dimanche 5 avril 2020

Coronavirus : Confinement. Bonne solution pour qui ?


La question sur le confinement est déjà au cœur du débat puisque le gouvernent est déjà dans la politique de l’après-confinement et il semble difficile de s’en sortir si l’on continue sur les principes qui ont prévalu au choix du confinement global. On parle de desserrer le confinement par tranche d’âge ou par zone géographique mais le virus ignore les frontières administratives. L’âge mène à des réflexions du type de choix des jeunes ne risquent rien et des vieux malades qui n’ont que beaucoup moins de chances de survie qui sont les candidats à la liberté de circulation. Ceci est dans le droit fil de l’ordonnance prise le 28 mars qui autorise de facto l’euthanasie. Ce débat, qui a enflammé la population pour un jeune homme en mode de survie depuis des mois, est donc clos. Nécessité fait loi, dirons-nous. Pas assez de lits, d’équipements et de denrées de protection, de personnels soignants, de matériel de dépistage, de respirateurs artificiels, la solution s’impose d’elle-même. On sacrifie les vieux qui ont moins de chances de survie.

En dehors de la question existentielle dans une société démocratique laissée à un pouvoir dictatorial, on note que cette décision procède d’une réflexion plus profonde qui met en cause la charge des personnes qui coûtent cher à la société. Si nécessité fait loi, la déprime économique, qui va nous arriver dans les deux mois qui viennent avec une baisse de la croissance déjà au moins de 10% aujourd’hui, va augmenter la charge des personnes non productives. C’est donc sur elles que va se trouver une partie de la solution par un rabotage systématique de leurs revenus. Les prestations hospitalières à haut coût pour des personnes improductives peuvent être mises en cause. Il en est de même de la durée et du montant de la prise en charge des chômeurs. Voilà comment à partir d’une incompétence notoire de gouvernements imprévoyants, on en arrive à des solutions qui tendent à une société de serfs productifs pour un nombre restreint d’individus dont la fortune ne cesse de croître. 

Beaucoup disent que le monde de demain ne ressemblera pas à celui d’hier. C’est une constante dans l’évolution du monde, mais ils sous-entendent que le changement sera brutal et profond. Les mesures liberticides actuelles qui ont commencé avec les ordonnances pour la réforme des retraites et sont poursuives pour cause de coronavirus qui mettent les forces de l’ordre, armée comprise, en actions répressives sur l’ensemble du territoire, ne sont que le révélateur au grand jour d’une politique mondialiste aux desseins cachés. La lutte sans-merci sous-jacente des laboratoires pour le marché du vaccin contre le coronavirus est mondialement en cours et affecte de façon directe les décisions de nombre de nations dont la nôtre. Le refus de l’Inserm de lancer un processus de validation sur le médicament complet du Pr Raoult (ce qui ne permettra pas de valider la formule complète), et de ne l’autoriser pour l’instant que dans les hôpitaux, sur des cas désespérés et sous consensus de l’équipe médical en dit long sur le pouvoir de l’Inserm. On sait que son financement vient en partie des dons de la grande industrie pharmaceutique.

Nous n’assistons qu’à une accélération d’un processus de prise en charge des peuples par les grandes puissances financières mondiales à vocation atlantiste pour l’instant. C’est le Nouvel Ordre Mondial, largement décrit par Jacques Attali. Ce monde se heurte pour l’instant au couple Chine-Russie, auquel s’adjoignent les pays les plus peuplés de ce monde. Mais ces deux mondes visent l’hégémonie mondiale avec des concepts différents sur l’identité des nations à gommer ou à préserver. Mais la France est déjà dans la main des puissances financières qui contrôlent de facto l’UE. Son affaiblissement économique déjà en cours depuis plusieurs mois, va croître brutalement après le coronavirus puisque Macron a choisi de mettre en veille-survie son moteur économique. De pays contributeur net au budget de l’UE, la France se place déjà en quémandeuse d’aide ou voulant la mutualisation des dettes publiques des pays de l’UE. Ceci lui est évidemment refusé par l’Allemagne qui y perdrait gros. La France demande de l’aide partout en Russie, en Chine, à Cuba. Les français découvrent que le roi est nu, mais qu’il invite le peuple à chanter cocorico pour des soignants qui se battent sans gilets pare-balles. 

C’est donc à un processus de dépendance à la grecque que s’engage la France, et plus encore l’Italie et l’Espagne qui ont choisi délibérément de sacrifier leur économie par des directives de confinement global. Ce n’est pas le cas d’autres pays comme la Suède, les Pays-Bas et même de notre puissante voisine, l’Allemagne qui a ciblé sur le rassemblement limité à 2 personnes. Ceci permet de maintenir de nombreuses activités dont les déplacements. La Chine a éteint la contestation à Hong-Kong par la discipline nationale du coronavirus, Macron a éteint toutes les contestations politiques par la volonté de ligoter son peuple, e le paniquer, et de se mettre ensuite en position de lui imposer de plus en plus d’austérité an nom de la solidarité nationale pour la survie du pays. Sa politique est volontairement nébuleuse avec des appels à la solidarité européenne, et en même temps à la souveraineté et à certaines nationalisations d’entreprises. La réalité de l’action sera évidemment très différente, mais pour l’instant tout le monde trouve dans ce menu un plat qui lui convient.

Pourtant il est probable que lorsque l’étau va se desserrer quelque peu, un grand mouvement de doute, mais aussi de colère va parcourir notre peuple. Il va falloir rendre des comptes sur une politique dont la plupart d’entre nous voient bien que le sauvetage des vies n’est pas l’axe principal. En dehors de la polémique sur le traitement du Pr Raoult, prescrit dans de nombreux pays, ne va pas s’éteindre. On va reparler aussi de la politique de confinement quand tout le monde va pouvoir constater l’impact économique sur sa propre vie. On oubliera la dizaine de milliers de morts, comme on a oublié les 15 000 morts de la canicule, et ceux des pandémies précédentes, car la réalité va durement nous y contraindre. Aujourd’hui les graphiques ci-contre donnent une réponse provisoire incontestablement défavorable au confinement. Le nombre de décès est 16 fois plus faible en Allemagne qu’en Italie et en Espagne. Mais il apparaît aussi que le nombre de cas est aussi 2,5 fois moindre que celui de l’Espagne et 2 fois moindre que celui de l’Italie. Mais ceci met en lumière le fait que l’Allemagne dépiste beaucoup plus que les autres pays à raison désormais de 200 000 tests/jour. La France a tardé à confiner et pas au niveau de l’Italie et de l’Espagne et cela lui donne une position intermédiaire assez proche des Pays-Bas, pays qui n’a pas confiné sa population. Le résultat de la Suède confirme pour l’instant que l’option du non-confinement est jusqu’à présent une excellente décision. 

Il est encore trop tôt pour donner un avis solide à partir de ces chiffres car l’épidémie n’a pas terminé sa trajectoire de vie saisonnière. Le résultat actuel de l’Allemagne qui a détecté un nombre de cas non négligeable montre qu’un vrai débat va devoir s’ouvrir, en dehors de ma conviction personnelle, mais sur des chiffres concrets avérés. Il y a pour l’instant une interrogation qui laisse dubitatif sur l’intérêt d’un confinement global à l’inverse de la Chine qui n’a vraiment confiné que 5% de sa population. Ceci est particulièrement vrai dans l’Ouest de la France où rien d’inquiétant ne se passe depuis 3 semaines mais où la vie productive est à l’arrêt à 80%.
 
Il y aura un avant et après le coronavirus 

Mais pour ceux qui n’ont pas vu

Que le processus est en cours 

Et depuis bien des années,

C’est la mise en servage, 

La traite des productifs,

L’exclusion des autres, 

Pour les plus riches.
 
Claude Trouvé 
05/04/20

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