lundi 3 décembre 2012

Ne pas confondre les effets avec leurs vraies causes

La France va mal comme la moyenne de l’Europe, elle-même en perte de vitesse par rapport aux autres continents. Il y a donc un mal profond qui nous touche plus que d’autres pays plus au nord entre autres. On ne peut arguer du fait que notre pays n’est pas gâté par la nature. Quatre mers nous bordent. Nous sommes un carrefour incontournable vers la péninsule ibérique et une voie facile pour le passage vers l’Italie, l’Allemagne, le Benelux et le Royaume-Uni. Notre climat est tempéré et diversifié océanique et continental. Nous combinons harmonieusement plaines et montagnes. Cela la nature nous l’offre.
Notre passé fut glorieux et nous fûmes même un temps la première puissance du monde avant d’être supplantés par le monde anglo-saxon pour n’avoir pas su profiter des avancées scientifiques et technologiques. De ce passé il nous reste un domaine d’Outremer qui nous permet d’être présents un peu partout dans le monde. Nous sommes autosuffisants sur le plan alimentaire et il nous restait, il y a peu, une industrie compétitive et un système d’enseignement scolaire qui faisait envie au monde entier.
Las, aujourd’hui la nature nous prête toujours ses avantages mais nous sommes entrés dans le déclin économique. Pendant ce temps l’Europe du Nord et l’Allemagne en particulier ont fait un travail spectaculaire et notre industrie automobile sombre. Tant en termes de compétitivité qu’en termes économiques. L’Allemagne réussit l’exploit d’avoir un chômage au plus bas dans un monde en ralentissement et une Europe en crise.   Elle révise même ses prévisions pour 2012 et annonce un budget équilibré et une dette en recul de 2 points à 81,5% du PIB. Alors pourquoi pas nous qui n'allons pas tenir les 3% du PIB de déficit prévus et dépasser les 90% de dette ?
On peut bien sûr relever des « causes apparentes » à savoir l’absence totale depuis quelques décennies d’une vision stratégique industrielle de l’Etat et donc un effondrement de la France dans les secteurs comme l’automobile, l’incompétence de l’Etat en matière d’industrie et d’économie, des charges comparativement trop fortes pour les entreprises, un abandon de la recherche et du développement, et cela ne date pas du gouvernement Hollande. On notera tout de même que  c’est la première fois qu’on a un gouvernement dont aucun ministre n’est passé par une entreprise privée à commencer par celui qui doit nous redresser.
Mais regardons-nous, les dons que la nature nous a faits, nous ont transformé en enfants gâtés. L’Etat-providence a dépensé sans compter pour nous donner le plus douillet système social d’Europe mais le plus cher aussi et de plus en plus déficitaire. Il est si alléchant qu’il attire les peuples d’Afrique, en particulier francophones ou musulmans, et cela irrésistiblement dans un marché de l'emploi en perte de vitesse, donc à nos frais. En voulant introduire une idéologie humaniste dans un pragmatisme économique, on a créé un comportement informe, incontrôlé et irresponsable, tiraillé entre les profiteurs économiques du système, l’envahissement de peuplement d’un autre culte et la réaction d’un peuple autochtone lui-même tiraillé entre humanisme et identité nationale dans un dilemme conduisant au racisme entre communautés.
Mais il y a plus profond en nous, un sentiment venu de la lutte des classes, cristallisé par la Révolution Française, moment historique où la bourgeoisie a repris le pouvoir à la noblesse et tué ou banni la Royauté. La bourgeoisie c’est le pouvoir de l’argent sans la reconnaissance d’une autorité suprême. C’est ainsi que s’est développé un nouvel état d’esprit où argent et travail se sont entrechoqués dans la lutte des classes qui perdure. C’est pourquoi le monde syndical français se bat en opposition au patronat d’une façon générale dans un climat de méfiance réciproque. C’est une différence fondamentale avec les pays de culture protestante et hansénique où l’on négocie, au cas par cas, un contrat social à durée déterminée qui n’est pas remis en cause avant son terme. Cela permet aux entreprises d’éclaircir l’avenir sans remise en cause permanente, de demander des sacrifices en période de vaches maigres et de récompenser en période de vaches grasses.
Il y a en France un rapport au travail, surtout depuis les 35 heures, un rapport aux entreprises et un rapport à l’argent qui sont à mon avis les vraies raisons de notre déclin. En conséquence nous attendons tout de l’Etat, qui se mêle donc de tout et déresponsabilise le travailleur et l’entreprise. Tout le reste n’est que des conséquences. Notre histoire nous colle à la peau, elle nous a fait rater la révolution industrielle du XIXème siècle et nous fait aborder en position de faiblesse derrière l'Allemagne la mondialisation qui nous est imposée.
Gardons de la Révolution le mot « Liberté »,
Liberté d’exprimer ses différences et de faire valoir ses droits.
Mais laissons la lutte des classes et la stigmatisation de l’argent
Pour la nécessité d’entreprendre et de travailler pour le bien de tous.
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

dimanche 2 décembre 2012

Les vieilles recettes ont toujours cours !

En ce dimanche maussade de fin d’automne on a le droit à se laisser aller à un peu de nostalgie avec ce regard des gens âgés qui essaient de revivre le temps passé, passé si vite qu’au coin de leurs yeux perle une larme retenue. Leurs regards le sondent ce passé avec les hommes qui l’ont construit et ils y puisent la conviction que c’était mieux avant. Tout y était plus propre, plus beau, plus sain, et, reportant le passé sur l’avenir, ils ferment les yeux en le rêvant meilleur.
Pour eux le présent n’est que mirages et déceptions, que politiciens qui lancent de la poudre aux yeux et qu'une réalité de plus en plus dure livrée à la jeunesse. Les promesses d’un lendemain meilleur par les candidats au pouvoir n’engagent plus que ceux qui les écoutent et l’on ne voit pointer que hausses, des impôts et des taxes (revenus, sociétés, TVA, patrimoine), du chômage, des emplois publics et non privés, de la violence, de la délinquance, des dettes de l’Etat, des déremboursement des médicaments, du gaz, de l’électricité, de l’eau, du carburant, des impôts locaux, etc. L’embellie est toujours pour demain avec la réduction des dépenses publiques… promis, juré !
Malheureusement le constat est toujours là, les dépenses ne diminuent pas globalement, ce que l’on gagne d’un côté on le dépense d’un autre, on le dépense même avant de savoir s'il existe en face une recette équivalente. De plus comme nous sommes riches et généreux nous mettons la main au porte-monnaie pour aider les pays amis, encore plus dépensiers que nous, grâce à l’argent que nous empruntons. Comme il faut trouver de plus en plus d’argent pour alimenter la pompe à emprunts, dont les seuls intérêts sont impossibles  à rembourser sans réemprunter, on fait marcher la planche à billets de la Banque Centrale Européenne, planche normalement scellée par les traités, mais que l’on active au profit des Etats et des banques pour cause… d’humanisme !
Le présent est rempli de nuages porteurs d’orages prêts à éclater, alors, pensent les vieux sages, reportons-nous sur le passé pour rêver qu’il revient auréolé de nos souvenirs. Ainsi pense chaque génération et de génération en génération se perpétue le mythe que tout était différent… avant. Malheureusement non, si j’en crois cet extrait de Marie-Antoinette écrit en 1933 par Stephan Zweig sur les finances publiques de 1780, juste avant la Révolution. Jugez plutôt :
"[I]l faut un Hercule pour vaincre les énormes difficultés budgétaires. On cherche un sauveur pour assainir les finances, on essaie un ministre après l'autre, mais tous n'emploient que des moyens d'une efficacité passagère, ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui, que nous connaissons bien (l'Histoire se répète toujours) : ils recourent à d'énormes emprunts qui, en apparence, absorbent les anciens, à des surtaxes et des impôts excessifs, à l'impression [de billets] et à une refonte de la monnaie [...] qui la dévalorise -- en un mot, à l'inflation masquée. Mais comme les causes de la maladie sont plus profondes qu'on ne veut le reconnaître, qu'elles résident dans une circulation défectueuse, dans une distribution économique malsaine de la richesse, causée par la réunion de tous les biens dans les mains de quelques familles [...], et parce que les médecins de la finance n'osent pas entreprendre l'intervention chirurgicale nécessaire, l'affaiblissement du Trésor public devient chronique".
Surtaxes, impôts excessifs, déficit chronique et dette "irremboursable", inégalités, élites déconnectées de la réalité et plus occupées de gloire et d'ambition personnelles que du "bien commun", tout nous ramène au temps présent. Alors rien de nouveau sous le soleil me direz-vous ? Oui, sauf que quelques années plus tard c’était… la Révolution. Dans la période présente de l’histoire où le dirigisme et la centralisation économique nous font monter chaque jour un peu plus le mur de la dette, une relecture du passé redonne un peu d’espoir… puisque nous sommes encore vivants.
Mais avant de vous quitter et pour endormir nos craintes du présent, en regardant par la fenêtre tomber les dernières feuilles (d’impôts), je vous livre un texte paru dans les publications Agora du Comte de Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche à Paris entre 1766 et 1789. J’ai ajouté dans le texte la traduction actuelle des termes financiers de l’époque… moyennant quoi on s’y croirait !
"Lorsque le gaspillage et la profusion absorbent le trésor royal [trésor public], il s'élève un cri de misère et de terreur ; alors le ministre de la Finance emploie des moyens meurtriers, comme en dernier lieu la refonte des monnaies d'or [l’assouplissement quantitatif] sous des proportions vicieuses, ou quelques créations de charges [impressions monétaires]. Ces ressources momentanées suspendent les embarras et on repasse avec une légèreté inconcevable de la détresse à la plus grande sécurité. Mais ce qui paraît de la dernière évidence, c'est que le gouvernement présent surpasse en désordre et en rapines celui du règne passé et qu'il est moralement impossible que cet état de choses subsiste longtemps sans qu'il s'ensuive quelque catastrophe".
Prémonitoire pour l’époque, non ? Et si l’histoire se répétait, différente certes dans la forme mais identique sur le fond ? Car, voyez-vous, les mêmes causes produisent les mêmes effets et le comble de la bêtise n’est pas d’utiliser des recettes qui s’avèrent mauvaises mais de recommencer à les appliquer en pensant que cette fois elles seront bonnes. Nos politiciens sont des meurtriers avides de pouvoir et les économistes, qui les conseillent, sont des crétins puisque depuis plusieurs siècles le peuple est pris pour une vache à lait réduite à casser l’étable et encorner ses profiteurs quand ses mamelles sont taries.
Le flux d’argent venu du ciel inonde
Les Etats, les banques et les entreprises mal gérées
Il anesthésie le peuple dans une providence éphémère
Mais, comme pour le tsunami, le plus terrible à venir
C’est le reflux !
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

samedi 1 décembre 2012

Quand le temps valide des propos venus d’ailleurs (1ère partie)

Il est encore très mal vu en France d’évoquer les propos d’un leader étranger sur l’islamisation de l’Europe. Les choses évoluent un peu avec des prises de position moins tranchées dans la droite de la pensée unique. Toutefois c’est de l’étranger que les choses sont évoquées sans détour et je vous propose de lire ou de relire ce que disait un homme politique des Pays-Bas, voué à l’époque aux pires opprobres pour cause de racisme. Il ne s’agit pas de donner quitus à ses propos mais de prendre conscience de la validité actuelle ou non du constat et des prévisions puisque ce discours date de trois ans.
« Geert Wilders, président, Parti pour la liberté, aux Pays-Bas, a prononcé un discours au Four Seasons, à New York, l'introduction d'une Alliance des patriotes et annonçant le face-à-face de la conférence du Jihad à Jérusalem. Le discours a été parrainé par l'Institut Hudson le 25 Septembre 2009.

Chers amis,

Je vous remercie beaucoup de m'avoir invité. Je viens en Amérique avec une mission. Tout n'est pas rose dans le vieux monde. Un énorme danger menace, et il est très difficile d'être optimiste. Nous pourrions être dans la phase finale de l'islamisation de l'Europe. Ce n'est pas seulement un danger clair et présent pour l'avenir de l'Europe elle-même, c'est une menace pour l'Amérique et la survie même de l'Occident. Les États-Unis comme le dernier bastion de la civilisation occidentale, face à une Europe islamique.

L'Europe que vous connaissez est en mutation. Vous avez probablement vu les points de repère. Mais dans toutes ces villes, parfois quelques pâtés de maison de votre destination touristique, il y a un autre monde. C'est le monde de la société parallèle créée par la masse musulmane de migration. Tout au long de l'Europe une nouvelle réalité est en hausse: l'ensemble des quartiers musulmans, où très peu d'indigènes résident ou ne sont même pas vus. Et s'ils le sont, ils pourraient le regretter. Cela vaut pour la police aussi.

C'est le monde des foulards sur la tête, où les femmes se promènent dans des tenues sans formes, avec des poussettes pour bébés et un groupe d'enfants. Leurs maris, ou propriétaires d'esclaves si vous préférez, marchent trois pas devant. Avec des mosquées sur les coins de rue, les magasins ont des signes que vous et moi ne pouvons pas lire. Vous aurez du mal à trouver une activité économique. Ces ghettos musulmans sont contrôlés par des fanatiques religieux. Ce sont des quartiers musulmans, et ils se multiplient dans toutes les villes à travers l'Europe. Ce sont les blocs d’immeubles pour le contrôle des territoires sur de plus en plus grandes parties de l'Europe, rue par rue, quartier par quartier, ville par ville.

Il y a maintenant des milliers de mosquées dans toute l'Europe. Avec de plus grandes congrégations qu’elles ne sont dans les églises. Et dans chaque ville européenne, il est prévu de construire des super-mosquées qui éclipseront toutes les églises de la région. De toute évidence, le signal est : nous dominons. »
(A suivre)

Le nombre de mosquées et de lieux de prières est déjà de plusieurs milliers en France. Est-ce la faute de cette immigration ? Je ne le crois pas, c’est de la nôtre car nous avons accueilli avec intérêt et mansuétude ce qui n’était qu’un cheval de Troie. Nous avons confondu l’immigration venue des pays d’Europe avec celle venue de l’autre côté de la Méditerranée, d’autant plus difficilement assimilable qu’elle est en grand nombre. Il nous reste à gravir l’Everest de l’assimilation pendant le temps de la saison d’été, car l’expédition d’hiver sera mortelle.

Ce qui m'inquiète ce n'est pas tant l'agressivité des méchants que l'apathie des bons !
http://www.facebook.com/l/BAQEcMQnbAQEkD6HipGkuUxXZvAQuThxPaVm2TzxlOeSrLw/www.youtube.com/watch?v=hnTqUrHYoxc

Claude Trouvé
Coordonnateur du MPF du Languedoc-Roussillon

vendredi 30 novembre 2012

Le triste spectacle de la politique du pouvoir

Après la passe d’armes entre Ségolène Royale et Martine Aubry au congrès de Reims, où les ingrédients de rivalité pour le pouvoir et les tricheries étaient les carburants de l’affrontement, nous vivons un psychodrame dans les rangs de l’UMP. Les larmes versées par les uns et par les autres, sur la frustration et de le désespoir des militants, fait plutôt pitié que sourire. Pitié par la bassesse et le mépris que ces propos cachent malhabilement. Le bien commun, l’avis de militants sont bien loin des préoccupations des belligérants. La seule chose qui compte vraiment, c’est la prise du pouvoir.
Autour des deux coqs, des béni-oui-oui s’affairent en toute obéissance pour compter parmi les favoris qui formeront la garde rapprochée auréolée de lambeaux de pouvoir. Les sages ne sont que le groupe des outsiders qui n’attendent que le moment d’arriver en pleine lumière, après que l’on ait débarrassé l’arène des restes sanglants des deux gladiateurs. Le grand perdant dans tout cela est la démocratie qui renvoie le peuple militant de base à ce qu’il est réellement, tout juste un faire-valoir.
En même temps que le Président et le Premier Ministre reculent dans les sondages d’opinion, le principal parti d’opposition se déchire non pas sur des idées mais sur des égos. On peut se rendre compte que le mandat présidentiel, ramené à cinq ans et concomitant avec les élections législatives, a renforcé le pouvoir des partis qui s’installent pour cinq ans dans leur rôle majoritaire ou d’opposition sans plus aucun besoin de démocratie. Le Parlement ne vit qu’au rythme des élections présidentielles pour lequel il choisit son candidat.
« Derrière chaque « grand chef », se presse la cohorte des marmitons, fidèles et dévoués dans les limites de leurs espérances. Le groupe fait triompher des candidats qu’il a choisis moins en raison de leur valeur que de l’obéissance qu’ils promettent. Ils seront d’autant plus fidèles qu’ils seront plus incapables d’une carrière autonome » écrit Bertrand de Jouvenel.
De cette déconnection avec le peuple nait un sentiment de désaffection pour la politique et un abstentionnisme dangereux pour la démocratie. On est loin de l’art de diriger la Cité et de la défense du bien commun. Les pouvoirs des lobbies sont plus importants que les avis du peuple que l’on consulte le moins possible. La raison d’être de la politique est la conquête et la jouissance du pouvoir. Leurs regards vers le peuple sont ceux des marchands de rêves et d’illusions. Leurs actions sont basées avant tout sur la destruction de celles des prédécesseurs.
Dans ces phases paroxysmiques les politiciens montrent leur vrai visage et dans ce domaine, comme le disait De Gaulle, ce n’est pas le manque de candidats que l’on craint mais le trop-plein. Assis sur des idéologies qui leur servent de réflexion, ces hommes sont habités d’un froid égoïsme mais se révèlent incapables de mener leur peuple vers le bien-être en affrontant efficacement les défis du temps. C’est cette dure réalité à laquelle les citoyens sont brutalement confrontés, à cette réalité cruelle de la politique.
On rêve de ce petit pays qui tire bien son épingle du jeu dans une période de crise où la plupart s’enlisent, la Suisse. Il ne faut pas résumer la Suisse à ses banquiers comme le font beaucoup de français toujours allergiques à ce qui touche à l’argent. La Suisse exporte et a conservé une forte industrie chimique et pharmaceutique. Malgré son fédéralisme, la Suisse conserve une forte identité nationale. Mais surtout la Suisse écoute son peuple dans sa diversité. Qu’est-ce qui nous différencie politiquement de ce pays ? La démocratie directe.
La France ne se redressera pas si sa démocratie part en quenouille car la France s’est d’abord la force, l’enthousiasme et l’ardeur au travail de ses habitants. Le peuple doit avoir confiance en ceux auxquels il confie des responsabilités, dans leur probité et dans leur sens du bien commun. Si ce n’est pas le cas, nous n’aurons qu’un pays de traîne-savates qui se blottit contre une mère nourricière dont les mamelles se rétrécissent chaque jour.
Seul le peuple sait ce qu’il veut
Seul le peuple sait ce dont il a besoin
Seul le chef sait alors le chemin à suivre.
Claude Trouvé
Coordonnateur du MPF du Languedoc-Roussillon

jeudi 29 novembre 2012

L’UMP en phase finale et un système politique français en lambeaux

La crise qui sévit depuis 2008, dans laquelle s’enfoncent l’Europe, la zone euro et la France, montre que les systèmes politiques de la plupart des pays européens n’ont pas convenablement pris en compte les nouvelles contraintes économiques qu’impose la mondialisation pour laquelle l’Europe s’est la moins bien protégée. La France est le pays où les dépenses sociales, les dépenses publiques/habitant et la pression fiscale sont parmi les plus élevées. Elle est effectivement le pays dont la pente de la descente économique risque d’être la plus élevée des pays qui ont résisté tant bien que mal, d’où l’article du journal « The Economist » sur la bombe française.
Avec des réformes structurelles à peine amorcées, une propension à l’augmentation de la pression fiscale, un marché du travail trop rigide, des partenaires sociaux qui n’arrivent pas à œuvrer sur un contrat social négocié d’une durée raisonnable, des dépenses sociales non maîtrisées, la France montre que son système politique est économiquement désastreux. Il repose d’une part sur des prélèvements obligatoires sans cesse croissants et d’autre part sur une classe politique professionnelle composée essentiellement de fonctionnaires et dominée par les anciens élèves de l’Ecole nationale d’administration. Cette élite en refusant d'appliquer les principes de base de la compétitivité condamne économiquement notre pays.
Le système politique dans lequel baignent tous les partis se montre incapable de remettre le pays sur une trajectoire de prospérité. Les socialistes de M. Hollande s’agitent en tous sens, se contredisent chaque jour, sont déjà discrédités dans l’opinion et désavoués par les instances internationales et les agences de notation. L’UMP se déchire entre des tendances qui ne proposent aucune solution au mal français et qui n’ont pour moteur que l’ambition personnelle des uns et des autres. Les gauchistes croient au transvasement de l’argent des riches vers les plus démunis et à un interventionnisme de l’Etat de type soviétique dans les activités économiques privées. Ils sont donc en décalage complet par rapport à l’évolution de la Chine qui va devenir la première puissance économique du monde.
Les écologistes ne cessent de proposer des mesures antiéconomiques ou bloquant le progrès et l’innovation comme l’augmentation du coût de l’électricité pour le développement des énergies renouvelables, l’arrêt du nucléaire, l’interdiction des recherches sur le gaz de roches, etc. Le FN défend un isolationnisme trop rigide dans la mondialisation qui nous est imposée et une politique de l’immigration de simple fermeture hermétique du flux migratoire, délaissant la nécessaire politique d’assimilation qui représente la principale difficulté à résoudre pour la paix sociale. Les centristes tentent de reconstituer un parti qui emprunterait une partie de leurs absurdités à chacun de ceux qui le bordent et sont aveuglément attachés à une Europe mal ficelée qu’ils ont appelée de leurs vœux et qui sombre économiquement lentement mais sûrement.
Dans ce système politico-médiatique, où la pensée unique a jugulé toute démocratie agissante, les médias font mine de se réjouir des avatars de l’UMP en pleine crise existentielle. Pourtant ceux-ci ont largement contribué à l’omniprésence d’un système mortifère en relayant presque exclusivement les messages de la pensée unique et en stigmatisant tout propos mettant en avant les dangers du multiculturalisme ou la faillite de la monnaie unique.
De la dislocation de la droite et de l’incapacité de la gauche à redresser le pays, peut sortir une ère nouvelle si le peuple sort de son apathie. Avec les « soldats aux cheveux gris contraints par la nécessité » comme le disait le vieil Homère, les jeunes et moins jeunes vont devoir reprendre l’initiative et donner leur soutien à la reprise démocratique du pays dans les mains de ceux qui s’ingénient à ne pas leur laisser la parole sauf pour être élus. Dans la dépression qui se profile, un pays peut générer des monstres mais la crise se définit aussi ainsi :
« C’est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître »
Du marxiste Antonio Gramsci !
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

mercredi 28 novembre 2012

L’Union Européenne craquera-t-elle avant la zone euro ?

Cinq ans après le début de la crise, la situation économique de l'Union demeure lamentable : pas moins de 17 des 27 états membres sont en récession. Déjà en 2009 Angela Merkel mettait en garde : « ne nous attendons pas à des miracles, car nulle décision politique, aussi courageuse soit-elle, ne pourra conjurer l'effondrement de l'économie européenne. » Elle était alors très isolée dans sa façon d'envisager l'avenir. Aujourd’hui on s’aperçoit qu'elle voyait juste. De plus les écarts avec ceux qui s'en tirent le mieux ne font que se creuser, mettant en péril l'unité et la stabilité de l'Union.

Dans les pays les plus durement touchés comme l'Espagne ou le Portugal, il faudra au moins une génération pour compenser l'effondrement du niveau de vie. Pour la Grèce on sait d’ores et déjà qu’elle ne survivra qu’en effaçant sa dette et en étant rejetée provisoirement hors de la zone euro. Le maintien de l’aide à cette dernière ne dépend plus que de la volonté de l’Allemagne. Il s’agit pour elle de gagner du temps, le temps que ses banques se débarrassent sans trop de casse de leurs obligations grecques. Mais c'est 138 milliards que l'UE vient de débourser en une semaine entre les 40 milliards d'effacement de la dette et les 44 milliards de prêts à la Grèce, les 17 milliards à Chypre, et les premiers 37 milliards aux banques espagnoles alors que les pays fournisseurs sont tous endettés... qui va finalement payer ?

« Pour la première fois depuis sa création, l’Union européenne, peut-être plus vite que la zone euro, risque de s'effondrer. Chaque mois, ce scénario se précise un peu plus, sans que l'on puisse clairement dire quel processus prendra le pas sur l’autre : celui d'un Euroland renforcé autour de l'Allemagne ? Ou celui de la désintégration du bloc des pays eurosceptiques, Royaume-Uni en tête ? » (Le Monde)

L’évolution actuelle ne réjouit pas l’Allemagne qui souhaite fédérer autour d’elle la Pologne et les autres pays d’Europe centrale, dans lesquels elle a délocalisé ses productions et dont elle a besoin pour lui assurer une compétitivité au moins européenne. Ce sont aussi ceux qui défendent la politique allemande d’austérité et de réformes structurelles. Cet îlot, auquel s’ajoutent les Pays-Bas, la Suède et la Finlande, crée une zone de déséquilibre économique avec la possibilité de crédits à taux faibles pour les entrepreneurs qui leur assurent un avantage considérable.

Ceci a entraîné l’augmentation des différences de niveau de vie et la fin de l’Europe sociale que la gauche avait mise en avant pour faire voter Maastricht. Cette évolution signifie que les intérêts des Etats membres seront de plus en plus divergents. Tandis que les Roumains, les Bulgares, les Grecs ou les Portugais vont chercher à assurer la survie de leurs populations en insistant sur cet enjeu auprès de Bruxelles, l'Allemagne et la Suède préféreront mettre l'accent sur l'écologie et les sources d’énergie alternatives.

En fait la perspective d’une Europe à plusieurs vitesses prend de plus en plus de vigueur. Il faut reconnaître que l’euro crée provisoirement une raison économique de cohésion dans sa zone mais les tensions entre pays dues à la crise européenne, plus violentes qu’ailleurs,  risquent de balayer la peur de l’inconnu et de l’échec.

Le dépouillement des nations de leurs pouvoirs législatifs, 70% de nos lois émanent directement ou indirectement de l’UE, et désormais budgétaires, affaiblit l’idée de nation chez les peuples européens. Dans un contexte de récession et de baisse des niveaux de vie chez de nombreux pays, on voit fleurir les désirs régionaux d’indépendance. Sur ce thème les élections du 25 novembre 2012 en Catalogne en sont une preuve. Le « détricotage » des nations était bien dans l’esprit de Jean Monnet, fondateur de l’Europe.

Les discussions avortées sur le budget européen sur fond de crise européenne ne sont qu’un soubresaut d’un malade atteint mortellement et que l’on maintient parce que l’on ne sait pas quoi faire de son héritage qui ne comporte que des dettes. 2012 était l’année de tous les dangers, 2013 s’annonce l’année du grand craquement, celle de l’heure de vérité.

L’Europe a pêché par orgueil et par vanité en s’élargissant sans relâche,

Elle va finir comme la grenouille devant le bœuf de Jean de la Fontaine :

« S'enfla si bien qu'elle creva. »

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon
 

mardi 27 novembre 2012

Quand on n’a pas le courage de son ambition, on trompe l’opinion

Le président Hollande a prévu un budget 2013 sur des bases volontairement trop optimistes afin d’éviter d’avoir à faire les coupes budgétaires nécessaires dans le budget des administrations publiques. La seule solution qui reste est l’augmentation des impôts qui génère des mouvements sociaux difficilement contrôlables. C’est donc le choix délibéré du Président de pratiquer une austérité à base principalement d’impôts mais à dose plus légère, grâce à une prévision de croissance inatteignable. Il a pu affirmer mordicus que le déficit de 3% du PIB serait tenu et Pierre Moscovici était chargé de le proclamer haut et fort pour encourager le contribuable à accepter la ponction de son porte-monnaie pour la bonne cause.
Pour tout observateur attentif, il était évident que la promesse de ce déficit, auquel la France s’est engagée, ne serait pas tenue et que le calcul du Président était qu’il ne serait pas le seul dans ce cas. En conséquence il serait toujours temps de renégocier l’objectif avec d’autres pays atteints du même mal. J’avais eu l’occasion de vous en faire part bien avant que l’OCDE le prédise aujourd’hui 27/11/12. Celui-ci prévoit pour nous une croissance de 0,2% en 2012 au lieu de 0,3% prévu. Le  déficit de 4,5% du PIB devrait être atteint comme prévu, mais cela au prix d’une pression fiscale accrue par rapport à celle annoncée par le précédent gouvernement.
Pour 2013, c’est une croissance de 0,3% à prévoir au lieu des 0,8% du budget voté. Ce qui entraîne mathématiquement une impossibilité de réussir les 3% de déficit du PIB sur lesquels l’Etat s’est engagé. Nous sommes toujours dans une démarche électoraliste qui se refuse à engager vraiment des réformes structurelles et une véritable optimisation des dépenses publiques qui sont en pourcentage l’une des plus élevées d’Europe. Sa politique économique est basée essentiellement sur la pression fiscale et non sur la rigueur, la vraie, celle des dépenses publiques.
L’embellie est toujours repoussée pour plus tard. En 2014 tout ira mieux, même l’OCDE le prédit, il faut tellement tenir l’opinion de peur qu’elle ne se rende compte que l’Europe s’enfonce plus vite que les autres continents dans la crise. Peut-on raisonnablement espérer que la Chine tire tous ces pays qui s’enfoncent dans la dette et qui, les uns après les autres, impriment de la fausse monnaie et empruntent ? Peut-on vraiment croire que cette politique à courte vue de sauvetages successifs par la planche à billets ne soit autre chose qu’une façon de gagner du temps ?
La Grèce est sauvée, elle va toucher ses 43,7 milliards qui lui permettent de tenir jusqu’au printemps. Son budget serait presque équilibré… dans les prévisions budgétaires, mais sa dette de 190% du PIB doit être diminuée jusqu’à 124% en 2020. Tous les moyens sont bons pour cacher que c’est désormais le contribuable européen qui va devoir payer. Prolongation des durées de prêt, baisse des taux d’emprunt dans les prêts bilatéraux, et même rachat de sa dette à une valeur très éloignée de sa valeur d’émission en obligations souveraines par emprunt à un taux proche de zéro au FESF, sont parmi les outils « usine à gaz et proches de la cavalerie » pour cacher la vérité… la Grèce ne pourra jamais rembourser sa dette. Le contribuable européen devra payer d’une façon ou d’une autre et la France en sera pour payer 55 milliards in fine. Les fond propres du FESF doivent déjà être portés à 10 milliards.
A qui le tour maintenant Chypre ? Malte ? Irlande ? Portugal ? Espagne ? L’ambition d’une Europe sociale, économiquement forte et heureuse, sombre dans le chômage, la perte de compétitivité et la diminution de ses exportations. La mondialisation fait de moins en moins bon ménage avec une activité économique basée de plus en plus sur la consommation intérieure. La France va voir son chômage augmenter en octobre pour le dix-huitième mois consécutif et rien, à part les promesses des gouvernants toujours très optimistes, ne permet de prédire honnêtement une embellie.
L’action principale des gouvernants est de maintenir l’espérance de jours meilleurs en affirmant tout le temps, c’est pour demain. A chaque nouvelle élection les dirigeants ont payé leurs mensonges depuis le début de la crise mais ils espèrent toujours que cette fois c’est la bonne et embouchent les trompettes du réveil des espérances dans un champ de ruines de l’économie.
Les banques sont en triste état et ont déclenché la crise des subprime. Désormais ce sont les Etats qui sont endettés jusqu’au cou. Qui va payer ? Réponse : le contribuable et la planche à billets jusqu’à la catastrophe finale où l’argent ne vaut plus rien et on en revient au troc pour survivre. La zone euro est le cœur et le moteur central de l’Europe. Elle s’est tiré une balle dans le pied avec la monnaie unique sur des pays socialement, économiquement et même parfois culturellement très différents. Ce choix trop lourd et paralysant entraîne tout le navire Europe vers le fond de l’abîme.
Gavée par la politique des petits cadeaux humanistes
La troupe des moutons ne voit plus le bord du précipice.
L’entrepreneur, le fonctionnaire, le salarié, le retraité, s’y retrouveront,
Seules leurs élites, qui les y ont conduits, s’auront y survivre.
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon