jeudi 6 octobre 2011

Primaires socialistes ou « Questions pour un champion »


Ce mercredi 5 avril 2011 nous a offert son troisième spectacle de marionnettes socialistes. Les six personnages, agités successivement par les deux marionnettistes, les pieds scotchés à terre derrière leur paravent, admonestés comme des enfants auxquels on recommande de traverser dans les clous, tancés pour des non-réponses ou des réponses non convaincantes nous ont ratifiés d’une bouillie molle de petites recettes.

L’un de ces six candidats sera probablement au second tour et a de grandes chances d’être élu. Il sera élu pour résoudre les grands problèmes qui se posent à la France. L’Europe est secouée d’une crise de la dette dans laquelle notre pays prend une grande part. La banque Dexia est démantelée, France et Belgique se partagent sa dépouille. En juillet Dexia avait passé avec succès le test de solidité effectué sur 90 banques. On parle de recommencer les tests pour prendre en compte un effacement important de la dette grecque, comme si cette éventualité était inconcevable en juin.  La BCE va racheter pour 40 milliards d’actifs toxiques des banques, sortant ainsi complètement de ses fonctions de surveillance de l’inflation qui fait partie des traités.

La note AAA de la France est mise sous surveillance mais tout cela n’émeut pas nos socialistes qui multiplient les dépenses et les petites recettes compensatrices toutes à bases d’impôts ou de taxes nouvelles ou augmentées. Le comblement de la dette, les probables 200 milliards de dette supplémentaire fin 2012, ne méritent ni un regard ni une quelconque solution, sinon des « il faudra réduire la dette ». Comment ? En indemnisant les dockers vivant dans l’amiante (allez les voir travailler, regardez leurs salaires et le nombre d’heures travaillées, vous plaindrez plutôt le smicard et même le professeur). Comment ? En mettant en place 60.000 fonctionnaires de plus pour résoudre le problème de l’école, mais aussi des crèches et écoles maternelles ouvertes 24h sur 24 dans les quartiers difficiles, etc.

La liste des catégories d’électeurs qui vont recevoir des cadeaux n’est limitée que par le fait que certaines d’entre elles ne votent pas socialiste. Par contre le mot « immigration » doit être un gros mot dans la bouche de ces candidats. Il n’apparaît prudemment que sous la forme « discrimination » quand on parle des banlieues ou des échecs scolaires. Il se dissimule même dans « le bel avenir de la France » dont le taux de natalité fait des envies de l’autre côté du Rhin. Avec de l’ordre de 1,8 chez les autochtones français (ce qui ne permet pas le renouvellement des générations) et de 2,4 chez les immigrés musulmans, on peut prévoir en 2030 un bel avenir avec la perspective d’intégration ou d'asservissement des dhimmis que nous sommes, les catholiques, les protestants, les juifs, les athées, les agnostiques dans les lois temporelles du Coran.

Jean-François Coppé parlait déjà d’apprendre l’arabe dans les écoles mais nous devrons en plus vivre en symbiose dans les ghettos, dans les zones de non-droits où règne la charia, dans les écoles, dans les cantines, dans les usines avec une culture, une langue autre que la nôtre, une religion qui s’imposera de plus en plus. C’est cela que le socialisme va aider à éclore et l’intégration ne se fera pas dans le sens normal de tout pays d’accueil. Hollande n’a pas peur des banques musulmanes dont on sait les liens avec des mouvances islamiques dures. Martine Aubry n’a pas peur d’ouvrir des heures de piscines réservées aux femmes musulmanes.

Les problèmes  de délinquance, de taux de chômage élevé dans les banlieues difficiles sont posés en termes de culpabilité des gouvernants, voire de racisme des français ! Selon une méthode de persuasion qui a fait ses preuves, on mélange la cause et ses effets. Si les gouvernants sont responsables de quelque chose c’est d’avoir depuis trente ans accepté une immigration dont nous n’avions plus besoin. Mais ces immigrés sont venus de leur plein gré, voire clandestinement, et les problèmes de délinquance, de ghettoïsation dans toutes nos grandes villes c’est bien leur présence qui les génère et en est la cause.

A ce propos, vous constatez sûrement que le nombre de médecins étrangers augmente et particulièrement dans les hôpitaux, ceci prouve simplement que nous manquons de médecins français pour des raisons de numérus clausus et de la baisse d’intérêt des jeunes. Est-ce une raison pour mettre des médecins africains dans nos campagnes désertées et nos hôpitaux ? Ne seraient-ils pas plus utiles dans leurs pays d’origine ? Le socialisme résout tout cela en imposant des quotas géographiques, des dispensaires et autres « mesurettes » alors que la difficulté est essentiellement numérique et financière. Le résultat sera le désintérêt de nos étudiants pour ce métier vu l’étroitesse de la porte d’entrée, les perspectives financières et de qualité de vie. Ceci sera comblé par une arrivée toujours plus massive de médecins et chirurgiens de pays étrangers qui trouveront là des perspectives meilleures que chez eux.

Halte à l’immigration inutile

Intégration des immigrés à la France et non l’inverse

Protectionnisme à cibles choisies

Ré-industrialisation et développement de la créativité

Ecole de la qualité et non de la quantité

Autant d’actions qui différencient le MPF des socialistes !

Claude Trouvé

mardi 4 octobre 2011

La Grèce est mise sur la planche de sa sortie de l’euro !

Comme l’on pouvait s’y attendre les marchés prennent de vitesse une zone euro engluée et désorientée. Les banques sont à recapitaliser, les états sont soit en période de fragilité, les PIIGS, soit peu enclins à se mettre en danger en sauvant banques et états cigales. On repousse à novembre la décision des 8 milliards qu’attend la Grèce pour le 14 octobre et plusieurs pays rechignent à augmenter les fonds propres du FESF et un nouveau plan d'aide à la Grèce.

La lourdeur de la machine européenne et le sentiment de nationalité, qui se fait de plus en plus pesant dans les moments historiques que la crise a engendrés, font apparaître en pleine lumière les défauts de naissance de l’Europe de Maastricht. Ce n’est pas aux peuples, qui seront les victimes et les payeurs, que les états pensent aujourd’hui mais aux banques et au sauvetage de leur enfant mort-né, l’Europe de Delors, de Mitterrand et de Sarkozy.

La Grèce ne sera pas sauvée par eux, elle sera étranglée, dépouillée, livrée aux humanitaires. Sa situation est pitoyable. Aux yeux des bailleurs de fonds elle n’en fait jamais assez pour mériter l’aide qui la remettrait à flot. D’autres pays attendent de toutes façons que l’aide arrive aussi, que la Grèce soit sauvée ou non ! La zone euro bascule, les américains donnent des leçons qui n’ont pas marché chez eux par crainte de voir l’Europe sombrer, les chinois attendent leur heure pour le festin.

 Plusieurs solutions ont été évoquées, la première étant de passer de 50 milliards d’euros de cessions d’actifs publics grecs à 125 milliards. C’est le dépeçage de l’état grec par l’acquisition de leurs sociétés publiques (téléphonie, ports, immobiliers…), tout cela mis dans une structure multinationale… qui les revendra ensuite pour récupérer son investissement. A qui ? Aux plus offrants… Chine et pétrodollars probablement.

La deuxième est une manipulation financière à haut risque que l’on nomme l’effet de levier. Les 400 milliards du FESF s’avèrent insuffisants pour pallier au défaut de paiement de pays comme l’Espagne et l’Italie. Qu’à cela ne tienne, le FESF va garantir les rachats de dettes faites par la BCE jusqu’à un montant de 1600 milliards et le tour est joué… tour de passe-passe à haut risque !

La troisième remet en œuvre le dogme de la croissance stimulée par de l’argent à taux d’intérêt encore plus faible… comme on le fait de l’autre côté de l’atlantique, avec le succès que l’on constate. Quand on sait que le successeur en novembre de Jean-Claude Trichet sera l’italien Mario Draghi, ancien vice-président de la branche européenne de Goldman Sachs qui a maquillé les comptes de la Grèce pour faciliter son entrée dans l’euro, on a des raisons d’être inquiets.

Tout cela est voué à l’échec. Il ne s’agit que d’élucubrations financières qui ne vont qu’augmenter la dette de toute la zone euro et rendre la sortie du carcan de la monnaie unique encore plus difficile.

Quelles qu’en soient les conséquences la seule issue possible, n'aliénant pas leur souveraineté, est la sortie de l’euro pour la Grèce. La zone euro n’y résistera probablement pas mais des idées font leur chemin et paraissent de jour en jour plus réalistes. Le défaut majeur de la zone euro et de l’Union européenne par extension est son hétérogénéité socio-économique. Le fait de revenir aux pays fondateurs ou à une zone d’une dizaine de pays rendrait la zone monétaire plus optimale et viable.

Cette idée est sans aucun doute celle que nous aurions dû adopter dès le départ. Le tissu actuel de l’Europe est des plus hétérogènes. Certains pays sont dans ou hors Schengen, d’autres dans et hors euro, avec toutes les combinaisons de ces deux caractéristiques. De plus des clauses spéciales existent pour le maintien des monnaies nationales, Royaume-Uni, Danemark, alors que les nouveaux pays entrants sont sommés de remplir rapidement les conditions d’adoption de l’euro.

Tout est compliqué, hétérogène et ne peut aboutir à des assises solides pour affronter des temps difficiles. Il est temps que la France fasse entendre une voix forte et claire pour une remise à plat de l’Europe. Elle en a encore le pouvoir avant qu’américains et chinois ne décident pour elle comme ils vont finir par le faire pour la Grèce !

L’argent des états n’est pas celui des banquiers

C’est celui des peuples

Dans une Europe des peuples

Seuls à décider de leur avenir !


Claude Trouvé

Sauvetage ou sauve-qui-peut ?

La France est dans la tourmente, la Grèce au bord du précipice… à quoi pensent nos gouvernants ? A sauver les banques !

Les appels à la haine par des musulmans excités se multiplient dans la plupart des pays européens, les jeunes immigrés sont de moins en moins intégrés… à quoi pense Laurence Parisot, patronne des patrons ? A plus d’immigration pour peser sur les salaires. A quoi pense la gauche ? A plus d’immigration et aux droits de vote des immigrés.

 (Mis en ligne et commenté par Riposte laïque)
 
Le sauvetage de la Grèce n’émeut pas les socialistes, le squat d’immeubles par des clandestins les mobilise. La gauche est  fière d’avoir mis la France dans le carcan de l’euro. Les causes de la déchéance de peuples comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Irlande et bientôt l’Italie n’ont, selon elle, rien à voir avec leur décision sur l'Europe derrière François Mitterrand. Les faits de racisme anti-blancs sont pour eux bien moins graves que les manifestations de ras-le-bol de compatriotes soumis à une délinquance, à majorité immigrée, ou le souhait de ne pas se plier aux mœurs et aux coutumes d’une culture importée pour une bonne part contre notre gré.

Il est temps de dire que la gauche n’est plus la gauche et que, les valeurs humaines qui étaient ses fondements, se perdent dans un dogmatisme arriéré, dangereux et défaitiste. Elle s’apprête pourtant à diriger ce pays vers deux abîmes, l’Europe des marchands comme aujourd’hui d’une part et vers une France multiculturelle perdant son histoire, ses racines dans une culture musulmane triomphante et protégée d’autre part.

Deux graves problèmes sont posés à la France, son avenir économique et la nécessité d’intégrer une population importée qui ne cesse de grandir par le droit du sol, le regroupement familial et la fécondité supérieure aux autochtones. Sur ces deux points fondamentaux pour la France, la gauche nous amène vers un avenir catastrophique. Pour avoir cru au socialisme de paix, nous avons eu la deuxième guerre mondiale. Pour avoir cru au socialisme de Maastricht de l’Europe sociale et protégée, nous allons vers la perte d’indépendance économique d'un peuple s’appauvrissant pour les multinationales et vivant dans un pays qui va lui devenir étranger, inhumain et tortionnaire.

Lors de la discussion de Maastricht nous avons vu des personnalités de gauche et de droite manifester des opinions contraires à celles défendues par les gouvernants. Quand à gauche et à droite, des opinions deviennent communes, c’est que le danger est grand. C’est ce que l’on appelle un rassemblement de salut public. Il faut qu’en France, de nouveau, un grand mouvement de salut public se lève. Où est Fabius qui fut clair sur l’Europe et parlait des cercles concentriques ? Il reste Chevènement, qui a eu le courage de ne pas faire de concessions sur des points capitaux, pour appeler à une véritable évolution de l’Europe des peuples mais qui accepte toujours les « petits sauvageons » immigrés. Arnaud Montebourg fait une bonne analyse mais ses solutions étatiques sont proches de méthodes communistes dont l’inefficacité est connue.

Néanmoins il faut sauver la France de ses démons et lui redonner la fierté de choisir un nouveau chemin. La collusion des états et des banquiers sur le dogme de l’Europe à vocation fédérale, l'Europe des marchands, doit être brisée. Le seul fait de ne pas vouloir reconnaître ses erreurs ne justifie pas de nous amener droit dans le mur. Ils n’ont pas le droit de se sauver avec les banques sur le dos des peuples, car ce sont les peuples qui payent leurs erreurs et l’on comprend leur colère dans les rues d’Athènes, de Lisbonne, de Madrid et même de New-York.

Quelle dérision de voir le Centre se composer et se décomposer, un Borloo ridicule de couardise et en pleine confusion, un Bayrou brandir la solution de la reconstruction de la production industrielle en sachant que c’est lui qui a été le chantre de l’Europe, cette Europe qui a finalement détruit notre industrie ! Que tous ces politiciens rentrent chez eux au chaud, ils n’ont pas eu cette qualité indispensable qui est la vision de l’avenir de notre pays. Les généraux qui perdent les guerres sont dégradés ou emprisonnés, les politiques eux survivent à leurs erreurs qu’ils mettent sur le dos des autres. Il faut que cela cesse.

Les extrêmes en politique ne sont plus si éloignés et c’est le peuple qui va en décider ainsi car il voit ce qu’on lui cache et se rend compte qu’il est berné. Il est temps de préparer le sauvetage par une union de salut public avec des hommes de bonne volonté, de gauche et de droite qui ont vu clair, sinon ce sera le sauve-qui-peut ou une forme d’esclavage de dhimmis.

Quand l’heure a sonné

Le paysan courageux prend sa faux

Et coupe… les mauvaises herbes !

Claude Trouvé

lundi 3 octobre 2011

Traverser les flammes ou mourir à petit feu ?


La zone euro est encerclée par l’incendie de la dette. Le dogme de l’euro qui protège va-t-il encore tenir longtemps ? Que faut-il pour qu’enfin nos grands stratèges regardent la réalité en face ? Quand se posera-t-on la question de savoir pourquoi les pays de l’Union européenne se portent globalement mieux que ceux de la zone euro si l’on excepte l’Allemagne ? Quand aura-t-on le courage de reconnaître nos erreurs ?
 
La couronne suédoise maintient la Suède dans un endettement faible, le pays le plus démocratique du monde, qui a renoncé à l’euro en 2003 par référendum. La couronne danoise fait de même après un référendum en 2000. La Suisse voit sa monnaie tellement appréciée par rapport au dollar, que pour ne pas mettre en danger son économie, elle décide de la lier au dollar. L’Angleterre, qui n’envisage pas l’adoption de l’euro, vient d’avoir sa note « AAA » confirmée avec avis de situation stable, ce qui devrait lui garantir de la garder à court terme. Voilà ce que l’on observe dans des pays européens qui n’ont pas choisi l’euro.

Dans la zone euro, on trouve au contraire les PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne), tous endettés jusqu’au cou. Les spéculateurs en ont fait leur proie même si l’Italie avait eu le mérite de moins creuser sa dette que la France en 2010. Le Portugal va demander un nouvel emprunt, la Grèce vient d’annoncer 8,5% d’augmentation de sa dette et ne tient pas son objectif de 7,3%, condition impérative imposée pour son sauvetage. L’Espagne ne va pas mieux, le chômage dépasse les 20% et le peuple est dans la rue comme en Grèce et au Portugal.

Ne parlons-pas de la France qui tremble à l’idée de perdre son « AAA » mais qui ne maîtrise plus l’augmentation de sa dette (près de 1800Mds€ probables fin 2011) même si elle essaie de maîtriser ses dépenses administratives et de santé. Nous nous enfonçons dans la dette sans qu’aucune véritable autre action correctrice que la rigueur ne soit avancée. La sanction ne va pas tarder à nous atteindre dans une période électorale de paralysie de l’Etat. Si la Grèce n’est pas aidée ce mois-ci, elle est en faillite. Si elle l’est, l’Italie devra s’en sortir seule, car sa défaillance serait la mort de l’euro. Ce pays, fondateur de l’Europe et quatrième puissance économique, signerait aussi la défaite de celle-ci.

Il est pourtant clair que l’euro n’est pas une protection automatique de l’économie d’un pays et qu’une monnaie nationale n’est pas une condamnation obligatoire. Les spécificités socio-économiques de chacun des pays peuvent être plus ou moins favorables à l’adoption d’une monnaie unique. L’Allemagne avec ses produits haut de gamme y a trouvé un marché pour son exportation et a fait de la France son principal client. Par contre cette dernière a creusé le déficit de son commerce extérieur.

Oui il est vrai que sortir de l’euro ne peut se faire sans douleur, ni sans dévaluation mais la situation actuelle se détériore chaque jour. Nos banques privées se déprécient, et leur solidité est remise en cause. Dexia, la banque franco-belge qui fournit les prêts aux collectivités locales, est en grande difficulté et va faire l’objet d’une concertation entre les deux gouvernements. On parle de séparer ses activités de prêt et de les redonner à la Caisse des Dépôts et Consignations ! Le budget des collectivités locales est en danger.

Devant ce constat plus dangereux chaque jour, la valse hésitation de huit mois d’un Borloo qui la termine par une pirouette agrémentée d’un « j’ai (enfin) pris conscience que la situation est grave », a de quoi désespérer l’électeur. Tous nos politiques sont concentrés sur l’élection présidentielle. Les programmes sont secondaires si ce n’est de dire à droite « on continue » et à gauche « il faut écouter la France qui souffre, lutter contre le chômage et augmenter le pouvoir d’achat ». On ressort les vieilles phrases, celles qui vont dans le sens du poil de son électorat.

L’agonie de l’euro se poursuit, mais les états et les banques seront de plus en plus exsangues. L’Europe va bientôt offrir un spectacle de désolation et sa relève en sera plus hypothétique. On parle d’effacement de 50% de la dette de la Grèce et de sa mise sous tutelle ! Quelle déchéance ! Que signifie encore un pays sous tutelle ? C’est ce que nous avons vécu pendant l’occupation dans la deuxième guerre mondiale.

Les médias nous abreuvent de leurs commentaires sur les affaires, les sondages, les querelles intra et inter partis. Pendant ce temps, la dette galope et les réflexions sur les fondements de la politique économique à mettre en place s’évanouissent dans des déclarations sans consistance.

La France n’a vraiment que ce qu’elle mérite !

Fierté et courage ont fuit notre élite !

L’urne est bafouée, il nous reste la rue !

Claude Trouvé

dimanche 2 octobre 2011

L’Europe bientôt à vendre à la Chine et aux pétrodollars ?

En ce dimanche 2 octobre 2011 le soleil brille et la mer est tentante. On aimerait rêver à un avenir radieux pour nos enfants et pour nous-mêmes bien sûr. Or le décalage entre la météo et les orages qui s’amoncellent sur l’Europe et déboussolent nos dirigeants, est frappant. La Grèce est dans la rue, l’Espagne et le Portugal aussi et ce dernier demande un nouvel emprunt, l’Italie émet 7Mds€ dont les privés ne veulent plus et que la BCE achète pour ne pas les laisser aux Chinois. La France même ne maîtrise plus sa dette publique. L’Allemagne crie de plus en plus fort qu’elle ne veut plus payer pour la Grèce au-delà de ce qui a été prévu.

Que l’on considère ou non que la Grèce a dilapidé l’opportunité d’emprunter à bas taux donnée par son entrée dans la zone euro, le spectacle que nous offre son premier ministre est pitoyable. Sans soutien de son peuple celui-ci va quémander d’une capitale à l’autre l’assurance du déblocage d’un prêt pour le 14 octobre. Sans cet argent, la Grèce est en état de cessation de paiement. Le deuxième plan d'aide de 160Mds est en discussion cette semaine, or ce n’est pas gagné puisque les Pays-Bas, Malte et surtout la Slovaquie n’ont pas donné leur accord. Cette dernière dit ne pas pouvoir donner son accord éventuel avant le 25 octobre… trop tard pour la Grèce.

