lundi 19 novembre 2012

Mariage pour tous, un nouveau signe de déliquescence sociétale

J’ai largement commenté ma position sur le mariage pour tous, position conforme à celle de notre Mouvement Pour la France. Un grand nombre de Français ont manifesté dans la rue contre le mariage pour tous avec l’appui des religions. C’est donc avec un regard sur l’évolution de notre société que je voudrais revenir sur ce qui constitue la force d’une société et même d’une civilisation.
Depuis les débats sur l’avortement, notre société française multiplie les remises en cause des fondements sociétaux de notre pays. Sous l’impulsion de mouvements politiques majoritairement de gauche, on a introduit le PACS, promis le mariage pour tous et demandé la libéralisation du cannabis. C’est donc un élan de reconnaissance par le pays des libertés individuelles autoproclamées. Ceci est tout-à-fait frappant et inquiétant. En effet au moment où une immigration de peuplement introduit en France une autre culture et un autre culte, où il se construit des mosquées en même temps que l’on abandonne des églises, où l’on promeut la formation des imams en même temps qu’un prêtre doit couvrir plusieurs paroisses, la population de souche détruit petit-à-petit ses repères sociétaux.
Son insuffisance de procréation, pour permettre le renouvellement des générations, est un signe de perte de foi en son avenir et d’une projection sur une extension et une légalisation de pratiques individuelles autrefois condamnables. La pratique de l’avortement, qui avait pour but de ne pas permettre l’éducation d’enfant dans des conditions matérielles et psychiques inacceptables ou bien de protéger la santé de la mère, n’a pas résolu complètement le problème puisque de nombreuses femmes veulent profiter de dispositions législatives plus favorables à l’étranger. Aux 250.000 avortements légaux, le plus haut taux européen, s’ajoute les avortements pratiqués  à l’étranger comme dans ces cars qui partent régulièrement de Béziers vers l’Espagne.
Le résultat est donc mitigé. En réglant le cas des embryons qui auraient donné naissance à des enfants élevés dans des conditions déplorables, on a ouvert une porte sur l’idée que l’avortement pouvait être décidé pour des raisons de confort personnel et diminué ainsi le nombre de naissances d’une population déjà en déficit de fécondité. Sans vouloir rouvrir une polémique sur la laquelle la loi a tranché, je voudrais simplement montrer que, lorsque l’on remet en cause, les fondements d’une société on peut aussi déclencher des comportements n’ayant plus rien à voir avec le but recherché. La société peut donc œuvrer pour sa propre disparition.
Il en est de même avec le cannabis. Le fait de donner des conditions d’hygiène à des consommateurs, idée à priori saine, donne un signal de dépénalisation à une jeunesse qui trouve dans cette pratique un exutoire à ses angoisses devant l’avenir. La jeunesse a toujours une appréhension pour son avenir mais celui d’aujourd’hui est plus stressant que pour la génération précédente. Le cannabis a des effets destructeurs sur la santé et le psychisme. Des jeunes de tous les milieux tombent dans des errances dramatiques. C’est une déliquescence de notre société à laquelle on ne doit donner aucun signe d’encouragement.
Le PACS avait pour motivation première de permettre à des homosexuels de vivre dans la légalité et de briser une homophobie indigne. Il a aussi pu être marginalement interprété comme un signe d’encouragement à la pratique homosexuelle et a créé un communautarisme homosexuel qui, pour une part minoritaire, tourne à la création d’une véritable secte. En même temps, cette disposition légale est plus pratiquée par les hétérosexuels que par la minorité homosexuelle. Cela est compréhensible mathématiquement mais on note que ce nouveau lien entre conjoints permet une rupture très facile et unilatérale. C’est la raison profonde de son attractivité pour les hétérosexuels.
Cela révèle le glissement de notre société vers l’abandon de ce qui justifie le choix du mariage par rapport à l’union libre : l’encouragement officiel et éventuellement religieux, la solidité d’une union, la garantie de permettre le développement des enfants dans les meilleures conditions. Or les unions pacsées durent en moyenne moins longtemps que les mariages et cela agit sur l’envie et la possibilité de procréation chez les hétérosexuels
Le mariage pour tous, est une nouvelle avancée vers la satisfaction de désirs individuels au mépris des fondements de notre société et de son besoin collectif de survie. L’union homosexuelle, si elle ne crée pas d’enfant, est désastreuse sur le plan démographique et d’ailleurs prise en compte en tant que telle dans les études de ce type. Le mariage pour tous n’a de véritable justification que s’il débouche sur la possibilité de créer des enfants d’une façon ou d’une autre et de les élever dans les meilleures conditions. On doit logiquement y ajouter la possibilité d’adoption pour mettre tout le monde à égalité.
C’est justement la question des enfants qui est le point d’achoppement de cette évolution, d’abord sur la justification d’un équilibre psychique pour l’enfant puis sur la nécessité de restreindre les droits sur la procréation par insémination et l’adoption. On voit donc que l’on touche aux raisons même du mariage qui est fondamental dans la construction de notre société en tant que cellule de base de celle-ci. A vouloir aller trop loin, on oublie les causes de la création de l’institution du mariage alors même que celui-ci est loin d’être une demande de la majorité des homosexuels.
On ouvre d’ailleurs la porte à bien d’autres désirs individuels minoritaires actuellement, comme les unions de plus de deux individus. Cette ouverture vers la polygamie par exemple est d’autant plus une question de culture de société qu’elle est pratiquée par un certain nombre de musulmans dans notre pays en dehors de toute légalité. Elle fait partie des fondements d’une religion qui privilégie la fécondité pour conquérir le monde. Dans la dizaine d’années à venir, cette question ne manquera pas de se reposer.
La primauté des désirs individuels sur les contraintes de la vie sociétale, l’abandon de la notion de survie d’une civilisation, la perte de spiritualité au profit des plaisirs immédiats, la banalisation de la violence, la perte de la démocratie, la perte de la notion de nation, notion durement acquise au cours de l’histoire, le refus de l’autorité, la perte du respect des anciens, la préférence pour les « jeux de cirque » au jeux scientifiques et culturels, la culture de l’hédonisme, la perte de la défense de la langue sont autant de signes de la déliquescence d’une société. La fin de Rome en est l’un des exemples historiques les plus proches de nous. Elle s’est s’écroulée sur elle-même par une perte culturelle et démographique plus que par l’invasion des barbares. Le mariage pour tous est une évolution sociétale non seulement inutile mais plus encore une déliquescence de plus de notre société ouvrant la porte à d’autres dérives.
L’arrivée d’une religion au pouvoir temporel
Qui prêche le retour à des règles de vie
Va se nourrir de nos turpitudes
Et nous livrer à l’opprobre
Méritant servitude.
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF Languedoc-Roussillon
 

dimanche 18 novembre 2012

Allons enfants de la charia, le vrai chang’ment est arrivé !

Le soleil brille en ce dimanche sur ce coin, encore authentique de côte bretonne. On y respire ce parfum d’autrefois et en fermant les yeux, les poumons pleins d’air marin, on soupire d’aise en pensant « Douce France ». Alors que le bruit des canons tonne, qu’une nouvelle guerre menace, que la violence s’accroît, que le chômage rode, que les mosquées dressent leurs casques pointus, que les églises se vendent, on croit vivre dans un monde irréel, comme un saut dans le temps, un parfum du passé. Et pourtant, une vision prémonitoire saisit le poète :

C’est aujourd’hui dimanche
Allah vers toi se penche
Il faut que toi le mécréant
Tu fasses le ramadan
Car en deux-mille quarante
Ta minorité perdante
Ne pratique plus sa foi,
Fait de la charia ta loi.
Si pour toi elle est trop rude
Il te met en dhimmitude
Tu dois lui verser l’impôt
Ou disparaître bientôt.
Ta femme est toute voilée,
La cochonnaille envolée
Tu ne consommes plus d’alcool
Et d’hallal c’est ras-le-bol.
Le muezzin de la mosquée
De la cloche masquée
En a recouvert le son
Pour te mettre au diapason.
Tu es soumis sans guerre
Pour n’avoir rien fait... naguère.
Jacques Ouvert

Le passé n’est pas si lointain. Nous étions encore de l’autre côté de la méditerranée il y a près d’un demi-siècle. Dans ces temps de repentance, premier pas vers la servitude, il est bon de relire ce qui se disait alors dans l’humour des chansonniers. C'était au temps où il y avait des chansonniers ! Pierre Jean Vaillard était un habitué des tournées en Algérie Française où il était très apprécié. Il venait avec l'équipe des "Trois Baudets". Voila ce qu'il pensait de la culpabilité coloniale de la France, déjà avant 1962 Pierre-Jean Vaillard : (Sète, 12 mars 1918 - 17 février 1988)

"Fellagha"
Quand ma pensée s'en va vers l'Afrique du Nord
Je me sens, tout d'un coup, bourrelé de remords
Que l'Algérie soit une province française,
C'est évident, bien sûr, bien qu'à tous ça ne plaise
Que des hommes aient fait d'un bled qui n'était rien,
Ce beau pays algérien
Nul ne peut dire le contraire…
Seulement, ces temps-ci, il faut compter, là bas,
Avec un mécontent, un certain fellagha.
Et, petit fellagha, c'est à toi que je pense
En voyant ta rancune à l'égard de la France.
J'ai beaucoup réfléchi et ma méditation
Me décide à venir te demander pardon.
Oui, pardon, Fellagha, pardon pour mon grand-père
Qui vint tracer des routes et labourer la terre.
Il est tombé chez toi, il a tout chamboulé.
Où poussaient des cailloux, il a foutu du blé
Et, mettant après cela le comble de l'ignoble,
Où poussaient des cailloux il a fait un vignoble
Pardon, cher petit Fellagha,
Oh, pardon de tous ces dégâts.
Et mon affreux grand-père (il faut qu'on le confesse)
N'était pas seul de son espèce.
Ces autres scélérats ont bâti des cités Ils ont installé l'eau et l'électricité.
Et tu n'en voulais pas, c'est la claire évidence Puisque avant qu'arrive la France
Tu n'avais, en dehors de la Casbah d'Alger,
Que la tente ou bien le gourbi pour te loger.
Et tu t'éclairais à l'huile
Nos maisons, bien sûr, c'était la tuile.
De l'électricité, là encore soyons francs,
Tu ne demandais pas qu'on te mette au courant
Tu t'es habitué à ces choses infâmes
Mais à regret et la mort dans l'âme
Stoïquement, d'ailleurs, supportant ces malheurs,
Avec courage et bonne humeur.
Mais tu engraissais, mais de mauvaise graisse
Car tu prenais le car, (une invention traîtresse)
Ce même car que, pris d'un délire divin,
Tu devais, un beau jour, pousser dans le ravin.
Je comprends ta rancœur, je comprends ta colère,
Tu n'es pas au niveau des Arabes du Caire
Tu gâches et tu vis mieux qu'un fellagha égyptien.
A quoi Nasser ... Nasser a rien
Nous avons massacré les lions, les panthères,
Nous avons asséché les marais millénaires.
Les moustiques sont morts… les poux, De Profundis.
Nous avons tout tué, jusqu'à la Syphilis.
Ah! Pardon, Fellagha, pour tous ces carnages.
Nous avons fait tout cela, c'est bougrement dommage.
Car si d'autres idiots l'avaient fait, inspirés
C'est nous qui maintenant, viendrions vous libérer,
Et bouffer les marrons cuits pour ces imbéciles.
C'aurait été moins long et beaucoup plus facile.
Bien pardon, Fellagha, de t'avoir mieux nourri,
Et d'avoir à tes pieds nus, mis (oh maladresse),
Des souliers... Dont tu voudrais nous botter les fesses.

Bon dimanche à tous

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

samedi 17 novembre 2012

La France islamique : prévision, prédiction ou objectif ?

Il est lassant de répéter que deux grands dangers menacent la France, d'abord à court terme avec le chômage, puis à moyen et long terme avec l’islamisation. On peut y ajouter un troisième qui est la conséquence des deux précédents, la France dans la rue pour clamer sa souffrance ou pour s’opposer à un culte fascisant porteur d’une idéologie expansionniste mondiale.

C’est lassant, j’en conviens mais la prise de conscience de nos gouvernants est si lente que bientôt il leur sera impossible de renverser la tendance. Chaque jour, chaque semaine, chaque mois nous apporte un lot d’informations sur des modifications de la vie quotidienne dans notre pays. Un jour ce sont des édifices religieux profanés, un autre des actes terroristes, un autre des révoltes urbaines, un autre des actions contre les commerçants vendant des produits interdits par l’Islam comme à Nîmes (image ci-dessous), etc. C’est les yeux fermés que nos dirigeants font des courbettes à l’Islam de France et à l’OCI en faisant mine d’ignorer tous les petits faits quotidiens qui marquent une évolution continue et profonde de la relation entre musulmans et infidèles.
Le terrorisme n’est que la face armée et excessive de la progression des militants du Coran, progression rampante du peuplement de notre pays par une autre culture, grâce à l’immigration, au regroupement familial et surtout au taux élevé de fécondité des femmes musulmanes.Cette dégradation du climat intercommunautaire est de plus en plus palpable et il nous faut réaffirmer la nécessité vitale d’assimiler cette population avant de voir se créer des chocs d’identité à l’intérieur de notre pays. Notre volonté d’affirmer la fondement laïc de notre république, notre détermination sans faille de promouvoir l’identité nationale depuis l’école et ceci sans concession aux religions sont de plus en plus nécessaires à notre survie.

Les images parlant plus les textes, vous pourrez juger de la vitesse avec laquelle la situation évolue. Mais l’image la plus frappante est celle de ce prêche de l’imam Marwan Muhammad dans une mosquée à Orly qui revendique le droit de parler d'une France à majorité musulmane. "Personne n'a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu'est l'identité française." Il s’agit là de la révélation implicite de l’objectif auquel aspire et milite la communauté musulmane. Les faits lui donnent d'ailleurs raison.
 
Pendant ce temps cette population progresse et les mosquées fleurissent dans nos paysages urbains. Les infidèles se font agresser et traiter de "sales Français", le racisme anti-blanc et les injonctions de respecter la charia se font plus insistantes. Notre économie n’étant pas en mesure d’accueillir décemment cette immigration de peuplement on assiste à une augmentation de la délinquance.  Il suffit de comparer sur les images ci-dessous les zones d’immigration et les zones de délinquance pour s’en rendre compte. L'islam de France n'est que l'ambassadeur de l'Islamisme en marche conquérante à la pointe des casques des mosquées.
 On ne peut laisser notre pays être envahi par une population qui souhaite non pas de s'intégrer mais d'imposer une culture et un culte. La France n'est pas le seul pays européen qui doit faire face à ce type d'immigration. La Belgique, et en particulier Bruxelles, y est confrontée, mais aussi la Suède, les Pays-Bas, l'Angleterre. La rive sud de la Méditerranée est pratiquement déchristiniarisée et la rive nord se voit soumise à une islamisation rapide. Il n'est que de constater ce qui se passe à Marseille où immigration et mafia se confortent l'une l'autre.
Les 49 zones prioritaires que Manuel Valls vient d'officialiser ne sont que des zones à immigration majoritaire musulmane. La drogue et les armes y circulent quasi librement. La haine de la France parmi les jeunes générations se développe et se conforte. Mehra y est devenu un martyre. Son frère a bien fait comprendre que, pour sortir de cette emprise, il faut rompre avec sa famille. C'est pourquoi l'intégration est très difficile pour cette jeunesse, prise en main par les imams et la mafia, qui trouve dans la délinquance le moyen de subsister et d'exister.

Là encore ce n’est pas l’attentisme qui résoudra le problème

Mais les yeux ouverts et la volonté d’y faire face.









Claude Trouvé
Coordonnateur MPF Languedoc-Roussillon

vendredi 16 novembre 2012

Hollande : le contorsionniste hésitant

The Economist, journal libéral anglo-saxon, fait sa Une avec une caricature d’une France liée à une botte de baguettes de pain qui contient une bombe à retardement. Le gouvernement et la plupart des éditorialistes français ont considéré qu’il s’agissait d’un non-évènement, un simple coup médiatique pour vendre et qu’il ne révélait rien que l’on ne sache déjà. C’est une réaction typiquement chauvine surtout quand cela vient de ceux qui sont de l’autre côté de la Manche.
Il est vrai qu’il n’y a rien dans cet éditorial qui soit une révélation pour un économiste ou un journaliste économique français et qu’il est porteur de vendre aux citoyens anglais des mauvaises nouvelles françaises. Crécy, Jeanne d’Arc, Trafalgar, Austerlitz et Waterloo et d’autres affrontements historiques, laissent encore des traces ailleurs qu’entre les marins français et britanniques. Ceci étant, le français moyen est très peu formé et intéressé à l’économie en dehors de celle de son porte-monnaie, au contraire des anglo-saxons. Il a tendance à faire une confiance aveugle aux politiques, qui sur l’économie ont également un déficit de culture avec les autres pays germaniques et anglo-saxons. Cette piqure d’amour-propre, que nous inflige ce journal, permet au moins d’éveiller des doutes dans l’esprit de chacun sur la consistance des propos du Chef de l’Etat.
Ses propositions, issues du rapport Gallois, ont surpris des membres de son parti et estomaqué les sensibilités du Front de Gauche qui y voit, à juste raison, une trahison. Après la signature du traité européen et la ratification du TSCG, cette volte-face libérale est un second camouflet pour ceux qui n’avaient jamais entendu le mot de « compétitivité » dans les discours de campagne et n’avaient retenu que ceux de « justice », « emplois d’avenir », « fonctionnaires en plus pour l’Education », « vrai changement (par rapport à la politique précédente) ».
Pourtant l’un des premiers actes du nouvel élu aurait dû les interpeller, sa visite à la City. Cet acte n’était pas anodin avant sa rencontre avec Merkel, il s’agissait de montrer qu’il était prêt à jouer d’une certaine indépendance vis-à-vis de l’Allemagne et surtout rassurer la grande finance internationale. La mise en scène pour renégocier quelques lignes sur la croissance avec Merkel était prête puisqu’in fine suivre la politique allemande était son objectif. Comme Mitterrand qui avait perdu la confiance dans une France pouvant agir seule et signé Maastricht, Hollande veut une Europe protectrice garantissant aussi une solidarité vers la France. Il milite pour la solidarité en faveur de la Grèce, pour les eurobunds et les prêts de la BCE directement aux Etats pour mieux assurer une solidarité européenne envers la France.
Sur le plan intérieur cela l’oblige à respecter les engagements pris sur le déficit budgétaire. Les largesses du début de mandat l’ont contraint à faire quelques économies par ailleurs et augmenter la pression fiscale par rapport au budget prévisionnel 2013 laissé par le gouvernement précédent. Mais Hollande est plus un Européen Social-démocrate qu’un pur socialiste français. Ayant une enfance de compromis entre ses parents d’opinions politiques opposées, il pense réussir le tour de force de faire une politique droitière après avoir été élu grâce à l’apport d’un communisme renaissant dans le Front de Gauche et les immigrés en majorité musulmans.
Il défend la souveraineté de la France en s’opposant à un contrôle strict de son budget par l’Europe, mais il milite en même temps pour plus de fédéralisme dans l’aide communautaire. Il trace des sillons pour simuler un cap mais il prévoit le labour pour plus tard. Il hésite à s’engager dans les réformes qu’il sait salutaires en espérant toujours des conditions plus favorables. Ce contorsionniste équilibriste manie l’art Mitterrandien de temporiser.
Mais nous ne sommes plus en 82-83, la France s’est enfoncée dans la dette et ses capacités industrielles ont fondu, entraînant un lourd déficit de son commerce extérieur. L’Europe fléchit et les réformes structurelles entreprises par l’Allemagne et le Royaume-Uni n’ont pas été prises et attendent toujours. Le Français est le dernier représentant des pays européens qui croit à la toute puissance de l’Etat pour le protéger individuellement et rétablir la puissance économique du pays. Hollande a trompé beaucoup de ses partisans, il lui reste à prouver qu’il a eu raison, car la France chancelle et la zone euro, voire l’Europe, la regarde comme le pilier malade sans lequel l’édifice s’effondre.
Laisser du temps au temps, c’est bien parfois,
Mais a-t-il encore le temps ?
Claude Trouvé
Coordonnateur Languedoc-Roussillon

jeudi 15 novembre 2012

Des recettes à l’allemande pour sauver l’économie française ? (2ème partie)

