lundi 4 mai 2015

Les grands dangers qui nous guettent ! 1er danger : l’école



Les lucarnes des télévisions nous abreuvent de faits divers, les meurtres, les disparitions, les procès, les catastrophes, les querelles politiques, etc., mais bien peu d’informations sont construites, analysées, commentées par des journalistes d’investigation, hors les commentaires politiques sur les discours, les promesses, les attaques et contre-attaques. Le match père-fille Le Pen en est l’exemple flagrant où chacun exégèse sur la similitude profonde de leur vision politique et le côté tueur qui suscite d’autant plus d’intérêt du téléspectateur que les propos s’enveniment. Pourtant il y a des sujets qui devraient retenir notre attention et parmi ceux-ci, certains mériteraient d’amener des réflexions approfondies. Les sujets importants sont ceux qui changent fondamentalement notre vie de citoyen, notre vie de famille, notre sécurité et notre pouvoir d’achat. J’en extrais quatre, en dehors des lois sociétales dont la grande vague finit par s’affaiblir, la nième réforme de l’école, la vague migratoire, la Grèce, et l’Ukraine-Syrie-Irak-Yémen. Chacun d’entre eux dépassent leur propre cadre pour nous projeter dans les conditions de vie qui vont nous être imposées.

L’école tout d’abord ou plus généralement l’Education Nationale. Le Président voulait 60.000 postes d’enseignants de plus, on a le plus grand mal à les trouver en particulier en mathématiques. Ce devait être la solution. C’est d’abord le constat que le métier n’attire plus suffisamment pour ce qu’il est rétribué. Les conditions de plus en plus difficiles de son exercice ne sont pas compensées par des avantages suffisants surtout pécuniaires. Les mesures annoncées vont malheureusement aller à l’encontre du but qui devrait être recherché, but qui est de donner le maximum de chances à tous d’exercer un métier. L’égalité des chances d’apprentissage du savoir est un but différent. Savoir des choses qui ne vous serviront à rien pour postuler à un métier ne peut être le but recherché. Par exemple penser donner plus de chances d’acquérir des connaissances dans du travail en groupe où les niveaux d’aptitude à comprendre et à réfléchir sont différents est une erreur. Les meilleurs s’accaparent le sujet de réflexion, les autres regardent et baillent. Pour y pallier il faut créer des groupes homogènes en niveau, mais alors, horreur idéologique, on fait de l’élitisme.

 Dans cette idéologie de l’égalitarisme à tout prix, on a créé le collège unique et on s’y accroche malgré les résultats décevants de nos adolescents aux tests internationaux et la proportion grandissante d’élèves ne comprenant pas ce qu’ils lisent en classe de sixième. Accepter des élèves dans cette classe revient soit à en baisser le niveau pour du rattrapage en lecture, grammaire et calcul, soit à lancer des élèves dans une course à l’échec avec un handicap grandissant de classe en classe. Ceci d’autant plus que le redoublement est désormais quasiment exclu. Le maintien du collège unique nous assure d’un échec grandissant dans l’adaptation des jeunes aux métiers qui seront proposés et un élitisme grandissant où nous aurons sans doute des prix mondiaux en mathématiques mais en beaucoup plus grand nombre des jeunes adultes alimentant le chômage alors que des emplois ne seront pas pourvus !

L’arrivée de jeunes, réticents pour le moins à l’intégration, parlant arabe entre eux ne facilite pas leur intérêt pour les études dispensées dans notre langue. Par ailleurs de nombreux jeunes s’impatientent dans l’apprentissage livresque. Leurs mains leur semblent plus habiles que leur cerveau et savoir qu’ils devront subir jusqu’à 16 ans l’enseignement proposé ne leur procure que du désintérêt d’une part et un sentiment de rabaissement les poussant vers des plaisirs plus que vers l’étude. Il faut rétablir la voie vers un autre type d’enseignement plus pratique offrant des sorties plus rapides vers le monde du travail et cela dès la fin de l’école primaire. Il faut réhabiliter le travail manuel et convaincre que l’on peut mieux gagner sa vie comme plombier que comme infirmier. Il faut évaluer les connaissances en permanence et faire comprendre que l’école n’est pas ludique par essence et demande des efforts qui seront récompensés par le passage en classe supérieure. Un bon enseignant sait très bien que mettre de la gaité dans l’apprentissage est une recette à utiliser à bon escient mais les programmes ne sont pas bâtis pour jouer mais pour apprendre. 

C’est parce que l’on a oublié ou volontairement mis de côté l’esprit de l’effort et de la récompense et mis au pinacle l’égalité des chances que nous nous retrouvons devant des résultats dès le primaire qui feraient rougir nos anciens instituteurs qui n’avaient pas besoin d’être professeurs des écoles pour faire en sorte que peu d’élèves sortaient dans la vie sans avoir réussi soit l’examen d’entrée en sixième soit le Certificat d’Etudes. Ceux qui n’avaient rien étaient encore meilleurs que bon nombre de nos jeunes collégiens. Tous savaient lire, écrire et compter. Les tests faits sur des exercices de l’époque montrent malheureusement l’ampleur des dégâts. On ajoute à cela des programmes déstructurés comme en français, en géographie et surtout en histoire, la théorie du genre (très utile pour l’équilibre psychique d’un ado ou plus jeune !), des heures supplémentaires sur le civisme, le développement durable, etc., comme veut le faire voter la nouvelle ministre franco-marocaine. On peut d’ores et déjà prévoir un nouveau grand choc d’inadaptation au monde futur du travail.

Il faut se souvenir que l’intelligence est multiforme. L’intelligence de la main est symbolisée par les Compagnons du Tour de France. Alliée au sens artistique, elle l’est par le sculpteur. Cette intelligence s’appuie sur des dons comme l’intelligence du mathématicien, celle de l’abstraction et de la logique. Mais il y bien d’autres dons qui méritent d’être exploités, citons le sens du commerce dont l’enseigne Leclerc est un des meilleurs exemples où son fondateur avait commencé le séminaire. Développer l’esprit d’analyse et de synthèse, apprendre à raisonner est souvent plus important qu’engranger des connaissances. Mais c’est sur des connaissances que l’on peut le faire agir sans perdre son temps à faire découvrir à l’élève tout seul, ce que l’on pouvait lui apprendre et lui illustrer beaucoup plus rapidement. 

Ce sont toutes ces erreurs des programmes et des méthodes d’enseignement avec une propension à multiplier les changements, programmes, jours de vacances, horaires, manières d’enseigner, etc. qui introduisent un découragement des enseignants, une baisse des résultats alors qu’ils assistent à une multiplication du personnel non enseignant de l’Education Nationale. N’oublions pas, qu’à diplôme égal, les salaires dans le privé sont supérieurs à ceux des enseignants. Arrêtons de leur opposer la durée des vacances, ce métier devient de plus en plus difficile et éprouvant. Par ailleurs ils doivent être rémunérés aussi décemment que les autres diplômés, ce qui n’est plus le cas dans le primaire et le secondaire.

Oublier d’apprendre d’abord l’essentiel pour exercer un métier 

Enseigner morale et civisme au détriment des connaissances

Continuer à mettre tout le monde dans le même moule 

Occulter la nécessité de l’effort et de l’évaluation

Faire de l’éducation plus que de l’enseignement 

Sont déjà des causes premières qui font

Une France qui gâche sa jeunesse ! 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

dimanche 3 mai 2015

L’Europe, un continent, une culture ou un morceau d’ « Eurasiafrica » ?

Alors que les élections anglaises vont faire réfléchir ce peuple sur son appartenance ou non à l’Europe tout en fêtant le nouveau bébé royal, il ne serait pas inutile que les français se posent la même question. Si l’on s’en tient à la géographie, nul doute que nos deux pays appartiennent à l’Europe. La dérive des plaques tectoniques ne nous a séparés d’ailleurs que de quelques dizaines de km nous permettant désormais d’aller de Marseille à Londres en 6h30 par TGV sans quitter notre siège. Le tunnel sous la Manche, qui a fait couler tant d’encre et coûté si cher, est bien la concrétisation irrépressible du désir de ces deux peuples de vivre une histoire commune. L’histoire, à travers Guilhaume le Conquérant et Marie Stuart, reine de France et d’Ecosse, l’avait décrite depuis bien longtemps.

Mais la France, c’est le continent pour les anglais qui marquent ainsi le splendide isolement que la mer leur procure. Nous avons ciselé notre identité dans l’Empire Romain et fait revivre celui-ci dans l’empire de Charlemagne inscrivant ainsi que le centre de l’Europe passait par Aix-la-Chapelle et nous liait à l’Allemagne pour le meilleur et pour le pire. Assez bien protégée au sud par les Pyrénées, sauf des invasions mauresques, la France a défendu son pré-carré entre la poussée d’anglais rêvant de colonies dans le continent et de germains conscients d’une position centrale favorable à un empire germain. Héritière de la colonisation de la Méditerranée par les Romains, les Grecs et les Phéniciens, la France a été confrontée, comme aujourd’hui, aux trafiquants arabes d’esclaves pratiquant le piratage du trafic maritime de marchandises dans cette mer. Cette guerre maritime l’a conduite jusqu’à Alger, principal port d’attache de ces trafiquants. On connaît la suite. Le lien entre l’Europe et l’Afrique était rétabli depuis l’Empire romain, car, entre ces deux grands espaces, dits continents, il n’y a qu’un étroit détroit de Gibraltar.

Ce qui nous rapproche entre pays européens en dehors de la continuité des terres facilitant le commerce et la culture, c’est bien à cette dernière, qui fait fi de la lutte économique, que se rattache une identité qui nous sépare encore de l’Afrique. C’est elle qui dessine une Europe, celle qui va de l’Atlantique jusqu’à l’Oural. La religion y a joué un rôle central malgré les « schismes » orthodoxe et protestant. Ces derniers affirment des différences comme les sunnites et les chiites mais les fondements sont les mêmes, la chrétienté d’un côté, l’islam de l’autre. C’est peut-être dans l’église Sainte-Sophie d’Istanbul ou dans la mosquée-cathédrale de Cordoue que l’on mesure leur incompatibilité puisqu’on ne peut y assister qu’à leur juxtaposition, l’une venant emprunter les édifices, symboles  de l’autre, pour y substituer ou ajouter ses propres stigmates. 

On perçoit alors que depuis des millénaires, par égyptiens, grecs, romains, arabes, mongols, alamans, goths, sarrasins, perses, etc., l’Europe n’est que la partie occidentale de l’Eurasie et un carrefour entre l’Asie et l’Afrique. En voulant construire une Europe économique, on a détruit ce qui fait l’identité de l’Europe, la culture. L’Europe s’est autodétruite à sa naissance. Son dernier souffle s’est éteint lorsque, dans le projet de Constitution Européenne, elle a enlevé toute référence à son histoire judéo-chrétienne, donc à ce qui a cimenté sa culture. La fondation économique de l’UE la tiraille dans des alliances économiques, comme le Traité transatlantique, ou en fait repousser d’autres vers l’Asie. Nous sommes plus préoccupés par la protection de nos intérêts économiques en Afrique que par les alliances culturelles alors que le français se diffuse largement sans nous par la simple démographie.

La géographie et la démographie ont toujours imposé leurs lois à l’histoire. C’est pourquoi on ne peut l’étudier sans les cartes et sans les chiffres du nombre d’humains au km2. Les flux migratoires, les guerres pour manque de ressources alimentaires, donc souvent d’eau, sont les premières causes sur lesquelles surfent les religions pour étendre leur pouvoir et les marchands pour la captation des richesses humaines, et celles du sol et du sous-sol. La géographie et l’histoire s’entrelacent pour nous faire comprendre que nous n’échapperons pas au constat que l’Europe n’est que la partie occidentale de l’Asie et irrémédiablement liée à l’Afrique en attendant que ce continent se colle à l’Europe par mouvement des plaques tectoniques. 

Alors il nous faut ouvrir les yeux. Notre histoire n’est pas au-delà de l’Atlantique, même si Christophe Colomb et La Fayette y ont débarqué. Les Etats-Unis sont partis à la conquête du monde et se considèrent être le peuple élu, comme le peuple juif qui l’influence. Seuls les moyens rapides de transport nous ont rapprochés après l’esprit de conquête des migrants de pays européens dans une situation comparable à l’immigration africaine d’aujourd’hui. Leur nombre et la puissance des armes européennes ont submergé les populations en faible densité sur ces territoires colonisés. Mais nous européens, nous sommes face à l’Afrique et les flux migratoires ne vont que croître par le simple constat démographique de l’évolution d’ici 2050, Europe 4%, Asie 20%, Afrique 115%. L’ « Eurasiafrica » est dans un déséquilibre géographique grandissant et l’Europe en est une plaque tournante vouée à la récession par le vieillissement de ses populations si rien ne change. C’est une terre offerte vers laquelle les transhumances se dirigent.

L’Europe n’existe que dans notre culture et nos mœurs, ce sont nos biens les plus précieux, mais ils s’effacent devant les problèmes économiques qui se sont moqués de l’esprit européen et qui vont continuer à le faire pour prendre à leur compte les divergences démographiques. Ce morceau de continent « Eurasiafrica » ne devra sa survie qu’en rééquilibrant les disparités entre les populations et les ressources alimentaires, et celles du sol et du sous-sol. Mais c’est une image de non-prédateur que doivent porter les pays européens. Celui-ci est bien différent de celui des marchands, des conflits que nous alimentons, des ingérences au nom de la démocratie, voire impures et injustifiables. Tout est à faire pour les jeunes si on les y invite.  

L’Europe n’existe pas pour n’être livrée qu’à la finance et à l’économie.

L’Europe des citoyens n’existe pas quand sa démocratie est un leurre. 

Mais les grandes lois de l’histoire de l’humanité se rappellent à nous.

Les guerres ne résolvent rien et ne rapportent qu’aux puissants. 

Seuls les peuples endoctrinés ou qui ont peur ou faim

Choisissent la guerre ou l’émigration !
 

Claude Trouvé 

Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon