lundi 2 novembre 2015

« Diminuer la population mondiale » fait penser à d’étranges coïncidences (1ère partie)



C’est aujourd’hui dimanche, tu mets ta robe blanche… Beaucoup d’entre nous ont encore dans la tête ces douces chansons d’autrefois. Elles nous évoquent la vie des bourgs et des villages de l’ancien temps. Ce temps où le dimanche avait envie de tuer le coq qui nous réveillait à l’aurore, d’arrêter les cloches qui sonnaient mâtines. Ce temps où les plus pieux ne voulaient pas rater la première messe et échappaient au regard des athées, des agnostiques qui glosaient sur ceux qui déambulaient endimanchés pour la grand’messe. Entre le défilé de la musique municipale et le bal, la France donnait l’image du bonheur simple. On faisait des enfants parce qu’on savait que la famille ne pouvait se concevoir sans eux et parce que la guerre avait fauché beaucoup de jeunes du pays. On ne pouvait que reconstruire sa démographie et le travail ne manquait pas. Aujourd’hui la France de souche se désertifie mais une population de remplacement permet de maintenir une croissance démographique enviable. Le gouvernement s’en félicite en occultant tous les problèmes qui en découlent et omettant de dire qu’à terme, trente à cinquante ans, c’est cette population qui représentera l’identité française. Le flux migratoire qui grossit au-delà des prévisions immédiates remet au goût du jour le thème de la population mondiale et de sa répartition entre les continents.

Le gouvernement est mobilisé sur deux thèmes, les élections régionales et la conférence mondiale COP21 sur le climat. Ces deux thèmes sont évidemment complémentaires et visent à redorer le blason d’un Président en perte de vitesse. Il est intéressant de regarder d’un autre œil ce qui ressort de cette lutte contre le réchauffement climatique dont on nous assène qu’il est dû à l’activité humaine. Même si je ne crois absolument pas à cette origine, je vais l’adopter pour en formuler les conséquences. Bien que Monsieur Hulot prenne des distances avec l’énergie nucléaire, de façon à ménager tous ses lobbies sponsors, l’écologisme prône le remplacement des énergies fossiles par les Energies renouvelables EnR. Combien consomme d’électricité un habitant de cette terre ? Elle est très variable selon les pays. Je vais retenir deux chiffres assez parlants, 7344 kWh/habitant pour la France et 3475 pour la Chine, sachant que pour les Etats-Unis c’est 12954 et 875 pour le Maroc selon la Banque mondiale. La consommation mondiale était de 3050kWh/habitant en 2012 et elle croit d’environ 50kWh par an. 

Quelles sont les prévisions de l’ONU pour l’évolution de la population mondiale ? Il y a des prévisions assez différentes mais je retiens la prévision moyenne de 9 milliards d’individus en 2100. Elle est celle que les alarmistes prévoit le plus communément en agitant le spectre d’une surpopulation créant l’asphyxie et la disette qui détruiraient l’espèce humaine. Donc de 2012 à 2100 il se sera écoulé 88 ans entrainant une augmentation de la consommation électrique de 88x50 kWh soit 4.400kWh qui viennent s’ajouter aux 3.050 de 2012. La consommation mondiale par habitant en 2.100 serait donc de 7.450kWh/habitant. Pour 9 milliards d’habitants il faudrait produire 67.050 milliards de kWh en 2100.

Regardons maintenant ce que produit une éolienne récente standard de 2MW qui ne produit qu’en gros un quart du temps. C’est 2000*365*24*0,25kWh soit 4.380.000kWh ou 0,00438 milliard de kWh par an. Il faudra donc 67.050/0,00438 éoliennes soit 15,308219 millions d’éoliennes de 2MW sur notre planète. Sachant que les éoliennes doivent être espacées de 400m les unes des autres, encore que ce chiffre soit jugé trop faible pour éviter les nuisances sur l’homme et les oiseaux, une éolienne occupe un carré de 200 m de côté soit 0,04km2. Les éoliennes en 2.100 occuperaient donc une surface de 0,04*15,308219*1.000.000 = 612.329km2. La surface de la France n’y suffirait pas.

Ce calcul n’est en fait que théorique car l’intermittence de production des éoliennes ne peut être palliée que par une gestion intelligente de réseaux électriques que la répartition des couloirs de vent ne permettent pas dans la plupart des pays. Il faut donc avoir beaucoup recours aux centrales thermiques polluantes en CO2 entre autres. A titre indicatif et en comparaison dans les mêmes hypothèses prises les 9 milliards d’habitants seraient alimentés en électricité par l’énergie nucléaire grâce à 6.803 réacteurs de 1.500MW produisant chacun 75% du temps. Leur emprise au sol serait seulement de 6.800 km2 soit le département de la Nièvre. Ceci rendrait négligeable l’émission de CO2 et faible le nombre de centrales thermiques qui ne compenseraient que les variations rapides de la consommation dans le temps. 

Quelle réflexion cela induit-il sur la diminution de la population mondiale ? On constate que l’émergence des EnR rend plus difficile l’alimentation électrique future de la population mondiale tout au moins dans les zones fortement urbanisées. Les EnR ne s’adaptent bien qu’aux densités faibles de population mais ne résolvent pas la pollution en CO2 de la biomasse qui reste l’énergie de base mondiale. Il y a donc cachée derrière le développement des EnR une pression pour mettre la planète en situation de devoir diminuer sa population en faisant ressortir que l’homme pollue d’autant plus que son nombre augmente et que les ressources énergétiques vont poser un problème qui s’ajouterait à celui des ressources alimentaires. Comme par les images subliminales nous sommes devant une pression savamment orchestrée. Il est évident que le réchauffement climatique est dans la ligne du gouvernement mondial dont on sait qu’il appartient à une caste de puissants lobbies et banquiers. Il est un des instruments de la peur qui permet de rendre les foules réceptives et dociles.

Il faut savoir que le Nouvel Ordre Mondial envisage un monde beaucoup moins peuplé, juste en nombre suffisant pour alimenter la puissance de ceux qui gouverneront le monde. Il faut préparer les opinions mondiales à une diminution de population qui résout tous les problèmes dont il ne veut pas s’embarrasser. A quoi sert pour lui d’augmenter la population mondiale ? Un nombre restreint d’humains suffira pour exploiter les richesses de la planète et les robots feront le reste. L’idée lancée du salaire universel est dans le droit fil de cette lente persuasion, ce n’est qu’un premier pas vers le découplage de l’homme et du travail. Les puristes qui s’inquiètent d’une explosion insoutenable de la population mondiale servent en réalité les vues d’une Cabale dont les buts vont bien au-delà des espérances de ceux-ci dans ce domaine. Les méthodes de cette Cabale risquent d’être beaucoup plus expéditives, dont des destructions massives par les guerres et les épidémies provoquées (pensez au virus Ebola « échappé » vraisemblablement d’un laboratoire US de Sierra Leone). 

Le bon génie de l’homme lui a permis de conquérir notre planète

En passant de 1 à 6,5 milliards en 200 ans de progrès. 

Le mauvais génie de l’homme le culpabilise

Et le persuade de son action nocive. 

Seuls doivent alors survivre

Les quelques puissants 

Et des esclaves utiles !

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

dimanche 1 novembre 2015

La guerre totale d’une fin de règne vient de commencer (2ème partie)

L’échec de la réunion de Vienne cette semaine ne laisse rien augurer de positif lors de la prochaine réunion prévue dans une quinzaine. Non seulement les États-Unis ne veulent pas quitter la Syrie comme le demande Bachar al-Assad, chef démocratiquement élu de la Syrie, mais ils envoient officiellement des soldats expérimentés au sol en petit nombre mais personne n’ira vérifier ni le nombre exact ni leur mission sauf s’ils sont faits prisonniers. Cette réunion de Vienne a quelque chose d’impensable. Voilà un pays reconnu à l’ONU dont on met les dépouilles sur une table pour savoir qui s’en nourrira ! Le sort des syriens ne compte pas pour ces dirigeants que seuls le pouvoir et la puissance les intéressent.

Au Moyen-Orient la guerre fait rage du Liban à l’Iran. La guerre au Yémen est mise en veilleuse entre le gouvernement yéménite, aidé par l’Arabie Saoudite, les israéliens et la coalition, dans l’opération « Tempête décisive » et les rebelles chiites Houthis aidés par l’Iran. La coalition estime avoir atteint ses objectifs et le cessez-le-feu de la résolution 2216 de l’ONU pourrait être observée par le gouvernement et les rebelles. Deux raisons sont probablement à l’origine de ce revirement de la coalition. La première est le bombardement sur l’hôpital MSF d’Haydan le 27 octobre qui a mis à mal l’opinion sur la coalition. Pourtant, depuis six mois, les bombes pleuvent sur le Yémen. «Des bombes tombent du ciel jour et nuit»: c'est même le titre du rapport publié par Amnesty International le 7 octobre, qui dénonce des crimes de guerre commis par la coalition menée par l'Arabie saoudite. La seconde raison est surtout la nécessité de ne pas se disperser sur deux fronts alors que la Russie frappe en Syrie. 

Dans ce conflit l’apport d’Israël s’est fait de façon cachée comme sur la plupart des théâtres d’opération. Deux avions israéliens abattus par les rebelles Houthis ont été identifiés sous un camouflage de nationalité arabo-saoudite et marocaine. Mais ce pays joue un rôle partout de l’Ukraine au Yémen. Douze avions israéliens auraient attaqué le Hezbollah à la frontière syro-libanaise ! Il suscite les conflits et travaille pour les USA avec des services secrets particulièrement performants, le Mossad. Aucune paix ne tiendra au Moyen-Orient si Israël n’abandonne pas son ambition du grand Israël, le grand Moyen Orient de la stratégie américano-juive. Mais la paix possible tient aussi à une autre ambition, celle d’Erdogan le turc, qui se voit calife d’un empire ottoman ressuscité étendant ses ailes du Moyen-Orient jusqu’aux Balkans pour le moins. Puissance et primauté religieuse opposent quatre pays, la Turquie, l’Arabie Saoudite, l’Iran et Israël.

Les deux grandes puissances qui s’affrontent au Moyen-Orient doivent composer avec ces autres pays qui se vendent au plus offrant. Israël est l’âme damné des USA. L’Iran bascule dans le camp des BRICS. La Turquie mène un double jeu. Elle offre une base aérienne aux avions US tout en bombardant les kurdes que les USA veulent aider par leurs forces spéciales ! L’Arabie Saoudite est engagée dans une guerre religieuse avec la coalition de prééminence sunnite mais elle mène une guerre des prix du pétrole qui met en danger l’industrie pétrolière du gaz de schiste américaine. C’est peu dire que le conflit irako-syrien est un brûlot tant les intérêts sont contradictoires et les jeux de rôle mouvants. Seule la position russe, mais aussi chinoise et iranienne, s’affiche clairement sur le conflit syrien avec le soutien à Bachar al-Assad contre toutes les factions qui l’attaquent. Mais le pétrole ne leur est pas indifférent et le trajet des pipe-lines qui traversent le Moyen-Orient vers l’Europe est un enjeu majeur. Le passage envisagé du pétrole russe par la Turquie donne des relations complexes d’intérêt entre ces deux pays. D’ailleurs ils négocient plutôt des accords stratégiques ce qui n’est pas sans compliquer la position de la coalition contre la Syrie car la Turquie tient essentiellement à la lutte contre les kurdes. 

La guerre entre deux mondes uni et multipolaire n’aura plus de cesse tant que les Etats-Unis se battront pour triompher. Les positions se durcissent et ce sont bientôt deux silex qui se frottent l’un contre l’autre… les étincelles vont en jaillir. L’attentat de l’EI contre l’A321 russe ne peut qu’envenimer le conflit. On a reproché aux russes de ne bombarder que les rebelles syriens et Al-Nostra, alors pourquoi l’EI s’en prend-il à un avion russe alors qu’il aurait pu le faire contre un avion américain, français, britannique depuis quatre ans ? Il semble que l’EI ne disposait pas de missiles sol-air capables d’atteindre cet avion à cette altitude. Qui leur aurait fourni un missile capable de le faire ? Est-ce pour détourner les attaques aériennes russes vers Daesh plutôt que vers les autres factions ? Défaillance technique ou attentat ? Nul doute que nous allons en savoir plus rapidement et la réaction russe sera à la hauteur de l’évènement. L’état de guerre peut y être déclaré plus officiellement que nous l’avons fait en France.


Les américains mettent un peu plus d’huile sur le feu avec l’annonce de troupes au sol en Syrie et la possibilité de déployer 4.000 soldats aux frontières de la Russie. S’agit-il d’intox, de manœuvre d’intimidation ? Ce genre de jeu ne peut qu’aboutir à l’irréparable et nous savons tous ce que cela veut dire. La situation n’est pas moins dangereuse en Mer de Chine. La contestation des pays riverains des îles Paracels et Spratly créées artificiellement autour de récifs par les chinois est alimentée par les USA selon leur habitude de jeter de l’huile sur le feu. Les navires et les aéronefs US s’approchent au plus près des zones aériennes et maritimes chinoises. Ceci commence à exaspérer la Chine qui vient ouvertement de lancer que la poursuite d’un tel comportement peut mener à une guerre contre les États-Unis.  Avec Taïwan, le Vietnam, la Malaisie, Brunei et les Philippines, chasse gardée américaine face à la Chine, il ne faut pas grand-chose pour que le conflit s’envenime. Sans donner raison à la Chine, on comprend que celle-ci défende une zone qui serait riche en pétrole, ressource qui leur manque, mais avant tout une zone stratégique pour leur défense sur la principale route maritime de l'Asie du Sud-Est.

L’impérialisme américain fait feu de tout bois. Le TAFTA est quasiment imposé à l’Europe et devrait être présenté mercredi prochain. Les forces américaines s’installent en Europe, plus ou moins sous le couvert de l’OTAN (Manœuvres Trident Juncture-2015 de 36.000 hommes en Espagne, Portugal et Italie du 28 septembre au 6 novembre). Les États-Unis jouent le jeu du chaos au Moyen-Orient et veulent projeter l’EI dans les ex-républiques soviétiques musulmanes. Ils proposent une coopération militaire au Kirghizistan. La Géorgie et l’Azerbaïdjan sont aussi dans leur collimateur.



La pression sur la Chine est en cours et la flotte américaine ne cesse de se renforcer du Japon aux Philippines. Enfin les USA s’intéressent de plus en plus à l’Afrique où l’Algérie est dans le collimateur et où le chaos s’étend partout. Et la France dans tout ça ? Une bulle de savon devenue si fragile que son comportement est celui d’un nain mimant son mentor dans une ridicule parade qui ne peut que finir mal. La France n’est plus défendue ni par des moyens de défense à la hauteur de son poids économique ni surtout par des dirigeants qui ne croient plus en elle… depuis Giscard d’Estaing, comme l’a révélé Philippe De Villiers, et c’est de pire en pire. 

Il ne suffisait pas que l’on nous cache la crise de l’endettement 

Il a fallu encore que nous ayons élu, choisi, des représentants

Qui ne croient plus en la grandeur de la France et pensent 

Que servir les puissants les sert eux-mêmes ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon