent donc ces censeurs applaudirent aux mêmes conneries depuis près de quarante ans. Ce sont des concitoyens pourtant, vu ce que ces congénères. On pourrait continuer ainsi dans des plaisanteries, de bas étage je le confesse. Nous devrions donc être béats devant le grand maître de l’enfumage, maître es-couacs, que les canards accompagnent au bain sur l’air de  « y-en-a mare ! » 

A quoi reconnait-on le maître ? PIS A côté c’est rien ? Non le con plie et ment sans cesse ! Sur l’air du « pas facile » et du « c’est difficile », c’est celui qui s’auto-congratule sans cesse. Quand il nous dit que ça gaze, c’est des promesses de gascon. La dernière c’est l’inversion de la courbe du chômage, devenue la priorité, laquelle était la croissance, laquelle est devenue la compétitivité, incluse récemment dans l’innovation. La première priorité n’est évidemment pas d’avoir les idées claires. Le chômage croit de 0,8% comme le montre la statistique d’octobre sur l’ensemble des catégories. La baisse de la catégorie A est due au basculement dans les autres catégories par une baisse des emplois à plein temps et par les emplois aidés. Enfumage et mensonge par omission. 

« Néo-cons », « Mur des cons », la connerie est à la mode pour stigmatiser le monde des allergiques au « système », à la bien-pensance. A tel point qu’il devient jubilatoire d’en faire partie ! Je me garderai de faire appel à notre La Fontaine pour leur dire que la paille dans mon œil n’est rien à côté de la poutre que ces censeurs ne voient pas dans le leur. Je me garderai même de faire appel à Einstein qui disait que le comble de la bêtise (synonyme désuet) c’est de faire pendant trente ans les mêmes recettes sans résultat et de recommencer en pensant que le résultat sera différent !

Les nouvelles qui fâchent, comme la baisse de la consommation des ménages de 0,2% en octobre, la disparition des PME-PMI au rythme de 6 par jour, la mise en garde du Conseil de l’Europe sur la corruption en France dans les milieux politiques, la mise en garde de l’OMC sur la corruption générale en France par un classement peu enviable dans la liste des pays de l’OCDE, la baisse du crédit aux petites entreprises, les retraits en hausse sur le livret A, la place n°25 au classement PISA, sont des épiphénomènes qui ne rabaissent en rien la superbe du chef. 

Telle la garde Napoléonienne à Waterloo, la consigne, le remède miracle, c’est « faisons bloc ». En effet la France est bloquée dans ses starting-blocks pendant que d’autres font de profondes réformes, peaufinent une balance commerciale excédentaire, diminuent la dépense publique et même, comme l’Allemagne, commencent à rembourser leur dette. Il est vrai que nous faisons d’énormes réformes. Je cite au hasard, le mariage pour tous, le paiement prohibé des putes, le vidage des prisons trop pleines par la remise en liberté des délinquants, l’augmentation de l’immigration régularisée de façon à préparer le vote des étrangers, l’abaissement du budget de la Défense nationale pour mieux financer les croisades en cours, la taxation des boissons énergisantes, la sur-taxation des cigarettes, l’augmentation de la taxation de la valeur ajoutée, l’écotaxe, l’équitaxe, etc. etc. Soyons honnêtes, quelle activité en 18 mois, sans compter la réforme fiscale, nouveau serpent de mer ! 

Le fleuron de la joyeuse cohorte des pro-systèmes c’est l’Education Nationale avec à sa tête le cobra à lunettes qui vient d’être classé PIS AA, le triple A est pour demain. Ce n’est pas facile, selon Hollande, mais selon lui c’est comme si c’était fait. Ce génial reptile a réussi à faire dépenser de l’argent de l’État et des communes, donc le nôtre sur des activités annexes en pleine rigueur budgétaire ! Chapeau bas ! L’aménagement des temps scolaires est de toute évidence la priorité des réformes à faire comme le montre l’enquête PISA 2012. 

« L’enquête met en lumière plusieurs des traits qui caractérisent les meilleurs systèmes d’enseignement. Les plus performants, notamment en Asie, mettent fortement l’accent sur la sélection et la formation des enseignants, encouragent ces derniers à travailler ensemble et investissent en priorité dans l’amélioration de leur qualité, et non dans la taille des classes ». C’est tout-à-fait ce que nous dit et fait le grand cobra, plus de professeurs, avec des notes de recrutement au plus bas pour les attirer, pour moins d’élèves par classe. « L’Allemagne, le Mexique et la Turquie sont également parvenus à améliorer les résultats de leurs élèves les plus faibles, dont beaucoup sont issus de milieux défavorisés sur le plan socio-économique. Cela montre que les pays peuvent simultanément renforcer l’équité et accroître les performances. » Parmi les États ayant de bonnes performances, la discipline a été renforcée depuis l’enquête de 2009… La fameuse morale laïque, qui doit être renforcée, ne devrait-elle pas commencer par-là ?

Dans l’Education Nationale comme ailleurs l’improvisation règne. 

L’Etat confisque la démocratie et gaspille ses forces. 

La Nation se délite, l’Etat plie et ment ! 

Le fond du trou n’est plus loin ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon





lundi 2 décembre 2013

Liberté d’entreprendre, liberté de travailler en question



La législation sur le travail du dimanche est une merveille de bricolage digne des entreprises du même nom auxquelles elle s’applique. Lorsqu’une difficulté sociétale se présente, la France a le génie des actions législatives compliquées, ménageant la chèvre et le choux, mécontentant un maximum de gens et laissant celle-ci à résoudre par l’équipe dirigeante suivante. Le problème de la patate chaude c’est de s’en débarrasser au plus vite et non pas de chercher le moyen de la refroidir suffisamment pour la consommer.

C’est ainsi que l’État avait déjà légiféré de telle sorte que les conflits d’intérêt ne pouvaient que resurgir… et l’on va donc de nouveau légiférer pour amender la législation précédente. On y ajoute dans le discours deux compléments d’action, l’un commun à la droite et à la gauche c’est « simplification », et l’autre cher à la gauche « justice ». Les plats gouvernementaux ne se servent plus sans le sel de « plus de simplification » et le poivre de « plus de justice »… pour aiguiser l’appétit de citoyens gavés de lois insipides. 

Il ne vient évidemment à l’idée de personne soit d’interdire le travail du dimanche soit de ne rien interdire du tout, ce serait beaucoup trop simple. J’ai pourtant le souvenir d’une Angleterre avec le « Sunday it’s closed », où la famille anglaise, déjà peu encline au travail à cette époque du grand Commonwealth, savourait des dimanches paisibles sans cinéma, sans match, et pratiquement sans télé mais fort heureusement autour d’une tasse de thé et des petits gâteaux achetés la veille. Je m’y suis fort ennuyé mais la règle était simple et donc… respectée. 

Évidemment la société de consommation a donné un appétit inextinguible d’achat qui n’existait pas alors où l’on ne jetait pas une paire de chaussures avant même qu’elle soit usée mais où on la faisait réparer. Désormais on consomme de l’électronique à tout va, on fait la queue des heures pour avoir le dernier modèle que l’on jette dans les mois suivants et qui, pour 80% de ces objets, finissent dans les déchets d’une société qui dépense des fortunes pour l’écologie ! Donc aujourd’hui le besoin d’achat ne cesse pas le dimanche comme par enchantement et internet ne s’arrête pas d’engranger des commandes. 

Certains, catholiques pour la plupart d’entre eux, osent parler du jour consacré au Seigneur. Mal leur en prend car ils sont vilipendés comme de dangereux survivants d’une époque moyenâgeuse qu’il faut faire taire et s’agenouiller devant la morale laïque novatrice, source des nouveaux progrès de la société. Même si l’on est bien en peine de trouver quelque nouveauté dans les préceptes de celle-ci, pâle copie édulcorée de la morale chrétienne. On y trouve par contre la confusion des lois de la nature réinventées pour plaire à des minorités et détruire le fondement de base de notre société, la famille. Ce ciment détruit, l’aliénation de ses membres, leur dispersion, laisse le champ libre aux nouveaux manipulateurs qui n’ont rien à envier aux déviances des religions et à leurs exactions sur les esprits et les corps de nos ancêtres. 

Exit donc le problème de notre patrimoine culturel et religieux pour se recentrer sur des aspects sociaux-économiques. Les difficultés viennent des intérêts contradictoires des individus et des corporations. L’individu aisé qui sort d’une semaine harassante sera souvent dans le camp des « contre », le salarié au SMIC ou l’étudiant aux parents sans ressources sera lui souvent dans le camp des « pour ». Globalement on a 2/3 « Contre » et 1/3 « Pour ». La logique voudrait que le gouvernement suive la majorité et légifère « Contre » mais sa majorité électorale est si faible qu’il ne doit mécontenter personne, dilemme qu’il résout traditionnellement par le bricolage législatif. Il ne résoudra rien, pas plus aujourd’hui qu’hier, mais gagnera du temps, c’est tout. 

Il en est pourtant du travail du dimanche, comme de la retraite, l’État s’octroie le droit de restreindre la liberté du citoyen. Il légifère ainsi pour décider du moment de la retraite, des jours d’ouverture des commerces et entreprises, des jours de travail. En Australie on prend sa retraite quand on veut, nous non au pays de la soi-disant liberté. Pourquoi faut-il restreindre la liberté de travailler et d’entreprendre ? Pour justifier de son pouvoir. Pourtant l’État est là pour donner le cadre de la liberté de travailler en imposant justement la liberté garantie de le faire ou non. Nul ne peut imposer le travail sauf la justice aux condamnés (autrefois !). 

C’est cette tâche difficile de respect de la liberté des individus qui est la difficulté d’une législation « juste ». Le reste n’est qu’une négociation pécuniaire et de temps de repos qui ne présente aucune difficulté à trouver un terrain d’entente sur la base du volontariat. Il n’y a plus alors de bricolage, la loi s’impose à tous sans exception. Trop simple pour les élèves de l’ENA, et à éviter, il se pourrait qu’un français moyen comme moi arrive à comprendre ! Et puis si l’on résout tous ces petits problèmes de société que nous restera-t-il pour cacher les vrais problèmes qui touchent gravement notre pays et qu’on ne peut ou qu’on ne veut pas résoudre ? 

La France, qui ne sait plus décider hors la privation de liberté, 

La France, qui est nourrie des bouillies législatives, 

La France, poule mouillée, sera plumée et rôtie 

Par le Soleil Levant ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

dimanche 1 décembre 2013

L’Etat tartuffe en proie au désamour du peuple !


Les citoyens de toutes les catégories du peuple sont en train de prendre les rues et les routes de notre pays pour manifester leurs désamours de l’État autiste, manipulateur de la démocratie, prestidigitateur de l’enfumage. Aux salariés qui manifestent leur droit au travail devant les grilles des entreprises, qui licencient ou ferment leurs portes, se joignent les artisans et les PME des Cévennes, les bérets rouges bretons, les transporteurs qui bouchonnent nos routes, les sages-femmes qui s’affichent en grève, les péripatéticiennes qui ne comprennent pas la pénalisation d’un métier reconnu, les urgentistes, les enseignants qui souffrent d’une réforme imposée dans la précipitation, etc. etc. 

Les entreprises n’hésitent plus à se mêler aux manifestations ouvrières, les citoyens menacés, comme les bijoutiers, n’hésitent plus à se défendre arme à la main. Le peuple rejette l’autorité d’un Etat qui défend l’agresseur plutôt que l’agressé, qui résout le problème de sous-capacité des prisons en évitant aux délinquants d’y entrer, qui ne sait plus investir dans ses infrastructures routières et ferroviaires sans créer des taxes, qui le divise sur des sujets, dits d’avancée civique et morale, qui ne touchent que quelques milliers de personnes comme le mariage pour tous et la prostitution, alors que notre pays est en descente continue dans le concert des pays européens et mondiaux. 

Le peuple ne supporte plus un secrétaire du PS, qui a été condamné en justice comme son Premier ministre, ni un Alain Jupé lui aussi condamné mais qui pense se présenter à la Présidence. Il ne supporte plus un Président qui veut un gouvernement irréprochable et doit livrer son ministre des Finances à la justice sans avoir rien deviné. Le peuple en a assez d’une écotaxe concoctée entre deux partis qui s’accusent mutuellement, un Borloo qui feint de n’y être pour rien dans ce qui était son œuvre et d’une ministre de l’écologie NKM qui a signé sans être au courant. 

Le peuple ne supporte plus qu’on lui vole la démocratie, comme Sarkozy avec le référendum sur la Constitution européenne retoqué en Traité de Lisbonne adopté par voie parlementaire et comme Hollande atteint d’autisme pour le Mariage pour tous qui divisait profondément les français et pour lequel le référendum a été refusé. Le peuple ne supporte plus une politique d’austérité basée essentiellement sur la fiscalité et très peu sur les dépenses publiques. Il ne peut accepter dans toutes les villes et périphéries urbaines les actes de vandalisme, d’incendies de véhicules, de poubelles incendiées, de biens publics détruits, de caillassages des pompiers, d’agression des médecins et des infirmières. Il ne supporte plus de voir l’islam faire le lit de la première population carcérale de France et d’être traité de raciste lorsqu’il le dénonce. 

Il ne supporte plus l’aliénation du pays à Bruxelles et aux Etats-Unis, porteurs de l’économie mondialiste et de la disparition des nations européennes. Il renie à Bruxelles le droit de tout régenter dans ce pays après 13 ans d’échec dans l’essor économique et la progression sociale. Il ne supporte plus que l’Europe s’agrandisse sans que le moindre avis lui soit demandé et qu’on accueille des pays incapables d’assumer leur part de responsabilité ou de culture très différente de l’ensemble du continent. 

Le peuple qui travaille ne supporte plus que son argent, prélevé fiscalement, finisse d’abord dans les poches des banquiers, des investisseurs et des multinationales et qu’on lui promette toujours le bonheur pour demain. Il ne supporte plus ces deux partis qui ont trempé leurs doigts dans le pot à confitures et qui se rejettent les responsabilités à la figure. L’augmentation de la TVA en est un exemple parlant. Le gouvernement Fillon avait projeté une TVA à 21,2%, totalement décriée par les socialistes, Laurent Fabius en tête. Arrivés au pouvoir le gouvernement socialiste fait voter une TVA à 20% sur le taux principal, de 7% à 10% sur le taux intermédiaire et de 5,5% au lieu de 5% sur les biens et services de première nécessité. Cette augmentation est applicable au 1er janvier 2014. 

L’UMP pousse alors les hauts cris, ce n’était plus le moment de faire ça soi-disant. Les socialistes défendent une augmentation juste préservant les plus faibles ! Mais de qui se moque-t-on ? Que penser de cet autre cheval de bataille, l’équitaxe, que le gouvernement va aller défendre à Bruxelles pour toute réponse, comme il l’a fait aux agriculteurs bretons ? Que c’est une promesse de gascon ! L’Europe ne pliera pas. Ce qu’il fallait dire c’est si oui ou non l’Etat était prêt à une aide de sa poche… Il fallait parler vrai mais ça ce n’est pas politique quand on est prisonnier volontaire d’un système qui vend la France au marché mondial et voue son peuple au temps des vaches maigres. La consommation des ménages a baissé de 0,2% en octobre.
 Avec le Thanksgiving les Etats-Unis ont leur journée d’Action de grâces 

Pour remercier des bienfaits de l’année ils plument la dinde 

Nous ont fait mieux, on est plumés toute l’année !



Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon