Mon
message d’aujourd’hui sera celui d’un constat déprimant poussant à rebondir
hors de l’abîme dans un instinct de survie comme notre pays a tant de fois su
le faire. Les chirurgiens de Bruxelles examinent ce qui reste de notre corps
mutilé par les opérations successives qui ont pompé notre sang. Ils vont
administrer une nouvelle purge mais s’ingénier en même temps à prolonger notre
agonie. Nous sommes devenus pour eux un numéro, celui d’une France handicapée
incapable de subvenir seule à ses besoins vitaux. Nous devenons le cas que tous
les grands spécialistes attendaient pour appliquer leurs recettes d’aliénation
celui du pays de l’Europe qui aura un déficit budgétaire de 4,7% en 2016,
déficit dont l’ampleur la placera à la première place de l’Europe.
L’humiliation
est portée à son comble quand c’est un de ses anesthésistes, le dénommé
Moscovici, qui déclame le verdict, en anglais s’il vous plait. Les « mesurettes »
débiles se multiplient du style d’une taxe sur les cartouches d’encre pour
financer un Conseil National du Livre ou le prix trop élevé des rasoirs féminins. Les « mesurettes »
contre-productives sont dans les cartons comme la taxation des résidences
secondaires pour forcer les propriétaires à louer, qui va entacher le pouvoir d’achat
d’une classe de possédants sans espoir de les décider à louer leur pied-à-terre
à Paris dont ils entendent profiter. C’est d’ailleurs une atteinte au droit de la
liberté de disposition d’un bien, ce qui est contraire au libéralisme dont se
réclame Manuel Vals.
Le
simple fait d’imaginer de telles mesures quand on triche pour passer l’examen à
Bruxelles est le signe d’une incapacité notoire à gouverner. Les entreprises
jouent avec Manuel Vals qui joue lui-même avec elles dans un ballet dangereux de
brosse à reluire. Personne ne tient ses engagements. Les entreprises ne créent
pas d’emplois en nombre suffisant et le gouvernement laisse toujours le Pacte
de Responsabilité en chantier depuis 10 mois alors qu’il s’agissait de mesures
d’urgence soi-disant.
Du
côté de l’opposition on se contente de ressortir les vieilles recettes avec des
têtes dans on a déjà pu mesurer l’efficacité dans les précédents gouvernements.
N’oublions pas que le rebond de 2010, à coup de 600 milliards de dettes, s’est
éteint dès la mi-2011 avec les réformes Fillon. La compétitivité de nos
entreprises ne s’est jamais remise de l’adoption de l’euro. Les prix attribués
en grand pompe aux grandes sociétés du CAC40 ne reflètent en rien le
redémarrage de notre tissu industriel des PMI-PME-TPE. Ces dernières sont
exsangues et beaucoup ne survivront pas à 2015. Elles n’investissent plus et
leur compétitivité va s’en ressentir.
La France
rejette Hollande parce que, non seulement il est en échec et qu’il a menti effrontément
durant sa candidature, mais aussi parce que le costume de Président s’avère
beaucoup trop grand pour lui. C’est la raison de l’engouement actuel pour Alain
Jupé dont la stature de « droit dans ses bottes » change de la
normalité constatée du locataire de l’Elysée. Malheureusement il s’agit
toujours d’un miroir aux alouettes d’un homme qui continuera grosso modo la
politique de l’endettement, d’une immigration impossible à réellement maîtriser
dans le traité de Schengen, d’une soumission à l’euro et aux grandes puissances
financières et bancaires.
La
stigmatisation du souverainisme en l’amalgamant à du nationalisme est le plus
grave indicateur de la perte de volonté de la France de se prendre réellement
en charge. Contrairement à ce que la pensée unique UMP-PS nous rabâche, l’Europe
à vocation fédéraliste ne nous veut pas du bien. Elle n’est que le territoire
où les États-Unis augmentent leur emprise comme les Israéliens poussent leurs
logements dans la Palestine. C’est bien d’un sursaut souverain dont la France a
besoin. L’affichage d’une volonté de reprendre en mains sa destinée non dans un
souci d’opposition aux autres pays européens mais au contraire de recherche des
domaines où l’intérêt est commun sans esprit de fédéralisme ni de simple zone
de libre-échange. La réussite des pays de l’Europe physique qui ont choisi de garder
leur monnaie et de dévaluer rend caduque l’affirmation de catastrophisme de la
sortie de l’euro martelée comme un postulat par Jupé. Tous les remèdes de
gauche et de droite ont échoué et remettre le couvert pour servir les vieilles
recettes serait un nouveau crime pour la France.
Il
faut faire table rase et repartir sous le drapeau qui a fait briller la France dans
l’histoire du monde. Oui la France est belle et promise, comme sa langue dans
le monde, à un bel avenir si elle sort des dogmatismes qui engluent sa pensée
et la paralysent. Remettre en cause les traités et libérer la monnaie,
assouplir les contraintes inutiles et néfastes sur les entreprises, alléger la fiscalité, calmer les
réformes sociétales et territoriales pour s’employer aux réformes structurelles,
investir dans les infrastructures, rétablir les contrôles humains aux
frontières, pratiquer une véritable politique d’assimilation de l’immigration,
recentrer l'État sur ses tâches régaliennes, arrêter les subventions aux énergies renouvelables autres que la géothermie, donner
la parole à la science, relancer la recherche y compris dans le nucléaire, revaloriser
le métier d’enseignant, réorganiser l’enseignement public-privé, en y incluant
l’apprentissage et la morale civique, dans une école du mérite et de l’acquisition
primordiale des connaissances fondamentales, redevenir coopérant et non vassal de l'OTAN, remettre l'Armée à niveau en hommes en matériel, c’est redonner à la France l’élan
dont elle a besoin.
Libérer les énergies, croire en l’avenir,
Ne naît pas dans les discours,
Mais dans les actes !
Claude
Trouvé
Coordonnateur
MPF du Languedoc-Roussillon
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