La panique est à nos portes. A peine l’accord s’est-il fait sur les nouveaux pouvoirs du FESF que l’on reparle d’élargir ceux de la BCE pour la transformer en une véritable FED dont les effets sur l’économie américaine ne sortent pas ce pays de la crise. Les dettes européennes sont trop lourdes et l’argent manque. La BCE, nantie du pouvoir de créer de la monnaie, ce qu’elle fait déjà en sortant de son rôle, est l’image de l’impuissance de nos politiques devant la situation qu’ils ne savent plus gérer. Les marchés sont réalistes et ne leur laissent aucun répit, la lourde machine européenne patine. Les capitaux qui peuvent circuler dans et de l’Europe vers le monde ne manquent pas de leur imposer leur loi du profit.

Le Qatar s’intéresse à la Grèce prête à lui vendre du terrain constructible, la Chine à ses installations portuaires et à l’achat d’obligations italiennes. Les pays du Golfe prévoient la fin du pétrole et investissent en Europe. Les achats privés dont on voit l’impact dans nos grandes métropoles s’étend aux possessions publiques. La Chine en fait autant et dispose de 3000 Mds$. Elle doit assurer une mainmise sur l’économie européenne pour affirmer son droit à l’exportation dans cette zone et la parité faible du yuan.

Plus notre faiblesse s’accroît, plus ces pays vendent leur aide et nous tiennent sous leur coupe. La Grèce ne peut déjà plus négocier, l’Italie est en passe de ne plus pouvoir le faire. L’argent manque et l’on doit accepter les conditions des vainqueurs. C’est ce qui nous pend au nez si nous continuons à croire au mirage de l’euro, ce qui revient à compter sur les autres, en particulier l’Allemagne. C’est une attitude irresponsable. Un enfant, qui vit au crochet de ses parents, n’est vraiment majeur que quand il vit de ses propres deniers.

L’euro n’est pas un lit douillet mais un licou qui se sert d’un cran à chacune de nos erreurs. Le spectacle d’une Grèce perdant toute fierté pour mendier sa survie devrait nous faire comprendre que le même sort va nous être réservé. La France est en train de perdre sa fierté comme nos footballeurs et maintenant nos rugbymen dans la Coupe du Monde. Comment motiver la jeunesse à laquelle on ne propose pas un véritable projet d’avenir ?

Il est encore temps de lancer la France sur sa propre reconquête par un sursaut de fierté, car c’est en elle qu’est la force de s’en sortir. Il faut secouer l’Europe et montrer que l’Europe des peuples est possible en laissant à chacun de ceux-ci la responsabilité d’adapter sa politique socio-économique à sa propre situation. J’ai connu le spectacle de nos troupes fuyant en débandade devant l’envahisseur allemand, puis celui du sursaut de la Résistance, je ne peux envisager de livrer notre pays à un autre envahisseur qu’il soit musulman ou chinois !

La France doit retrouver la fierté

De reconstruire une Europe des peuples

Mais des peuples libres, maîtres de leur destin.

Claude Trouvé

samedi 1 octobre 2011

De la « ri-lance » à la « ri-cession », la France à la dérive !

Christine Lagarde nous a quitté en emportant avec elle ses prévisions rassurantes mais fausses sur la reprise et la solidité des banques françaises. La traversée de l’Atlantique lui a fait découvrir de nouveaux abîmes, nos banques et la fin de crise y ont sombré. Nos grands économistes, de réputation mondiale, Christine Lagarde et Dominique Strauss-Kahn, ont fait preuve d’un manque de vision qui ne les grandit pas et ne laisse rien augurer de bon qu’en à leur faculté de prévoir l’avenir et d’y faire face.

Mais, me direz-vous, ils ne sont pas seuls ! Hélas oui, mais est-ce une raison pour se réjouir ? Le dogme de la croissance soutenue par de la monnaie virtuelle les a aveuglés quand des esprits, soi-disant moins qualifiés mais de bon sens et fins observateurs comme Philippe De Villiers, disaient depuis 2005 que nous allions droit dans le mur. Pour la première fois, Nicolas Sarkozy avertit que le plus dur de la crise est devant nous !

Il n’y a, évidemment dans son esprit, aucun sentiment de responsabilité, la faute est aux banquiers, aux manques de réglementation sur les mouvements de capitaux, aux paradis fiscaux, etc. mais sûrement pas à lui ! Pourtant il a prolongé, et de quelle manière, l’erreur de François Mitterrand dans la création de l’Europe de Maastricht avec le traité de Lisbonne contre la volonté du peuple. La libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises, l’euro qui protège, l’immigration chance pour la France sont encore les dogmes auxquels il nous assujettit.

La France, au contraire de l’Allemagne, n’a globalement rien tiré de positif de la zone euro, notre dette publique n’a cessé de se creuser et notre commerce extérieur est de plus en plus déficitaire. Comment ne pas faire un lien de cause à effet avec la mise en œuvre de l’Europe centralisatrice, l’Europe des marchés que la gauche promettait sociale. Elle devient l’Europe du tiers-monde et de la solidarité envers les pays cigales.

L’Etat refuse encore de dire la vérité aux français ou alors il est aveugle. Le budget 2012 est bâti sur une croissance de 1,75% alors que tous les signes de la récession sont au rouge. Le FMI ne compte que sur 1,2% mais de nombreux économistes parient sur une croissance proche de zéro. Les prévisions initiales, au temps de la « ri-lan ce », étaient initialement de 2,5% !

Alors un petit calcul s’impose pour éclairer nos lanternes à partir des derniers chiffres de l’INSEE. La dette publique est de 1692,7Mds€ à la fin du deuxième trimestre 2011, en augmentation de 46,4Mds€ après celle de 54,9Mds€ au premier trimestre soit 101,3Mds€ pour le 1er semestre. Le gouvernement annonce que nous sommes à 86,2% pour le ratio dette/PIB à l’issue de ce premier semestre. Or c’est l’engagement du gouvernement pour la fin de l’année !

Tenir cet engagement de 86,2% sur l’année c’est réussir à ne pas augmenter la dette publique pendant le deuxième semestre ! Mission impossible ! Le PIB en fin de ce semestre 2011 est de 992Mds€. Compte-tenu de l’inflation on peut projeter un PIB de 1990Mds€ à la fin de l’année. De son côté la dette peut s’accroître d’une centaine d’euros au 2ème semestre comme durant le 1er semestre. Si ce cas probable est réalisé, la dette atteindra 1790Mds€ environ et le ratio dette/PIB sera de l’ordre de 90% ! Seuil considéré comme fatidique !

Par ailleurs avec une dette publique de 1591,4Mds€ à fin 2010, l’augmentation de la dette risque d’être le double de celle prévue et de l’ordre de 200Mds€ soit plus de 12% même si le gouvernement tient son engagement de diminuer le solde des administrations de 6% comme il s’y est engagé. L’objectif de ressources supplémentaires de 4Mds€ en 2011 au prix de contorsions fiscales ne jouera qu’à la marge et permettra seulement au gouvernement de dire, qu’en ce qui concerne les dépenses administratives centrales et locales et celles de santé,  il a tenu ses objectifs.

Le gouvernement ne maîtrise plus rien sur la dette et les prévisions pour 2012 risquent d’être fantaisistes. L’euro ne le protège pas et il va même devoir en plus mettre la main à la poche pour payer sa quote-part de 15Mds€ pour sauver la Grèce en attendant le prochain plan. L’objectif du ratio dette/PIB de 86,7% en 2012 suppose que la dette soit ramenée à 1730Mds€ environ si l’on finit 2011 avec une dette de 1790Mds€ soit une diminution de 60Mds€ ! Objectif  irréalisable !

L’objectif de 1,75% de croissance pour 2012 paraît de plus en plus intenable, la récession occidentale et le ralentissement de la Chine sont là. En supposant, hypothèse de plus en plus optimiste, que cela soit réalisé et que l’augmentation de la dette soit diminuée de 25% soit de 50Mds€, le ratio dette/PIB serait alors de 96%. Les miroirs aux alouettes des candidats de gauche qui ne cèdent en rien aux écrans de fumée du gouvernement paraissent bien irréalistes devant le gouffre qui s’ouvre devant nous dans la dépense publique !

Nous entrons non seulement dans la « ri-cession » mais dans un nouveau tiers-monde. Nous ne serons pas seuls en Europe, c’est certain, et le renversement des dogmes deviendra inéluctable par le poids de la réalité ou de la rue sur les décisions gouvernementales comme Philippe De Villiers le disait dans le désert en 2005. Le nouveau dogme du « plus d’Europe » va s’écraser sur le mur de la réalité dans les six à dix-huit mois qui viennent.

De la « ri-lance à la « ri-cession »

L’avenir est pourri,

Le peuple enfumé,

L’euro à l’agonie.

Il faut reconstruire l’Europe !

Claude Trouvé