Un précédent article du 11/11/12 a mis en lumière le déclin de notre pays et les principaux handicaps de celui-ci dus aux décisions gouvernementales, à savoir les dépenses publiques, les impôts et le droit social. On pourrait y ajouter l’interventionnisme étatique sur l’économie dont les effets sont toujours globalement négatifs à moyen terme. Les dirigeants politiques se croient investis des capacités de grands managers de l’économie française et leurs actions vont souvent à contrario des lois naturelles du libéralisme. Ils n’ont pas la modestie de penser que leur devoir se limite à n’être que des « faciliteurs » du développement des entreprises et non des gestionnaires de celles-ci.
L’article d’hier met le doigt sur l’un des mythes qui paralysent notre dynamisme économique, notre aversion pour ceux qui gagnent de l’argent, aversion sans doute issue de la Révolution. Ceci pousse le gouvernement actuel à rogner les gains au nom d’un égalitarisme, qui a un écho électoraliste. Ceci ne garantit pas la justice sociale mais c’est destructeur de la cohésion sociale et du dynamisme économique.
 Mais il y a d’autres mythes aussi pénalisants, on peut parler par exemple notre dévotion pour notre modèle social dont nous sommes persuadés qu’il protège les pauvres. Si tel était réellement le cas, Martin Hirsch, le père du RSA (Revenu de Solidarité Active), n’aurait pas écrit : « Depuis des années, les dépenses sociales augmentent sans cesse, sans que la pauvreté diminue ». Pourtant au nom de la protection des plus fragiles, nos politiques augmentent la pression fiscale sociale en jouant sur la corde sensible de leur électorat qui se situe principalement dans la classe moyenne. Peu leur importe finalement que ces augmentations profitent finalement peu aux plus démunis.
C’est ainsi le cas de la PPE (Prime Pour l’Emploi) qui, par définition, ne va à aucun chômeur et qui n’a donc aucun caractère social. D’après les chiffres de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, les 20% des adultes les plus pauvres ne reçoivent que 7% du total des transferts sociaux ! Alors où passe l’argent ponctionné principalement aux classes moyennes ?
Les scandales, révélés en permanence par les médias ou les réseaux sociaux, sur l’attribution des logements sociaux font partie de ce détournement de l’argent public. L’affaire Guérini, qui revient dans l’actualité, avec l’attribution des logements aux pistonnés n’en est qu’une parmi des milliers d’autres. On a même vu des ministres en bénéficier. Les préfets disposent d’un quota pour les fonctionnaires et le nombre de fonctionnaires dans les HLM est d’ailleurs un secret d’Etat.
En fait cette aide de l’Etat est une aide aux promoteurs privés, dispensés de taxe foncière pendant quinze ans, fournis en terrains à bas prix, voire gratuitement, et bénéficiaires de possibilités d’emprunts à taux privilégiés par la Caisse des dépôts. De plus l’Etat dépense cinq milliards par an pour la rénovation des « zones urbaines sensibles » et la destruction des HLM anciens.
Pourtant il y a un problème de logement en France. Serait-ce que nous ne dépensons pas assez ? D’après l’OCDE, la France dépense 2% de son PIB pour le logement, l’Allemagne 0,7% et la Belgique 0,2%. Or dans ces deux derniers pays les logements sont moins chers et plus accessibles bien que la part du logement social y est beaucoup plus faible. En France les logements sont acquis sur deux marchés, public et privé. Or le marché public des HLM demande un personnel pléthorique, de nombreux logements sont inoccupés où occupés par des gens n’y ayant plus droit. C’est la preuve d’un mauvais management de l’Etat. D’ailleurs en 10 ans les Allemands ont vendu la moitié de leurs HLM.
Deux autres raisons conduisent à des difficultés de mise à disposition des logements. La loi Gayssot qui limite les terrains constructibles en zone urbaine et la protection des squatters et des locataires qui ne payent pas leur loyer. Ce dernier point, qui agresse le droit de propriété, décourage la location des habitations. L’interventionnisme de l’Etat, très supérieur en France à celui de nos partenaires européens, se traduit par un double échec, des dépenses plus importantes et un résultat moindre puisque nous manquons de logements dans des prix de marché accessibles au plus grand nombre.
Le « logement social » n’est pas social !
Et le coût français en est socialement plus lourd qu’ailleurs.
Le mythe de l’Etat qui sait tout faire pour le bien commun... nous ruine !
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

mercredi 14 novembre 2012

Qu’il est beau le son du cor, le soir au fond des bois !

Hier c’était Roncevaux ! Notre trompettiste Président, sonnait la charge… des taxes, des impôts et du chômage !  Le capitaine a son navire dans la tempête, il embarque des paquets de mer, il reçoit des SOS des bateaux proches, les hommes sont malades et prient, l’ouragan va encore se renforcer dans les prochaines heures mais demain il fera beau… si on arrive au port !
Quoi de nouveau dans le discours ? Rien, sinon que le Président est conscient que la situation est grave, c’est le minimum de ce que nous pouvions attendre. Le cap ? 2014 au mieux, la fin du mandat au pire. Le pacte ? Entre qui et qui ? Entre lui et une nation où deux citoyens sur trois ne lui font plus confiance ? Le pacte avec le Diable ou avec Dieu pour qu’il réalise la croissance de 0,8%, ce phare dans le lointain que la brume européenne rend inatteignable ?
Le pire c’est que la magie du verbe va encore agir… un certain temps… peut-être jusqu’au printemps 2013 au mieux. Le Président sait que ses mesures, étalées dans le temps, ne suffiront pas à passer le cap de 2013, année charnière pour toute l’Europe. Il sait que nous ne tiendrons pas le déficit de 3% du PIB mais il pense que plusieurs autres pays n’atteindront pas non plus le déficit auquel ils se sont engagés. En conséquence il joue la montre et la renégociation des engagements. La Grèce ne pourra pas non plus soutenir l’austérité dans laquelle la plonge la troïka et nombre de pays de la zone euro ne veulent plus la soutenir jusqu’en 2020 et montre leur refus de prolonger la période de rétablissement jusqu’en 2022.
Le Président sait que la Grèce ne pourra pas être sauvée sans une sortie provisoire de la zone euro et un effacement pur et simple d’au moins 60% de sa dette, mais il fait comme si la zone euro allait continuer à la soutenir sans broncher. Le Président sait que l’Union bancaire n’est pas prête à être mise en œuvre. Non seulement il faut attendre 2014 mais le Royaume-Uni n’est pas prêt d’accepter la mise sous tutelle de ses banques, l’Allemagne non plus d’ailleurs. Le Président sait que le Mécanisme Européen de Stabilité n’a pas les moyens de faire face à un défaut de l’Espagne et encore moins à l’ensemble des pays du Sud. Le Président sait que le MES ne peut être mis en œuvre que lorsque l’Union Bancaire sera mise en place, donc pas avant 2014 mais il fait comme si le pansement ne demandait plus que la jambe du malade.
Le Président sait que l’Allemagne et la France ne peuvent s’accorder sur la direction à prendre. Il sait qu’Angela Merkel n’approuve pas son budget et craint un effacement de la France dans le commerce européen. L’Allemagne ne veut notre santé que pour assurer ses exportations. Le Président fait comme si nous marchions la main dans la main, alors que l’Allemagne lorgne du côté de la supervision des budgets nationaux par la BCE, sur laquelle ce pays a la plus grosse influence. Il sait que le piège est tendu et que nous nous affaiblissons chaque jour pour y résister.
Mais le Président distribue du rêve… pour après-demain, car le but est de gagner du temps pour 2013. Après on verra bien, la zone euro n’existera peut-être même plus sous sa forme actuelle, la guerre aura peut-être éclaté dans un Moyen-Orient surchauffé, tout peut arriver et surtout l’imprévisible. Alors gagnons du temps. La Grèce est toujours là, alors gagnons du temps. La zone euro existe encore, alors gagnons du temps. Le déficit ne sera pas tenu, gagnons du temps en subodorant que ce critère peut perdre de son exigence bientôt. Le MES arrivera beaucoup trop tard, l’important c’est qu’il est signé, gagnons du temps en vantant son importance.
Le Président du « Moi je » sait que les mesures prévues seront insuffisantes mais ne sait pas faire autrement. Le Président sait que l’ampleur de la réduction des dépenses publiques et sociales est hors de portée sans un discours Churchillien. Un voile pudique est donc lancé vers l’opinion et la promesse du ciel a pour but de préparer à la dureté de l’avenir proche. Le choc de compétitivité est devenu un pacte d’attente somnolente, cette espèce de flottement dans l’irréalité que procure la drogue. La réalité nous rattrapera mais ce ne sera déjà plus la réalité d’aujourd’hui mais celle du futur… que l’on peut toujours espérer beau, alors gagnons du temps.
Nous sommes invités à oublier que les Grecs, les Espagnols, les Portugais, les Italiens sont dans la rue et que leur situation s’aggrave chaque semaine. Nous sommes invités à oublier que le consensus entre les pays du Nord, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France, n’existe pas sur la politique économique de l’Union Européenne. Nous sommes invités à oublier que la croissance ne se décrète pas et qu’elle n’est ni au rendez-vous mondial ni européen.
L’Europe se meurt et perd pied petit-à-petit. La zone euro s’effrite et les rêves s’éloignent pendant que nos dirigeants s’accrochent à ce dogme, cette idéologie, de l’Europe à vocation fédérale, de fait unitaire, vouée à une monnaie unique dont les ravages sont de plus en plus évidents. Poussés par les puissances financières on n’abandonne pas, on y enfonce ses concitoyens car un politique a toujours raison… par définition. Le Président enfile un chandail pour affronter le froid polaire… en espérant un réchauffement climatique ou l’arrivée de Dame Bonne Fortune, et vend la peau de l’ours avant de l’avoir tué !
L’hiver est annoncé, quand partent les cigognes,
L’homme précautionneux est déjà en besogne,
Il prépare son feu, aujourd’hui pas demain !
S’il a trop attendu, le froid gèle ses mains.
Jacques Ouvert
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

mardi 13 novembre 2012

Des recettes à l’allemande pour sauver l’économie française ? (1ère partie)

L’Allemagne est préoccupée par la situation économique française, pas notre ministre des finances qui affiche son optimisme dans un taux de croissance prévisionnelle de 0,8%, double des prévisions du FMI et de Bruxelles. Il dit promouvoir une politique volontariste tout en étant réaliste. On ne voit guère, dans le mur de la dette que vont affronter les Etats-Unis, le défaut prévisible de la Grèce, le chômage espagnol et portugais, la chute de la croissance japonaise, le recul de la croissance de la zone euro et même de l’Allemagne, des raisons objectives de croire à une embellie issue de la croissance chinoise et coréenne.
Tous les indicateurs de notre santé économique sont au rouge et nous sommes dans un déclin depuis au moins 2003 pour la compétitivité et depuis 1974 pour l’augmentation de la dette. Mercredi 7 novembre, l’OCDE, le FMI, la Banque mondiale, l’Organisation mondiale du commerce et l’Organisation internationale du travail, avertissent la France sur sa dérive budgétaire. Jeudi 8 novembre, c’était le tour de Bruxelles et vendredi 10 novembre, du Ministre allemand des Finances. Pour l’Allemagne « Gouverner c’est prévoir », pour la France « Gouverner, c’est plaire ».
Nous avons vu que nos dépenses publiques plombent notre dynamisme économique en incitant les gouvernements à emprunter et à augmenter la pression fiscale. On ne peut vouloir être compétitif en ayant le plus fort pourcentage européen de dépense publique et en ayant recours à l’emprunt. Notre principal marché est celui de l’Europe. Comme les pays du Sud de l’Europe nous avons un défaut de compétitivité, en particulier avec l’Allemagne qui tourne entre 15 et 20%.
Nous ne disposons plus de la monnaie pour nous ajuster, c’est donc sur notre gestion de la dépense publique et sur notre politique économique vis-à-vis des secteurs productifs qu’il faut nous tourner. Malheureusement tous les leviers dont nous disposons encore sont assujettis aux décisions de l’Europe. Les directions que la France doit appuyer au niveau de celle-ci auront donc une grande importance. Nous allons, dans plusieurs articles, essayer de dégager des idées sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire, indépendamment du fait que l’euro continue à vivre ou non.
Un des grands « leitmotive » du gouvernement actuel est l’égalitarisme, la lutte contre les inégalités de revenus, que l’on peut traduire simplement par prendre chez les riches pour redonner aux pauvres. Ces inégalités sont mesurées par un indicateur mondial Gini. Sa valeur pour la France est proche de celles de la Suisse, de la Belgique, de la Finlande, de l’Autriche, des Pays-Bas, de la Norvège et même de l’Allemagne. De plus elle n’a gère évoluée depuis 1996. La France est plus égalitaire que la moyenne des pays de l’OCDE.
On est loin des cris d’orfraie de ceux qui crient à la montée des inégalités. On peut faire mieux comme la Suède certes mais les politiques confondent égalitarisme et justice. Ce qui est inacceptable pour le français moyen c’est que celui qui travaille plus ou mieux ne reçoive pas un meilleur salaire. A travail égal, salaire égal. Un travailleur doit gagner plus qu’un chômeur. C’est un sentiment de justice qui prévaut et non d’égalitarisme strict. D’après le rapport 2009-2010 de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale « le taux de pauvreté monétaire s’est stabilisé au cours des années 2000 autour de 13%. »
Certes il est préoccupant de voir augmenter régulièrement notre taux de chômage qui engendre une baisse du pouvoir d’achat et il convient de relancer notre dynamisme économique. Cependant la solution du simple vase communiquant, riches vers pauvres, n’est ni la solution au problème de justice ni celle de l’amélioration du chômage ou de l’augmentation générale du pouvoir d’achat entamé depuis la crise. La France n’est pas un pays très inégalitaire. La réduction des inégalités n’est pas une priorité mais un argument électoraliste.
Une autre façon de mesurer la richesse relative des citoyens est d’évaluer la répartition statistique des patrimoines. Une étude du député Jérôme Chartier, portant sur les 10%, 5% et 1% des patrimoines les plus élevés et cela sur 7 pays (Canada, Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Suède) montre que dans tous les cas la France est de loin celui dont la distribution du patrimoine est la plus égalitaire ! Par contre la faiblesse du pourcentage des plus riches corrobore la constatation faite par le Ministère des Finances sur la diminution du nombre d’assujettissement à l’ISF. Les plus riches fuient notre pays et ceci ne tient pas compte de ceux qui partent à l’étranger fonder leur entreprise quand ils prévoient que rester en France leur ferait payer l’ISF.
L’idéologie du « sus aux riches ! » va à l’inverse du but recherché. Il nous faut au contraire des entrepreneurs qui réussissent, qui créent de la richesse et ne pas perpétrer des idées misérabilistes qui démotivent les forces productives du pays. On ne peut espérer réunir le pays sur une volonté de dynamisme économique si nous n’abandonnons pas ce mythe qui paralyse notre politique économique.
« Quand vous n’avez pas de création de richesses,
Comment faites-vous pour avoir une politique sociale ? »
Gérard Collomb, maire socialiste de Lyon
"Mon but d'est pas d'appauvrir les riches
Mais d'enrichir les pauvres"
Tony Blair
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon