lundi 27 avril 2015

Flux et politique migratoires ou nombrilisme et incompréhension ! (suite et fin)


Le débat sur l’immigration et la naturalisation revient à l’ordre du jour devant les attentats déjoués ou non qui se multiplient comme le font les actes racistes. Nous récoltons le résultat de quarante années de non gestion du flux migratoire et nos récentes incursions guerrières sur les terres de l’Islam, que ce soit en Afghanistan, en Lybie, en Irak, en Syrie et même au Mali où la cohabitation de populations religieusement et culturellement différentes, pour ne pas dire historiquement opposées, ne se fait pas naturellement et encore moins sous la menace. Nous avons déclenché ou participé à des conflits qui jettent la haine sur notre pays et nous allons en payer l’addition. Nous avons versé des larmes sur les caricaturistes blasphémateurs, et nous allons en verser sur les juifs, les chrétiens et bien sûr les actes de révolte raciste qui en résultent. Nous allons donc déplorer les actes de vandalisme sur les mosquées, les églises et les synagogues et les humiliations contre les musulmans, les juifs et les chrétiens. Nous allons voir nos libertés, de s’exprimer et même de penser, mises à mal et la peur s’installer dans nos foyers.

Tout cela n’était-il pas prévisible ? Si bien sûr. La faute au djihad, à ces êtres que l’on n’ose plus qualifier d’humains ? Croyez-vous que nos résistants de la seconde guerre mondiale se posaient beaucoup de questions sur la compatibilité de leurs actes avec les Droits de l’Homme ? Les combattants de l’Islam, car c’est ainsi qu’ils se nomment ceux qui en reviennent aux textes fondateurs de l’Islam, sont en guerre contre une civilisation qu’ils rejettent, celles des juifs, des chrétiens, des athées, des agnostiques et autres. Ceux qui sont les dhimmis, qui n’ont rien compris et ne sont bons que pour la dîme et l’esclavage. N’oublions pas, nous qui ne cessons de nous repentir, que les arabes musulmans ont été les plus grands esclavagistes en apportant la marée humaine aux trafiquants jusqu’aux ports d’embarquement. Alors cessons de vouloir lire leur comportement à travers le nôtre, nous combattons leurs soldats, ils nous haïssent et ils ont aussi leurs raisons de le faire. 

Ceci étant dit, notre pays est progressivement envahi par une autre civilisation dont, il est vrai, un certain nombre de représentants ne se reconnaissent pas ou plus dans les valeurs qu’elle contient et qui adoptent la nôtre. Malheureusement ce nombre n’est pas dans un pourcentage de croissance car les jeunes générations se radicalisent et refusent de plus en plus l’assimilation. Ce sont les valeurs propagées par les télévisions arabes, les réseaux sociaux et certains imams qui dictent leur conduite envers notre pays et la population autochtone ou assimilée. Comme par ailleurs cette population augmente plus vite que l’autre, aux deux tiers par la fécondité et le reste par l’immigration, les besoins de cette communauté s’expriment naturellement d’une façon de plus en plus pressante. J’en veux pour preuve la revendication de milliers de mosquées supplémentaires. Comment réagissons-nous ? Par l’apprentissage de l’arabe à l’école, les yeux fermés sur des sorties scolaires avec des accompagnatrices en niqab et hidjab, les abattages halal, la fête du Ramadan à l’Hôtel de Ville de Paris, l’inauguration de mosquées financées comme centres culturels par détournement de la loi de 1905, etc. 

Par l’assistanat le plus attirant pour les candidats à l’immigration, nous ajoutons tout ce qui peut faire oublier que la France est un pays différent et non une copie embellie de ce qu’ils peuvent trouver dans le pays qu’ils veulent quitter. Ils n'éprouvent  plus  le  besoin  de  respecter les lois de la République, et reconstituent leurs sociétés d'origine sur le territoire français. Nous avons complètement inversé les données du problème en demandant à la société et aux lois de trouver des accommodements avec les lois républicaines. Cela n’a pour effet que de diminuer leur envie d’intégration et encore plus d’assimilation. On va même jusqu’à bâillonner les français qui essaient de clamer leur identité en traitant leurs propos de racisme. C’est tapis rouge pour les nouveaux arrivants qui ne font qu’entraîner ceux qui sont déjà arrivés dans un sentiment de conquête d’un nouveau territoire. En Belgique où les problèmes d’immigration musulmane sont encore plus avancés que chez nous, les propos d’un imam, vus sur YouTube, sont sans ambiguïté : « Nous sommes chez nous ici. Si vous n’êtes pas contents, vous n’avez qu’à partir ». C’est la négation claire et nette de toute idée d’assimilation. 

Non seulement nous ne vantons pas notre civilisation à cette immigration musulmane mais nous n’arrêtons pas de jouer la repentance. La dernière visite commémorative en Algérie du Secrétaire d’Etat aux anciens Combattants pour le massacre d’algériens à Sétif est l’illustration de ce qui détruit un peu plus notre image. On n’a même pas négocié la même commémoration pour les massacres de pieds noirs le 5 juillet 1962 à Oran (plusieurs centaines de morts voire plus) et des Harkis. Donner une image de français sanguinaires, comme ce que nous reprochons aux djihadistes,  ne fait qu'injecter le poison de la haine dans le cœur des enfants issus de l'immigration. Il faut cesser de donner la nationalité à des immigrés qui n’ont pas envie d’épouser notre culture et la République laïque. Pour cela il faut revoir le droit du sol dont la plupart des pays se sont éloignés, ce qui induit une attirance particulière pour faire naître son enfant sur le sol français et diminue l’envie de celui-ci de faire l’effort de connaître notre culture puisque son identité est acquise facilement sur demande. 

Arriver dans un pays étranger ne doit pas signifier une prise en main, un assistanat plus favorable que pour les « souchiens » ou les assimilés, voire même une discrimination positive. Comme nous-mêmes devons le faire en pays étranger, l‘intégration est un parcours difficile comme il le fut en France pour tous les immigrés européens parfaitement assimilés des générations précédentes. C’est justement parce que le parcours a été difficile que l’individu se sent fier d’appartenir enfin au peuple français. Sinon il le méprise et ne cherche qu’à en tirer parti. Il est temps aussi d’enlever des pouvoirs juridiques à des organisations comme la Halde, c’est à notre système judiciaire de juger les cas de discrimination. Cela ne fait qu’exacerber les tensions entre les communautés et affirmer un peu plus le droit de rester dans ses propres codes culturels. 

Cela ne fait que développer un racisme anti-blanc qui se manifeste clairement dans le milieu scolaire avec l’insulte suprême de « céfranc » comme le rapporte Malika Sorel, maghrébine d’origine, parfaitement assimilée et membre du Haut-Commissariat à l’Intégration. Elle rapporte que : « Les professeurs nous le disent : être sérieux en cours,  c'est déjà,  pour certains,  vouloir devenir français, une honte, car assimilé  à une traîtrise.» Les bons élèves sont, de ce fait, de plus en plus soumis  à des  pressions  par les  enfants  issus  de la  même origine culturelle. Tout cela aboutit à une montée grandissante de l’insécurité en milieu scolaire. 

C’est pourquoi il faut cesser de dégrader l'apprentissage de la langue et de la culture française. Aujourd'hui,  dans les rues,  dans les  cours  d'école, les enfants de l’immigration musulmane ne parlent plus français. C'est un signe, sans équivoque, du réel refus d'intégration. Pour que les petits bretons apprennent à parler français, il leur était interdit de parler breton à l’école laïque… et ça a marché ! De pays d’accueil attaché aux Droits de l’Homme, la France devient progressivement une victime de l’immigration par nombrilisme et incompréhension. Nombrilisme dans notre certitude d'une vision culturelle sans faille, nombrilisme avec une propension à la repentance pour ne pas supporter l’idée de faillir, nombrilisme qui nous enferme dans l’incompréhension. Nous sommes dans l’incompréhension d’une culture qui n’a pas les mêmes valeurs mais qui veut les exporter depuis 1.400 ans, dans l’incompréhension de l’incompatibilité de ces deux civilisations et dans la nécessaire intégration-assimilation alors que nous nous satisfaisons de la simple insertion qui ne peut que nous submerger. 

Au rythme de 200.000 nouveaux arrivants et de 400.000 nouvelles naissances par an, nous ne faisons que reculer. La politique migratoire est inexistante tant sur le plan intérieur qu’extérieur. Nous subissons, nous nous accommodons et nous nous poussons pour laisser la place à cette immigration que les élites religieuses de l’oumma, la faim et la peur poussent vers nos frontières. Le monde des lobbies soutient l'appel à la main d’œuvre bon marché et nous pensons toujours que l’immigration est bénéfique pour notre pays. Ce manque dramatique de vision, ou cette poltronnerie, ou pire encore cette addiction au pouvoir et à l’argent de nos dirigeants politiques, nous entraîne vers la perte de l’identité française et vers un recul de la civilisation occidentale. 

Il n’est pas de civilisation qui puisse perdurer 

Sans affirmer ses valeurs sur son territoire. 

Il n’est point de barrière qui résiste 

Aux hommes qui ont faim ! 
 
Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon



dimanche 26 avril 2015

Flux et politique migratoires ou nombrilisme et incompréhension ! (1ère partie)



Lampedusa et milliers de noyés dans le cimetière méditerranéen, Droits de l’Homme et actions militaires en terre d’Islam, développement des mosquées et attentats, perte de laïcité et antiracisme, tous ses binômes sont interdépendants. Les chiffres de morts frappent les esprits et les politiques lisent la une des médias avec suffisamment d’inquiétude pour s’empresser de donner l’image de responsables préoccupés et actifs avant que les peuples les y obligent. Comme on pouvait s’y attendre les mesures prises ne concernent pas les causes de l’immigration – ou si peu -  mais la protection de nos côtes devant l’afflux massif d’émigrants. On va détruire leurs embarcations. On se demande d’ailleurs bien commun on va les repérer surtout s’ils sont amarrés aux côtes libyennes, pays sans représentation politique fiable. Par ingérence comme d’habitude ?

On voit mal la détection des rafiots « migrateurs » sinon leur destruction en mer comme l’on fait les égyptiens, ce qui permet du même coup de supprimer les migrants et l’embarcation ! Les embarcations étant de toutes tailles, on voit mal cette opération empêcher leur arrivée sur les côtes européennes. La surveillance en mer va se traduire par un recueil plus important de migrants, des vies humaines sans doute sauvées mais l’arrivée massive sur le continent n’en sera que renforcée. Malgré tout, des êtres humains, hommes et femmes, jeunes et vieux, continueront à mourir pour atteindre l’Europe. On ne peut se satisfaire d’en sauver certains. Il y a du nombrilisme dans l’attitude de stoppage de l’immigration par destruction des bateaux et emprisonnement des passeurs, souvent simples exécutants. On cherche à se protéger en enlevant aux migrants potentiels une possibilité d’échapper à l’enfer dans lequel ils vivent. Il y a de l’incompréhension dans la motivation de ces êtres humains pour lesquels mieux vaut la mort que ce qu’ils vivent. 

Fatou Diome, d’origine sénégalaise et auteur de « La traversée de l’atlantique », a livré une analyse bien plus aboutie que tout ce qu’on a l’habitude lire dans les médias européens lors de son passage à l’émission de la chaîne française France 3. « Ces gens-là qui meurent sur les plages, et je mesure mes mots, si c’était des blancs, la terre entière serait en train de trembler ! Mais là, ce sont des noirs et des arabes (…) Si on voulait sauver les gens, on le ferait, mais on attend qu’ils meurent d’abord ! Et on nous dit que c’est dissuasif, mais ça ne dissuade personne, car celui qui part pour sa survie, considère que sa vie (qu’il peut perdre lors du voyage) ne vaut rien, celui-là n’a pas peur de la mort ! »

A l’intervention d’un autre invité : « C’est pour cela qu’il faut fermer les frontières … », Fatou Diome répond : « Monsieur, vous ne resterez pas comme des poissons rouges dans la forteresse Européenne ! A l’heure d’aujourd’hui, l’Europe ne sera plus jamais épargnée, tant qu’il y aura des conflits ailleurs dans le monde (…) » Puis de rajouter : « Monsieur, je vous vois bien habillé, bien nourri, peut être que si vous étiez affamé chez vous, peut être que votre famille serait ravie d’imaginer que vous pourriez aller gagner ce qui pourrait faire vivre les autres (…) ». Elle conclut : « Alors il faut arrêtez l’hypocrisie, on sera riche ensemble ou on se noiera tous ensemble !  » 

Tout est dit. D’un côté il y a une Europe qui peut soit offrir du travail aux nouveaux arrivants soit les accueillir sur une terre de secours au nom des Droits de l’Homme où les migrants trouvent une assistance pure et simple lui permettant de vivre dans des conditions bien meilleures qu’au pays d’origine. De l’autre il y a un continent africain, dont la fécondité est sans comparaison avec la nôtre, n’offrant, pour la plupart de ses enfants, que la misère, les luttes ethniques et religieuses, les humiliations, les viols. La gestion d’un flux migratoire ne peut être celle qui consiste à débrancher le tuyau arrivant à la baignoire (destruction des passeurs et des bateaux) ni celle d’éponger l’eau de la baignoire qui déborde sans fermer le robinet (assistanat des émigrés). Aucun problème ne peut être vraiment résolu sans en supprimer les causes. Si le tabac est la cause de votre artérite, le premier geste est de le supprimer. Si nos interventions militaires en terre d’Islam attisent la haine de l’Occident, il faut d’abord les arrêter. Le Kenya en offre un bel exemple. Il est le théâtre d’attaques attribuées aux islamistes depuis qu’il a envoyé son armée combattre les shebabs dans le sud somalien en octobre 2011.

Cet arrêt des guerres n’est qu’une condition nécessaire, elle n’est pas suffisante. Il faut donc que l’Europe se dise que son avenir est lié à l’Afrique et que ces deux continents non seulement sont liés mais ne font qu’un. Comme l’Italie soutient la Calabre, comme la France soutient la Corse, l’Europe doit soutenir l’Afrique bien au-delà d’accords sur les ressources minières et vivrières. C’est la mise en place d’une politique conjointe de développement incluant les aspects économiques, sanitaires, sociaux,  éducatifs, migratoires, démographiques, etc. Ce n’est pas des pourtours de la Méditerranée dont il s’agit mais de l’Eurafrique, comme il nous faut penser Eurasie. Alors seulement l’Europe jouera son rôle dans l’histoire des peuples. Une nouvelle Europe est à construire par ses peuples bien au-delà de l’économie des banquiers et des lobbies. 

C’est d’une Europe visionnaire dont a besoin notre pays.

Sa gestion boutiquière à la solde des puissants 

Ne nourrit qu’un esclavage moderne

Sans autre avenir que la mort ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon