mercredi 2 septembre 2020

Pas de rebond aux pays du soleil couchant

L’Europe perdait pied économiquement par rapport aux pays du soleil levant, mais l’épidémie qui la frappe et la gestion qui en est faite dans certains d’entre eux va aggraver la situation. L’Europe des pays du soleil couchant prend désormais tout son sens. La France, en particulier se perd dans une gestion autoritaire à base de peur et de contraintes de plus en plus éloignées de la réalité. Celles-ci tuent notre pays à petit feu l’entrainant dans une spirale descendante de domination du peuple, de déshumanisation des relations sociales, d’aggravations de conflits sociaux ou d’opinions, et d’augmentation de la pauvreté et de la dette du pays. L’arme de la peur se nomme « rebond », synonyme de retour de centaines de morts chaque jour telle que présentée avec l’agitation du risque de retour à la période cruelle de confinement. La confusion entretenue entre tests, cas, hospitalisations, et décès en utilisant les uns ou les autres suivant que les chiffres peuvent susciter la peur. Ceci est particulièrement vrai pour les cas qui mélangent les porteurs sans symptômes contaminants ou non, les porteurs avec symptômes non hospitalisés, les malades hospitalisés, les malades en réanimation, et les décès. Or la gravité d’une épidémie se mesure au nombre de décès.

Mais l’avalanche de chiffres choisis pour être anxiogènes et relayés par les grands médias crée un état de psychose généralisé. Alors que le port du masque est une contrainte, que le port du masque est rapidement malsain par la ré-aspiration d’un air expiré où le taux d’oxygène est plus faible, et par l’humidification du masque développant une flore microbienne, une majorité de français non seulement l’accepte de plus en plus mais se mute en gendarmes porteurs du droit de faire respecter la loi. Quand on manifeste dans plusieurs pays d’Europe, et même au Québec, sur le port du masque, les français ne se posent plus de questions, ils obéissent. Peu importe que certains pays du nord en contestent l’efficacité et ne le recommandent pas. L’Etat utilise d’ailleurs le sentiment de solidarité nationale dans le slogan « Protégez-les autres ». Ainsi personne ne pense un instant qu’en mettant un masque, si celui-ci est efficace sur la projection de gouttelettes au moins, on retarde l’immunisation de la population et que l’on prolonge dans le temps une propagation lente du virus. On nous fait miroiter l’arrivée d’un vaccin, dont on sait qu’il aura des effets secondaires et qu’il ne protègera pas à 100%. Pour cela on glisse dans le message que l’on ne dispose pas de traitement, passant sous silence les résultats obtenus à Marseille et dans plusieurs pays du monde, et qu’il n’y qu’une solution : le vaccin.

Alors puisque les discours de ceux qui prennent encore le temps de lire les avis divergents des « sachants », en réalité peu nombreux dans le milieu universitaire moins inféodé aux grands laboratoires, se heurtent à une propagande médiatique intense, on se doit de projeter d’autres images dans le cerveau de nos concitoyens. La suite de cet article est essentiellement une liste de graphiques donnant l’évolution des décès/semaine depuis le pic de décès de façon à mieux visualiser le fameux rebond. J’espère que mes lecteurs auront alors à cœur de propager le message suivant : « Rien ne permet de prévoir un rebond au vu des évolutions actuelles dans les pays européens, rien ne justifie de propager la peur, rien ne justifie l’obligation du port du masque partout sans distinction de promiscuité étroite ».

Pas de rebond en France

Cela fait 7 semaines que le nombre de décès a atteint un seuil de mortalité très faible d’autant plus significatif que le nombre de tests, donc le nombre de cas ne cesse d’augmenter. Le virus court toujours, la population s’immunise lentement et le nombre de décès n’est même plus de l’ordre d’une simple grippe. Avec une moyenne de 73,3 décès sur ces 7 semaines, le taux de mortalité est de 0,0057%. Ce taux est à comparer à celui des maladies respiratoires à 0,22%, soit plus de 38 fois moins. Il n’y a manifestement pour l’instant aucun signe avant-coureur de rebond significatif annonçant une deuxième vague. Le dépistage massif par les tests envoie obligatoirement un nombre plus important de cas positifs en hospitalisation pouvant créer des augmentations passagères du nombre de décès comme on le verra dans d’autres pays représentés dans cet article.


Pas de rebond en Italie

Nous avons suivi longtemps la même évolution des décès que l’Italie, pour décrocher brutalement vers le 10 avril pour une raison encore mal expliquée. Mais l’Italie suit la même évolution avec une 2ème phase de taux de mortalité faible depuis 5 semaines. La petite poussée en 17ème semaine n’a pas affecté les deux semaines suivantes. Avec un nombre moyen de décès de 70,6 décès/semaine sur les 7 dernière semaines l’Italie a sur un taux de mortalité de 0,0061% un peu supérieur à celui de la France à 0,0057%.



Pas de rebond au Royaume-Uni

Certes le Royaume-Uni atteint la deuxième phase de l’épidémie seulement depuis 2 semaines mais elle aurait pu être le siège de rebond depuis la 11ème semaine. Les chiffres des 3ème et 4èmè semaines n’est pas représenté ont fait l’objet d’un réajustement de plusieurs milliers de décès pour raison de double comptage. Mais il n’y a pas de rebond au Royaume-Uni pour l’instant. Le taux de létalité atteint dans les 2 dernières semaines est de 0,0049% soit inférieur à la France et à l’Italie.


Pas de rebond en Allemagne


Cela fait 7 semaines que l’Allemagne est sortie de la première phase de l’épidémie avec un nombre de morts par habitants inférieur à celui d’une grippe saisonnière grâce à un dépistage précoce et des moyens sanitaires toujours en capacité maximale. Le taux d’immunisation y est très probablement plus faible qu’ailleurs. La 2ème phase compte un faible nombre de décès avec une moyenne de 32,4 sur les 7 dernière semaines soit un taux de mortalité de 0,0020% près de 3 fois moins élevé qu’en France. Néanmoins l’évolution est stable depuis 6 semaines. Il n’y a pas de rebond en Allemagne, l’immunisation se fait tranquillement.


Pas de rebond en Suisse

La Suisse bat un record avec une 2ème phase de 13 semaines à un faible taux de mortalité de 0,0050%, inférieur à celui de la France, sur les 7 dernières semaines et sans évolution. Compte-tenu de son nombre d’habitants, et sur les deux phases de l’épidémie, la Suisse a globalement contenu l’épidémie dans les chiffres d’une grippe saisonnière. La Suisse continue désormais à s’immuniser lentement sans rebond notable.




Pas de rebond en Belgique

La Belgique est le 2ème pays au monde et le 1er pays européen où le nombre de décès/million d’habitants est le plus élevé. Néanmoins, mis à part deux réajustements administratifs du nombre de décès, elle a atteint la 2ème phase de l’épidémie depuis 10 semaines, avec un taux moyen de mortalité de 32,3 décès/semaine, soit un taux de mortalité de 0,0147% donc 2,6  plus élevé qu’en France. Il semble que la Belgique crée toujours de conditions de propagation plus favorables qu’ailleurs ou de traitement moins performant. Le virus y circule toujours mais il n’y a pas de rebond à proprement parler car on n’observe aucun emballement des décès.

Pas de rebond en Irlande



L’Irlande a bien mieux géré l’épidémie que le Royaume-Uni et mieux que nous. Mis à part deux réajustements du nombre de décès, l’évolution des décès est comparable à tous les pays déjà examinés. L’Irlande atteint la 2ème phase de l’épidémie depuis 11 semaines avec l'un des taux de mortalité les plus faibles à 0,0048%. De plus il est progressivement dégressif et sans rebond notable.

Rebond ou non en Espagne ?

L’Espagne fait partie des pays ayant le moins bien géré l’épidémie avec le Royaume-Uni et la Belgique dans la 1ère phase de l’épidémie. Durant 9 semaines le nombre de décès est assez proche de celui de la France dans cette 2ème phase et assez constant. Depuis 5 semaines, le nombre de décès a crû mais à un niveau plus de 15 fois inférieur à la semaine du 6 avril. Il s’agit d’une augmentation néanmoins sensible des décès mais pour laquelle il est trop tôt pour trancher entre une augmentation passagère et l’amorce d’une 2ème vague du virus. Toutefois avec un nombre moyen de 105,6 décès dans les 7 dernières semaines, soit un taux de mortalité de 0,0118%, l’Espagne compte relativement plus de 2 fois plus de décès qu’en France.

Tous les pays représentés plus haut et voisins de la France ont utilisé la même stratégie de lutte contre le virus à base de confinement dans la première phase et de masques dans la deuxième. Ils se différencient par la rapidité de mise en œuvre des tests et des moyens sanitaires plus ou moins adaptés. Mais dans la deuxième phase aucun ne montre un véritable rebond alors que l’on aurait pu le craindre pour le Portugal où le nombre de décès par jour est resté constant à une moyenne de 4 depuis le 19 juin soit depuis plus de 10 semaines. Mais dans cette deuxième phase le confinement a été abandonné au profit du masque, et de la distanciation sociale. La justification du masque est basée sur l’affirmation de son efficacité de protection surtout envers les autres. Il est jugé comme un frein efficace à la propagation du virus et donc permet d’éviter une deuxième vague épidémique. Cette efficacité est contestée par un certain nombre de pays dont les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Finlande et la Norvège. Si le masque révèle une efficacité notable contre la propagation du virus, donc si la probabilité d’une propagation rapide et en masse n’est pas plus évidente aux Pays-Bas, au Danemark, et en Suède, on peut dire que soit que le rebond n’y existe pas pour l’instant soit que l’utilité du masque est mise en doute.

Pas de rebond au Danemark

La gestion de la première phase de la crise épidémique a été au moins aussi bonne que celle de l’Allemagne. Toutefois le port du masque n’a pas été recommandé pour la 2ème phase de l’épidémie sur 12 semaines malgré un court rebond d’une semaine qui aurait pu laisser croire à une deuxième vague de l’épidémie. Or 7 semaines plus tard le taux de mortalité est constant avec une moyenne de 2,1 décès/semaine, soit un taux de mortalité de 0,0019% 3 fois plus faible qu’en France. Il n’y a pas eu de rebond au sens de deuxième vague de l’épidémie au Danemark et cela sans masque recommandé ou obligatoire.


Pas de rebond aux Pays-Bas

Les Pays-Bas ont pratiqué durant la 1ère phase une stratégie basée sur le dépistage, et la distanciation sociale plutôt que sur le confinement dans une politique teintée d’immunisation collective. Son résultat sanitaire est proche de celui de l’Irlande mais moins bon que celui de l’Allemagne et du Danemark. Dans la 2ème phase, comme le Danemark, les Pays-Bas n’ont pas recommandé le port du masque. Le résultat obtenu ressemble à celui de tous les pays précédents dans la 2ème phase. Mais depuis 7 semaines avec une moyenne de 2,1 décès par semaine, soit un taux de mortalité de 0,0045%, le Danemark fait mieux que nous dans cette 2ème phase. Il n’y a aucun signe de rebond alarmiste et cela sans masque recommandé. Le virus y court toujours et immunise une plus grande partie de la population car les rassemblements n’y sont pas interdits comme chez nous. Les Pays-Bas n’ont aucune raison de craindre une 2ème vague de l’épidémie pour l’instant et vivent une fin d’épidémie sans contrainte.


Pas de rebond en Suède


La Suède est le cas extrême d’une politique basée exclusivement sur l’immunisation collective et la distanciation sociale depuis le début de l’épidémie. Son résultat sanitaire n’est que légèrement inférieur à celui de l’Italie en nombre de décès/million d’habitants mais supérieur à la France. Sa croissance des décès et celle de sa décroissance dans la 2ème phase ont été plus lentes que la France et l’Italie, et ce n’est que depuis 5 semaines que la stabilité à un taux faible de mortalité a été constatée. Sur les 5 dernières semaines le nombre moyen de décès est de 19,2 décès/semaine, soit un taux de mortalité de 0,0098%, taux supérieur à celui de la France mais inférieur à celui de la Belgique. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions sur le rebond annonciateur d’une deuxième vague mais rien ne semble vouloir différencier la Suède des Pays-Bas. Dans cette 2ème phase la politique très laxiste de la Suède ne semble pas lui porter préjudice par rapport aux pays où le port du masque a été choisi. Au prix certes de pertes humaines un peu plus élevées en décès/habitants que nous, les suédois vivent sans masque, sans stress, et ont perturbé au minimum la vie économique, sociale, sociétale, éducative, et artistique du pays.

Conclusion

Rien ne permet de dire en France, soit à partir de l’évolution de nos décès du COVID-19, soit à partir de ceux des pays voisins dans cette deuxième phase que nous constatons des signes annonciateurs d’une deuxième vague de l’épidémie. Il n’y a pas de rebond autre que passager et de faible ampleur. La 2ème phase de l’épidémie débutée en France le 15 juillet se traduit le 1er septembre par un taux de mortalité 7,9 fois inférieur à la première phase. Les stratégies sanitaires très contraignantes n’ont plus de raisons d’être.


Même si ce n’est pas une preuve définitive, la comparaison des taux de mortalité des 8 pays, ayant rendu le masque plus ou moins obligatoire et examinés ici, montre que le non-port du masque dans les 3 autres pays (Pays-Bas, Danemark, Suède) n’aggrave pas bien au contraire ces taux de mortalité ! Donc le port du masque est soit inefficace, soit l’évolution de l’épidémie se poursuit à un rythme plus ou moins différent mais toujours faible qui dépend des conditions de distanciation et de précaution sur les contacts humains ou matériels que l’on impose. En d’autres termes le virus, sans doute moins virulent, continue à se propager plus ou moins vite en immunisant la population au passage. Plus les pays ont pratiqué une politique évitant la contamination dans la 1ère phase de l’épidémie, plus ils sont le siège d’une propagation du virus lors de la 2ème phase.

Lorsque le nombre de décès devient d’une dizaine de morts, on entre dans la marge d’erreur clinique d’affectation des décès à la cause principale du virus. Le risque devient si faible qu’il ne fait plus pencher la balance vers la santé mais vers le sauvetage de l’économie et la remise en confiance de la population. Le port du masque sous forme obligatoire et son absence pénalisée et réprimée de façon autoritaire voire musclée ne se justifie pas pour l’instant même si on croit à son efficacité pour la population et non pas exclusivement pour les professions de santé ou à risques. Le prix à payer devient déraisonnable et inacceptable au vu des dégâts de santé que le port prolongé ou dans des conditions anormales du masque, et des dégâts psychiques, sociétaux et économiques. Cette déshumanisation de notre société est porteuse d’un sombre avenir dans le vivre ensemble. Il ne suffit plus de râler derrière son masque mais de porter la contestation dans la rue et sur les ondes comme dans désormais un certain nombre de pays voisins ou cousins québéquois. Comme eux criez « Rendez-nous notre liberté de vivre. Dans toute l’Europe l’épidémie est finie avec ou sans masque ! ». Macron est coupable d’un déni de réalité !

L’entêtement sur les contraintes imposées à la population

Ne repose plus sur une réalité observable

Mais sur des enjeux politiques

A connotation mondiale.

Claude Trouvé

30/08/20


dimanche 30 août 2020

La vision alarmiste de l’épidémie imposée en France est dangereuse (suite)

De plus en plus de voix s’expriment sur la manipulation de la population par des informations anxiogènes. D’une épidémie du COVID-19, qui s’est déroulée de mi-mars à mi-juin, on est passé à une épidémie de l’angoisse. Dans l’article précédent j’ai tenté de quantifier un signal d’alerte crédible pour sortir d’un sentiment d’inquiétude basé uniquement sur la croyance que l’Etat ne peut pas nous tromper à ce point. Il est de plus en plus évident que la politique de gestion de ce qui n’est finalement qu’une épidémie de type grippal par un virus encore inconnu, comme l’ont démontré de nombreux pays comme la Suisse, le Danemark, les Pays-Bas, la Grèce, a été très mal gérée par la France dans sa première phase. De plus dans la phase suivante l’objectif n’est plus la santé publique mais l’application d’une politique de coercition menée de façon autoritaire en faisant de moins en moins appel à la responsabilité individuelle. On décide des mesures locales ciblées pour le port obligatoire du masque, le temps de démontrer que cela pose des problèmes d’application et on passe très vite à une généralisation du port du masque dans les villes.

Ceci est d’autant plus facile que la population est sensible à l’angoisse diffusée par l’accroissement des cas positifs. Il faut lui donner des chiffres qui parlent. On ne parlait que de centaines de décès par jour dans la première phase, et pas de tests évidemment puisque on n’avait que peu de moyens d’en faire par manque de matériels de prélèvement et de réactifs pour les exploiter. Puis les chiffres se sont mis à parler en milliers de cas et on allait de record en record, 4854 cas le 10 août, 4897 le 23 août, 6111 le 27 août ! Bingo ! On jouait toujours gagnant puisque le gouvernement demandait toujours plus de tests jusqu’à 1 million/jour. Mais des âmes mal intentionnées contestaient le lien entre la reprise d’activité du virus et le nombre de cas constatés. Qu’à cela ne tienne on a profité d’un pic de décès journaliers pour reparler des décès le 27 août avec un chiffre angoissant de 32 morts en 48 heures ! Voilà, notre mouton, à qui les mêmes âmes perfides allaient jusqu’à lui dire que le masque ne se justifiait plus, le ramène prestement sur son nez et se dit qu’heureusement l’Etat fait bien son travail d’information.

32 morts en 2 jours, la belle affaire, que devons-nous alors penser des 880 morts des tumeurs malignes et des 800 morts des maladies cardio-vasculaires dans le même temps, morts prévues dans les moyennes statistiques des années précédentes ? 16 morts/jour c’est un taux de mortalité de 1% toutes causes confondues. Oui le virus court toujours comme de nombreux compères que notre corps a appris depuis longtemps à gérer sans que nous nous en apercevions. C’est le fondement de l’immunisation collective. On se contamine et on contamine les autres. Alors oui le nombre de tests par jour ne cesse d’augmenter et le nombre de cas positifs aussi mais les hospitalisations restent très faibles par rapport à ce qu’elles étaient au mois d’avril. D’ailleurs le nombre de décès, qui est lié principalement au nombre d’hospitalisations même compte-tenu de progrès possibles dans le traitement du virus, ne montre plus de lien fort avec la croissance des tests et des cas même avec un décalage d’un mois. Le 29 juin on comptait 350 cas avérés et 35 décès, soit 1 décès pour 10 cas positifs, et le 25 août 3417 cas et 16 décès, soit 1 décès pour 214 cas positifs. Or si ce jour-là le nombre de décès était représentatif du nombre moyen de décès de cette période, comme on le verra sur le graphique ci-dessous, le nombre de cas ne battait pas des records par rapport à la montée en puissance des cas plutôt alors de 5000/jour.


Ceci montre déjà que nous ne sommes plus dans la première phase d’évolution de l’épidémie puisque le 23 mars on notait 3859 cas positifs, chiffre comparable au 25 août, mais cette fois avec 186 décès soit 1 décès pour 21 cas, soit 10 fois moins ! Ces graphiques ramènent les gens de bonne foi à la réalité, la situation actuelle n’a plus rien d’anxiogène et l’on voit autour de nous que cette anxiété légitime au début de l’épidémie ne cesse d’augmenter au fur et à mesure que nous reprenons une vie normale. Le discours d’abord anxiogène pour les plus jeunes, puis pour les plus vieux, est passé du confinement sans masque imposé au masque obligatoire pour éviter un rebond conduisant à un confinement qui n’aura finalement pas lieu, pas plus que l’on en voit le rebond des décès prévu. Ce discours abêtit un peuple qui ne cherche même plus à raisonner et qui dument apeuré devient obéissant, pleutre et indifférent au naufrage de l’économie nationale et à l’inévitable retour de bâton sur son niveau de vie.


Le graphe suivant ne s’intéresse plus qu’à la deuxième phase de l’évolution de l’épidémie. Dans la première phase on était en moyenne à 250 décès/jour du 1er mars au 28 juin avec des maxima de cas de 4376 cas positifs le 1er avril et de 1438 décès le 15 avril. Dans la 2ème phase on est à 13 décès/jour du 28 juin au 27 août avec un maximum de 91 décès le 14 juillet, soit 19 fois moins en moyenne que la 1ère phase ! La moyenne des décès est exactement de 12,87 décès/jour, et la droite de tendance donne une baisse de 1 décès tous les 100 jours. Même si elle n’est pas statistiquement significative, elle montre néanmoins d’une part que le rebond ne se manifeste pas sur cette période d’évolution des tests et des cas, lesquels n’ont pas cessé de croître, même avec un décalage de 15 jours ou 1 mois de durée d’hospitalisation, et d’autre part que cette situation peut durer longtemps tant le niveau de décès est faible. A ce niveau on arrive dans la marge d’erreur d’affectation au virus de certains décès constatés.

Devant un virus encore peu connu, il serait idiot de prédire l’avenir à plusieurs mois, comme la mutation saisonnière du virus. Mais la connaissance sur les coronavirus en général est déjà étayée et ne donne pas d’inquiétudes particulières sur la vitesse de propagation et leur virulence. Or pour l’instant cette épidémie ressemble à celle de la grippe saisonnière. Le moyen terme et le long terme laissent une marge d’incertitude qui pousse à rester sur ses gardes avant d’avoir passé au moins l’hiver prochain. Cela veut dire se tenir prêt à réagir très rapidement à tout signal significatif de propagation de la contagion. J’ai montré dans mes précédents articles que c’était le facteur le plus important dans la lutte à condition de disposer de moyens sanitaires adaptés et performants. Mais pour le court terme on constate que le nombre de décès n’évolue pas sur une période de 2 mois maintenant. Il n’y a plus de raison de maintenir la population dans l’anxiété avec des contraintes qui continuent en plus à peser sur l’économie. Alors il faut se poser la question de l’utilité du port du masque, vêtement qui a beaucoup plus d’inconvénients que le port d’une écharpe en cas de froidure. Les savants officiels ou subventionnés par les grands laboratoires s’opposent à des francs-tireurs sur lesquels on fait peser une suspicion de guerre d’égos et de complotistes.

Je ne suis pas un spécialiste de l’efficacité des masques en dehors de notons de physique qui me poussent à penser que, vu la taille des mailles du filet et celles des particules ultrafines dans les aérosols, celles-ci les traversent beaucoup plus facilement qu’un avion dans l’Arc de Triomphe. Il faudrait donc exclure que les virus puissent être transportés par ces particules, ce qui n’est pas démontré bien au contraire. Donc je vais me rabattre sur l’examen de ce qui se passe dans un pays n’ayant pas demandé ni le port du masque, ni le confinement généralisé à résidence, la Suède.


Après une évolution plus lente du nombre de décès, La Suède n’a eu son 1er cas que le 11 mars, soit 10 jours après nous, et l’évolution du nombre de décès a été plus lente. Son nombre de décès/habitant le 27 août est très proche de celui de l’Italie et supérieur de 25% au nôtre. Néanmoins il a atteint la 2ème phase d’évolution de la maladie le 3 août soit 37 jours après nous. Sur cette deuxième phase représentée sur ce graphe il est remarquable de constater qu’on a une situation identique à la nôtre. Depuis 24 jours le nombre de décès en Suède n’évolue pas, et cela sans le port du masque. La droite de tendance indique aussi une très légère baisse mais n’est pas significative. Compte-tenu de la différence du nombre d’habitants entre ces deux pays, on note que durant cette phase le nombre de décès à 3,04 décès/jour est plus de 50% plus important qu’en France. Puisque l’on constate que le processus d’auto-immunisation est lent, il se peut qu’il soit encore loin d’être terminé en Suède, et qu’il se fasse plus rapidement que nous avec une population non masquée et non autant régentée dans ses rassemblements comme en France. Ceci se fait alors au prix d’un nombre de décès supérieur mais qui reste néanmoins très faible avec un taux de létalité actuel < 0,02% décès dans la population totale depuis 24 jours.

Un autre pays a développé une politique basée sur la même conception de civisme, et de distanciation. C’est les Pays-Bas qui n’imposent pas le port du masque et même met en doute son efficacité. Ce pays a commencé sa 2ème phase de l’évolution du virus le 2 juillet et on observe le même phénomène qu’en France jusqu’au 28 août soit près de 2 mois. Le nombre de décès n’évolue pas et oscille autour d’une moyenne de 2 décès/jour, ce qui correspond à 7,7 décès/jour en France compte-tenu des différences de population. C’est un chiffre 50% plus faible qu’en France et le port du masque n’est même pas recommandé ! On peut faire le même constat au Danemark qui ne recommande pas le masque.

Pour les jusqu’aux boutistes de l’efficacité des masques afin d’éviter le rebond du virus, et palier à des éventuelles remarques sur le temps de recul de 24 jours trop court pour affirmer le non-rebond en Suède, on peut alors regarder la Corée du Sud. Ce pays a atteint la 2ème phase de l’épidémie le 17 avril et depuis cette date le nombre de décès n’évolue pas avec une moyenne de 0,65 décès/jour soit plus de 4 mois de recul. Pourtant depuis 11 août, compte-tenu de la détection d’un foyer de contamination, les Coréens ont lancé une opération de tests et détecté 4363 cas positifs et enregistré 11 décès pendant ces 16 jours. Depuis plus de 4 mois la Corée du Sud, le 2ème pays après la Chine touché par le virus, n’a pas connu de rebond significatif et aucun ne parait non maîtrisable.

Contrairement aux idées reçues, le port du masque n’est pas une habitude de longue date au pays du Matin calme et il a seulement été fortement recommandé par les autorités. Une Coréenne avoue : « Sauf que nous, les Coréens, nous ne sommes pas habitués à vivre notre vie en étant masqués ! Moi, par exemple, même quand il y a beaucoup de pollution, je n’en porte pas. » En réalité le port du masque est récent et n’y était pratiqué que pour se préserver de la pollution. Si le masque n’est pas obligatoire la Corée s’est penchée sur les transports en commun d’où la mise en service d’abribus anti-coronavirus. Par des rayons UV il s’attaque aux aérosols, ce qui est un aveu signifiant qu’ils considèrent que les aérosols propagent la contagion alors qu’ils sont mal filtrés par les masques. Mais il faut reconnaître qu’avec des mesures drastiques et un appel au civisme mais sans confinement généralisé du pays, la Corée a réussi un tel score sanitaire que le virus y a tué beaucoup moins de monde qu’une simple grippe en France.

En réalité entre la Suède et la Corée du Sud on est en présence de deux conceptions opposées. La première privilégie le développement des défenses naturelles en admettant que les plus fragiles, ou ceux n’ayant pas au bon moment des défenses suffisantes, peuvent en mourir. Il y a un prix à payer à la mort pour garder à une collectivité humaine les meilleures chances de survivre dans le temps long. La seconde, la Corée du Sud, privilégie la vie à tout prix et met en place tous les moyens de précaution, de prévention qui minimisent les chances d’un individu d’être infecté par la maladie. C’est la peur de la mort qui sert d’aiguillon à cette vision de la protection maximale. Ce sont les barrages artificiels à la maladie mis en place pour lutter contre l’épidémie de COVID-19. On n’accepte plus le risque. C’est une civilisation dans laquelle se protéger de la mort devient un but qui prend le pas sur l’appréciation de la vie. Ce refus de la mort entraîne alors toute un peuple dans une angoisse prête à surgir à toute occasion. On espère alors disposer très vite d’un vaccin supposé capable d’éliminer un danger que l’on n’accepte pas. On n’évalue plus le risque, on ne conçoit plus que le risque zéro. Il faut se protéger de tout. Je peux illustrer ce changement de paradigme par l’histoire vécue dans ma jeunesse sur les maladies enfantines auxquelles les jeunes n’échappaient pas, la rougeole par exemple. Nous avons été tout proche de voir le vaccin pour la rougeole, et d’autres maladies, devenir obligatoire pour les bébés. Or le médecin de famille de mes parents ne demandait pas d’isoler le premier atteint dans une chambre mais au contraire d’y mettre immédiatement les autres enfants le plus possible en contact pour en finir au plus vite avec une maladie. Elle tuait mais peu et il était vain de vouloir y échapper dans le milieu scolaire en particulier et il valait mieux l’attraper jeune qu’adulte.

C’était dans les années d’après-guerre mais cela persiste dans la mentalité suédoise, et est en voie de disparition dans la société coréenne. En France nous nous trouvons à mi-chemin sur la voie coréenne et, comme pour toute attitude mi-chèvre mi-chou, nous avons plus de morts que la Corée et plus de dégâts économiques que la Suède. Vouloir le risque zéro sans se donner les moyens drastiques de la Corée nous conduit dans un tunnel de peur dont nous n’osons plus sortir par manque de confiance dans le résultat. L’épidémie est finie ou tout-au-moins nous offre une trêve dont nous refusons de bénéficier paralysés par la peur que nous sommes. Le Suédois n’a pas vécu dans la peur de l’épidémie et ne se soucie pas de la reprise. Le Coréen a confiance dans l’efficacité de sa lutte contre l’épidémie et il garde une attitude sereine et civique dans une capacité de raisonnement et d’adaptation intacte. Le Français se nourrit de peur inculquée, et se résout à accepter des obligations et des pénalisations pour ne pas risquer la mort malgré un taux de mortalité (décès/habitants) du COVID-19 tombée actuellement à 0,007% ! C’est le risque de chutes et d’intoxications accidentelles que nous prenons… sans nous prendre la tête et ruiner notre économie ! Pour conclure cet article la vidéo un chercheur de l’INSERM, le Pr Laurant Tubiana, vous dira son point de vue sur la pertinence des mesures actuelles et le climat d’angoisse associé.


La France va mal et on lui fait perdre la raison.

Le virus ne donne peut-être pas la paix

Mais nous ne profitons même pas

D’une trêve depuis deux mois

Avant de noircir un avenir

Que rien ne permet

De prédire !

Claude Trouvé

29/08/20


mercredi 26 août 2020

La vision alarmiste de l’épidémie imposée en France est dangereuse

 Plus les jours passent, plus le discours dont on nous abreuve se veut anxiogène. Le nombre de cas positifs ne cesse de battre des records et au Cap d’Agde le virus profite du retour à la nature de l’homme nu.

Alors le graphe du nombre de décès par million d’habitants depuis le seuil atteint de 1 décès/habitant sur un échantillon représentatif des pays du monde devrait nous renseigner pour savoir si cette situation anxiogène pour l’avenir est ressentie partout. Il n’y a à priori aucune raison que le virus ait une action différente d’un pays à l’autre, seuls sont en cause la date d’arrivée du virus dans un espace donné, les conditions offertes à sa propagation, et la qualité et la précocité du traitement sanitaire qui est appliqué. Alors qu’observe-t-on sur cette représentation spatio-temporelle des décès dus au coronavirus ?

Les différences sur les décès constatés sont considérables entre la Corée du Sud, modèle de référence sur la bonne gestion de l’épidémie, et la Belgique qui tient encore le record du monde du nombre de décès/habitants avec 145 fois plus de décès que la Corée du Sud ! Ce pays a été en plus l’un des premiers pays touchés avec un premier cas le 22 janvier.

On distingue nettement les pays qui sont encore dans la partie évolutive de la première phase de l’épidémie de ceux qui on atteint une quasi-fin de celle-ci. La fin de celle-ci est sonnée quand on affiche 0 décès plusieurs jours dans une période d’une quinzaine de jours. Mais la bataille fait rage en France pour savoir si l’épidémie est finie ou si un rebond est en cours et s’il faut rester dans une contrainte de précaution imposant le masque dans des situations de plus en plus contraignantes. La maîtrise de nombre de personnes pouvant se rassembler, les contraintes imposées à toutes les entreprises, commerces et établissement publics diminuent la compétitivité du pays, les droits fondamentaux de notre Constitution, et tue des pans entiers de l’économie comme les professions du spectacle et bien d’autres. On sait que le port du masque n’est pas comparable à celui d’un vêtement et a des inconvénients pouvant entre autres altérer la santé et surtout celles de personnes allergiques et ayant des difficultés respiratoires. De toute évidence la communication gouvernementale est incohérente et suit une direction en zig-zag.  Elle ne fait pas taire, d’une façon claire et logique, les contestations légitimes. De plus en plus de personnes ne comprennent ni la gravité de la situation actuelle qui ne correspond pas à un nombre de décès conséquent et en augmentation, ni la nécessité de continuer à avoir peur d’un véritable rebond significatif ou toujours repoussé dans l’avenir. L’impression de décisions imposées par l’autorité sans qu’un consensus existe même au sein des sachants du monde médical, de celui des épidémiologistes et des virologues.

Il est pourtant aisé d’amener un peu de clarté pour conforter ou non l’ensemble des dispositions prises désormais sous prétexte qu’on ne dispose pas de traitement (validé) ni de vaccin et que le virus court toujours. Il faut admettre que le nombre de cas n’est pas représentatif de la contagion parce qu’il est trop corrélé au nombre de tests pratiqués et que, contrairement au début de l’après-midi le pourcentage de gens testés devant être hospitalisés est beaucoup plus faible. Cela pour deux raisons la population est plus jeune et en proportion plus asymptomatiques, et le virus semble avoir baissé de virulence. Il aurait été possible et facile de donner une preuve claire et tangible qui aurait pu permettre à chacun de comprendre en quoi la France était en passe ou non de se débarrasser du virus et de sa dangerosité ainsi que de son inquiétude du rebond.

A ce sujet le graphe présenté ici présente un classement des pays représentés plus haut en fonction de l’évolution de la gravité actuelle du virus pour la santé de leur population. Ce classement par un simple chiffre doit être évolutif chaque jour en fonction du nombre de décès journaliers. Je me permets de présenter modestement ici un tel indicateur correspondant au résultat obtenu le 24 août. Il part de l’hypothèse qu’il est assez représentatif de la situation sanitaire présente d’un pays en examinant les décès sur une période de 15 jours précédent la date d’évaluation de l’évolution sanitaire.

On calcule pour ce faire le taux de mortalité journalière sur la moyenne des quinze jours précédents. La période de 15 jours correspond à la durée de mise en quarantaine et à un délai d’hospitalisation permettant de suivre suffisamment longtemps le passage éventuel en hôpital pour garantir une tendance lourde. On peut alors définir 5 classements croissants et allant de la disparition de la dangerosité du virus, jusqu’à une virulence et une propagation très active.

  1. Pays ayant atteint depuis 15 jours au moins la deuxième phase de l’épidémie avec un très faible taux de mortalité journalière <= 0,2 décès/million d’habitants
  2.  Pays arrivant en 2ème phase de l’épidémie et ayant ou non un léger rebond de la mortalité > 0,2 et <= 0,5 décès/million d’habitants
  3.  Pays en évolution lente de la mortalité ou ayant des rebonds de décès encore en cours > 0,5 et <= 1 décès/million d’habitants
  4.  Pays encore en 1ère phase de l’épidémie mais à évolution lente ou rapide mais maîtrisée >1 et <= 5 décès/million d’habitants
  5.  Pays à évolution rapide du nombre de décès non encore maîtrisée > 5 décès/million d’habitants

Dans la 1ère catégorie on trouve les pays suivants dans l’ordre croissant de taux de mortalité : Corée du Sud, Danemark,   Allemagne, Hongrie, Royaume-Uni, Irlande, Autriche, Suisse, Grèce, France, Pays-Bas. Le chiffre donné pour le Royaume-Uni est donné sur 8 jours seulement car ce pays a fait juste avant une très importante correction du nombre de décès. Dans ces 11 pays l’épidémie peut être considérée comme terminée et aucun symptôme de rebond significatif des décès ne se fait sentir. La propagation du virus y continue à un rythme lent et le taux de létalité (décès/cas) y est beaucoup plus faible que dans la 1ère phase.

Dans la 2ème catégorie on trouve les 4 pays suivants : Italie, Portugal, Suède, Espagne. On note que la Suède présente depuis le début de l’épidémie les conditions les plus favorables à la propagation du virus et sans doute une meilleure immunité collective en n’ayant recommandé que la distanciation physique. Ces pays sont dans la phase terminale de la l’épidémie mais doivent encore rester vigilants pour éviter tout foyer de propagation non maîtrisé.

Dans la 3ème catégorie ces 5 pays sont dans une première phase à évolution lente et maitrisée de l’épidémie ou font face à un rebond significatif demandant une phase active de traitement des foyers de contagion. On y trouve les pays suivants : Inde, Belgique, Russie, Maroc, Andorre. Andorre est cité pour introduire un petit pays proche de nous et lié à la France servant de transit entre l’Espagne et nous. Ces pays doivent encore continuer la lutte contre le virus par dépistage, tri, confinement des contaminants et traitement hospitalier.

Dans la 4ème catégorie se trouve des pays en pleine 1ère phase active du virus avec des évolutions diverses soit lentes soit rapides mais continues et maîtrisées ou en cours de l’être. Ces pays ne sont pas sortis de la propagation active du virus et de sa virulence mais apparaissent avoir un système sanitaire en phase de maîtrise de la situation. Ce sont les 4 pays suivants : Iran, Etats-Unis, Mexique et Brésil.

Dans 5ème et dernière catégorie on ne trouve qu’un seul pays, le Pérou. Ce pays présente une situation inquiétante d’évolution rapide des décès et le système sanitaire ne semble toujours pas en mesure de maîtriser la situation. Dans les prochains jours il va ravir à la Belgique la 1ère place du classement mondial pour la mauvaise gestion de l’épidémie. Il serait temps que les chercheurs et l’OMS se penchent sur ce pays se posent la question pourquoi ?

Conclusion

Ce regard sur l’évolution de l’épidémie dans les 25 pays examinés et suivis ici montre que d’une part on peut quantifier facilement et journellement la situation de dangerosité dans laquelle se trouve un pays un jour donné. Pour la France il est indubitable que cette dangerosité, tant dans le nombre moyen de décès par jour sur une période représentative de 15 jours ou l’ampleur d’un rebond, est inférieur à un seuil qui marque la fin de l’épidémie. C’est d’ailleurs le cas de quatre autres pays voisins, Irlande, Royaume-Uni, Allemagne, Suisse. Il reste l’Italie et l’Espagne mais qui ne sont pas loin d’être dans la même situation. Ni par le niveau de décès journaliers, ni par son voisinage avec des pays présentant un risque élevé, la France ne peut justifier le climat anxiogène dans lequel elle maintient sa population.

Même le port obligatoire du masque n’apporte pas de vérification sur son utilité, hors exceptions dont professions de santé et impossibilité de distanciation physique prolongée. En effet les Pays-Bas, le Danemark, sont sortis de l’épidémie, et la Suède y arrive dans les jours qui viennent. On est en phase d’immunisation de la population encore non immunisée. Selon des études menées hors de l’IHU de Marseille le Pr Raoult dit début juin que 40% à 70% de la population était immunisée avant le départ de l’épidémie en France. D’ailleurs à la date du 25 août et sur les 15 jours précédents on ne déplore qu’un total de 135 morts pour 32936 cas positifs soit un taux de létalité de 0,41% alors qu’elle a été jusqu’à 15,69% le 18 mai. L’objection sur le décalage entre les cas positifs détectés et les décès tombe puisqu’on est dans cette situation depuis un mois et demi. 99,59% des cas positifs détectés aujourd’hui ne vont pas en mourir. L’important ce n’est pas le nombre de tests, ni le nombre de cas, mais le nombre de décès.

Ce climat anxiogène est délibérément choisi par Macron en détournant la communication sur le nombre de cas qui n’est pas représentatif ni de la propagation du virus, ni de sa dangerosité car il mélange désormais les asymptomatiques, les symptomatiques et les hospitalisés. Ceci a non seulement des répercussions sur la liberté de se déplacer et de se réunir mais impose un sentiment de peur que le port du masque rapidement préjudiciable pour la santé en soi, ne fait qu’amplifier. Comme dit très justement le Pr Raoult : « Aujourd’hui c’est de la peur que j’ai peur » en ciblant des comportements d’autosurveillance et de panique collective qui rappellent de mauvais souvenirs. D’ailleurs ce climat de peur que développe la France, en recherchant tout ce qui peut alimenter cette peur du lendemain avec le rebond toujours possible mais qui n’arrive pas, est pris en compte par nos pays voisins comme le Royaume-Uni et l’Allemagne qui nous classent comme des populations à risque. Le Royaume-Uni déconseille les voyages en France, et impose une quarantaine aux Français arrivant chez elle. L’Allemagne déconseille les séjours en France et impose une quarantaine à ses ressortissants lors de leur retour au pays.

Alors on ne peut pas éviter de se poser la question du Pourquoi. De toute évidence on a affaire à une politique répressive dont la fin est toujours repoussée devant nous. Les consignes de verbalisation des contrevenants au port du masque ou au non-respect de la distanciation physique va de pair avec la commande massive de drones et l’incitation à la détection des porteurs de virus proches par une application sur les mobiles. Macron ne peut ignorer que cette politique autoritaire de contraintes physiques aura encore un fort impact sur notre économie puisqu’il a renoncé au confinement à la demande du Medef. Il semble même avoir lâché sur la vaccination obligatoire contre le virus même si on la présente comme l’arme salvatrice qui justifierait de continuer dans la peur avant son arrivée. Il ne reste donc que la volonté de tenir le peuple en main dans la préparation de la prochaine élection présidentielle et de contrer tout mouvement contestataire rassemblant une partie significative de la population. Les régimes au faciès autoritaire ne craignent que cela. On est bien loin de la préoccupation de la santé des français mais plus proche d’une manipulation de l’opinion qui a d’autres objectifs que celle-ci.

Dans ce contexte de manipulation de la peur

La France se tire une balle dans le pied.

Non seulement elle paie très cher

La 1ère gestion de l’épidémie

Mais elle l’aggrave encore.

Le trou dans l’économie

Continue de croître.

Le virus s’éloigne

Nos sous aussi !

Claude Trouvé

26/8/20

dimanche 23 août 2020

Le coupable de la catastrophe du COVID-19 ? Virus ou Macron ?

 Il court, il court le virus, il est passé par ici, il repassera par là. Le message sature les ondes et nos oreilles dans une mascarade en file indienne dans un théâtre d’ombres masquées. On reconnait à peine son voisin et on a une météo au son du « protégez-vous ». Père gardes-toi à droite, père gardes-toi à gauche… tu sais les vieux sont plus vulnérables. Tu ne voudrais tout-de-même pas faire partie du 0,05% des 25% de décès des maladies respiratoires tout ça à cause du virus, ce serait trop bête. D’ailleurs pourquoi prendre ce risque de surmortalité alors que, grâce à ces précautions, le nombre total de décès journaliers toutes causes confondues est le même que l’an dernier depuis le mois de mai ? Logique non ? Enfin aussi logique que les recommandations à girouette des autorités qui suivent le sens du vent de l’électorat ou des grandes entreprises

Donc on ne confinera plus, mais le danger est toujours là. Vu le résultat obtenu, est-ce à dire que le confinement, tel que pratiqué, a été un désastre sanitaire et économique ? Macron vient d’avouer qu’il abandonnait le « quoiqu’il en coûte » et ne reconfinerait plus pour une raison de coût. Ouf !  Mais il n’abandonne pas les mesures autoritaires sur la population et surtout la possibilité de juguler tout rassemblement qui viendrait troubler la politique d’abandon de la sécurité ordinaire et de la souveraineté de notre pays, comme ce marché de dupes du dernier accord sur le plan de relance européen. En effet nous nous engageons à recevoir 40 milliards et à payer 80 milliards plus tard. La Pologne, dès la signature, va recevoir 100 milliards en une fois, soit 10 ans de subventions annuelles. Il faudra bien payer la part des 350 milliards de subventions européennes mises à disposition des commissaires européens, et on va tout droit vers un impôt européen en transférant une part de souveraineté associée au droit de lever l‘impôt. La France s’endette pour elle seule de 300 milliards et atteint 120% du PIB au moins. Pourquoi en est-on là et pourquoi demain sera pire qu’hier ? Ce sera pire demain parce que les empêchements mis encore au bon fonctionnement des productions de biens, de services et à celui des administrations ne fera que ralentir la reprise, augmenter les coûts de production, handicaper les exportations, peser sur les salaires, baisser la consommation intérieure, et accentuer les faillites et le chômage.

Alors ce fameux rebondissement dont on nous parle, vrai ou pas vrai ? Oui c’est vrai, le nombre de cas augmente mais contrairement à la période de mars-avril ces cas pour la plupart ne signifient plus forcément une hospitalisation et les réanimations se font plus rares. En effet le pourcentage de jeunes dépistés est plus important et la population testée est plus large que celle du début sur les personnes présentant des symptômes de la maladie. Certains pensent aussi que le virus est moins virulent comme cela se passe souvent dans les maladies virales. Le nombre de cas augmente certes mais il reste près de 4 fois en deçà des 15 796 cas enregistrés le 1er avril, triste poisson. Cela avait ensuite donné 1 438 décès le 15 avril. Maintenant on note 12 décès le 20 août et 19 décès le 21, avec une moyenne de 12 décès/jour depuis 40 jours. Le virus ne tue presque plus et ne représente que moins de 1% des décès journaliers toutes causes confondues (1660 décès/jour en 2017).

Alors, comme on peut toujours dire tout et n’importe quoi sur l’avenir, on met en avant le nombre de cas qui augmente comme un signe précurseur qui permet de continuer un discours anxiogène. Evidemment le virus étant nouveau la connaissance est limitée. Pourtant la comparaison avec d’autres coronavirus et les maladies virales en général ne permet même pas de parler de probabilité de rebond. Ce serait nouveau. Pour avoir plus de recul dans le temps il peut être intéressant de regarder ce qui se passe en Corée du Sud qui reste un des cas de référence dans la bonne gestion de l’épidémie et l’un des premiers pays touchés. On constate un léger rebond des cas entre le 7 mai et le 7 août, puis une croissance très rapide et importante jusqu’à aujourd’hui mais dans ces deux périodes on ne note aucune incidence notable sur les décès qui reste de l’ordre de 1 décès/jourLa Corée du Sud, ayant eu son pic de décès au mois et demi avant nous, n’apporte pas d’information prévisionnelle alarmiste sur un rebond dans le prochain mois en France.


Mais peut-on s’alarmer au vu des décès dans les autres pays proches de nous ? Regardons la Belgique, le pays ayant encore actuellement le record mondial du nombre de décès/habitants. La première phase de l’épidémie s’est terminée vers le 20 juin, soit 8 jours avant nous. La période suivante montre un accroissement des cas/jour encore plus important qu’en France et culminant le 14 août. En août le nombre de décès a légèrement augmenté mais avec 9 décès/jour le 21 août on est très loin du maximum de décès de la période précédente à près de 500 décès/jour. Il y a rebond des cas donc sûrement des tests mais pas des décès. On ne peut pas parler de rebond de l’épidémie en Belgique.

 

Si cela ne suffit pas à convaincre que le rebond n’est toujours pas là mais qu’il faut néanmoins porter des masques, on peut jeter un coup d’œil sur le Danemark. C’est l’un des pays européens ayant le mieux géré l’épidémie (17 décès/million d’habitants pour 455 en France) et n’imposant pas le port du masque à sa population. La première période de l’épidémie s’est terminée à la fin juin. Depuis on assiste à une très forte augmentation du nombre de cas manifestement due à une politique de dépistage à grande échelle avec un point culminant le 10 août coïncidant d’ailleurs à cette date à un léger pic de décès. Il peut s’agir d’un foyer détecté dans une maison de retraite donc à forte mortalité. Cependant la mortalité n’augmente pas depuis la mi-juin et se situe à moins de 1 décès/jour soit 25 fois moins que le maximum de décès journaliers début avril. Au Danemark non plus il n’y a pas de signe annonciateur d’un départ de rebond du virus et cela sans port du masque !

La politique alarmiste développée par les autorités gouvernementales n’a guère de sens alors que l’on est dans une période de trêve de l’activité du virus comme on pouvait s’y attendre. On ne peut pas exclure que le virus mute pour devenir saisonnier mais la date qu’il choisira pour revenir sous une forme voisine ne nous est pas connue, pas plus que la dangerosité qu’il aura alors. Une politique de dépistage ciblée sur les symptomatiques et l’isolement des contaminants serait celle du bon sens comme celle de prévoir la mobilisation générale des hôpitaux publics et privés, des médecins généralistes, et l’approvisionnement au fil de l’eau des moyens nécessaires en cas de démarrage brutal d’une nouvelle épidémie en fin d’année ou au début de l’autre. Dès septembre le retour des vacanciers va limiter le brassage de population et la contamination va naturellement régresser. Or c’est une politique de repli sur soi que la France met en place avec le port de masques et les mesures contraignantes pour nos entreprises, nos services, nos administrations et même nos écoles. Aujourd’hui ce n’est pas le virus qui est responsable, il n’agit presque plus, mais bien le pouvoir.

Le résultat global de la politique de gestion développée jusqu’à aujourd’hui se décline en un mauvais résultat sanitaire et un très mauvais résultat économique. Avec -18,9% de perte de croissance sur le 1er semestre 2020 par rapport au 4ème trimestre 2019 la France fait moins bien que la Zone euro et même l’ensemble de l’UE. Cette perte de croissance est même de -19,7% par rapport à l’année 2019 ou au 1er semestre 2019. Seuls l’Espagne et le Royaume-Uni font plus mal que nous. Notre perte de croissance est supérieure de 50% à la perte allemande. Mais on ne peut pas ignorer le résultat économique remarquable de la Suède avec une perte de croissance plus de 2 fois inférieure à la nôtre, même si son nombre de décès par habitants est proche de celui de l’Italie. Or la Suède est le pays qui a pratiqué une politique totalement différente dans le souci d’utiliser l’immunisation collective et n’a pratiqué ni confinement ni imposé des masques pour la population.

Sur les 10 pays pour lesquels on dispose le 21 août des variations de la croissance semestrielle, 8 ont appliqué la même stratégie mais pas avec la même intensité et la même autorité. Les résultats sanitaires et économiques diffèrent mais les deux sont liés à la façon de traiter les malades du virus et sa propagation. Il est remarquable qu’un lien indirect existe entre nombre de décès/habitants et la perte économique comme le montre clairement les graphiques dessous.

 

Ils représentent la croissance du PIB en fonction du nombre de décès/million d’habitants. Celui de gauche comporte les 10 pays. On note une nette tendance baissière de la croissance avec l’augmentation du nombre de décès. Un pays se distingue nettement, la Suède dont la stratégie différente la distingue des neuf autres. Il en est de même avec les Pays-Bas qui ont eu une politique basée sur le même principe mais avec une politique de dépistage plus performante. Les Pays-Bas montrent qu’avec une politique de santé plus souple on peut en même temps avoir 21% de moins de décès du COVID-19 que la France et 48% de moins de perte de croissance. Celui de gauche avec les 8 autres pays permet de quantifier l’effet de la stratégie de confinement, plus ou moins stricte, et de la qualité des services sanitaires, sur le nombre de décès et sur l’impact indirect sur l’économie représenté par la perte de croissance. C’est ainsi que l’on peut dire qu’une politique de gestion de l’épidémie, qui provoque 500 décès dus au COVID-19 par million d’habitants, soit 0,1% de décès du COVID-19 dans la population, est lié à une perte de croissance de près de 10%. C’est que l’on peut évaluer entre la France et l’Allemagne. On peut même en déduire que la Lituanie a eu une politique de santé moins contraignante pour la population et l’économie, et le vérifier sur son plan d’action précoce avec fermeture des frontières. La Lituanie fait partie des pays les plus performants dans la lutte épidémique.

Ce constat statistique de l’énorme impact économique du taux de mortalité global à ce jour de 0,046% de décès COVID-19 amène à le comparer au taux de mortalité toutes causes confondues stable depuis plusieurs années à 0,91% de la population française, soit 5% des décès totaux. Autrement dit avec un taux de mortalité 5 fois plus faible que l’ensemble des causes de décès, les décès du coronavirus ont gravement plombé l’économie française. On peut aussi se demander pourquoi on continue à paralyser l’économie, à traumatiser les français par le port du masque alors que l’épidémie est finie depuis un mois et demi, que le nombre moyen de décès sur cette période rapporté à l’année ne représente plus qu’un taux de mortalité COVID-19 actuel de 0,0065% ou 0,71% des décès toutes causes confondues ! C’est 2 fois moins que les suicides en 2019, suicides qui ne vont pas cesser d’augmenter dans les mois qui viennent avec les faillites et les pertes d’emplois. On est en droit de se poser la question suivante : « cela en valait-il la peine et désormais y-a-t-il une autre raison que sanitaire pour continuer ? » et, en ce qui concerne la France, de mettre en accusation le pouvoir pour avoir mal géré cette épidémie sur le quadruple plan sanitaire, économique, psychologique et sociologique. Le pire c’est que Macron continue !

Ce qui va le plus tuer la France ce n’est pas le virus

Mais l’incroyable incompétence du pouvoir.

Le virus somme toute n’a eu ailleurs

Que les décès d’une simple grippe

Et pourtant le pouvoir en a fait

Cette machine infernale

Broyant nos libertés

Tuant plus encore

Et appauvrissant

Notre pays.

Claude Trouvé

21/08/20