mardi 4 février 2014

Une manifestation qui révèle la France d’aujourd’hui

François Hollande a joué sur le vote musulman pour conquérir le pouvoir… bonne pioche ! Il a lancé des réformes sociétales tous azimuts pour faire diversion et pour donner du grain à moudre à la gauche. Il se pourrait bien que la dernière manifestation du 2 février lui ait fait comprendre que, s’il continue sur cette voie, le vote musulman lui manquera ! Ces mesures sociétales ne sont pas du goût de la Loi Coranique et les musulmans le manifestent dans la rue. A contrario les natifs de musulmans réellement assimilés perçoivent mieux que d’autres le danger que représente l’Islam qui se cache derrière les pancartes. Je ne peux que laisser la parole à une iranienne parfaitement assimilée qui écrit son indignation. Tout y est pour comprendre les enjeux de notre civilisation :

« Je suis indignée par les Français musulmans à la Manif pour tous ! 

La progression de l’islam que je constate, tous les jours en France, me rappelle trop ce que j’ai vécu en Iran dans mon enfance. Je suis née en Iran, et j’avais 12 ans, en 1979, quand les ayatollahs ont pris le pouvoir. Je suis à présent française, et j’exprime, chaque fois que je le peux, mon amour de ce pays, de son peuple, qui a souvent montré aux autres le chemin de la liberté. Je suis arrivée en France en 1985, j’avais 17 ans, et je redécouvrais le plaisir de ne plus porter ce voile qu’on m’imposait depuis 6 ans. Mes parents et moi n’avons jamais formulé la moindre récrimination, mais seulement des remerciements à ce magnifique pays, qui nous faisait l’honneur de nous accueillir. 

Pour moi, la France, c’est aussi la beauté et la richesse de sa langue, et l’unité de sa République. Ma vision, c’est qu’un Breton se sente chez lui en Alsace, un Marseillais chez lui à Lille, un Basque chez lui dans le Jura, et qu’une Française née en Iran se sente chez elle partout dans l’Hexagone. Cela grâce, entre autres, à l’unité de la langue française sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi, quand je vois une banderole, en tête de la Manif pour tous, avec ces mots, écrits en français et en arabe : « Les Français musulmans disent non au mariage homosexuel », je suis indignée à plusieurs titres. 

Je le suis d’abord par le bilinguisme, dans un contexte où ce gouvernement, en préparant la ratification des langues régionales et minoritaires, veut, pour complaire à l’Union européenne, faire éclater le socle républicain, dont l’unité linguistique est un pilier. Certains régionalistes en seront ravis. Mais il faut être bien aveugle pour ne pas penser que l’arabe sera de plus en plus la deuxième langue dans certains départements français. 

Quand je vois des tracts syndicaux ou politiques, voire des textes administratifs rédigés en arabe, je me dis qu’on est bien loin du témoignage du regretté Cavanna qui, dans ses livres, nous racontait que ses parents italiens lui interdisaient de parler leur langue dans la rue et lui imposaient le français. C’était cela, l’assimilation, et c’est ce qui a marché en France pour réussir à intégrer des strates de différentes immigrations, dont j’ai eu l’honneur de faire partie. 

Je suis également indignée, en tant que femme, par cette banderole. Quelle crédibilité accorder, pour défendre la famille, à des personnes qui n’ont jamais condamné le mariage polygame, souvent imposé à des mineures ? Ces Français musulmans défendent donc les prérogatives de la famille musulmane, où l’homosexualité n’est pas tolérée, et absolument pas la conception de la famille française, d’une grande tolérance sur cette question. 

Mais le pire n’est pas là. J’ai vécu l’enfer que les islamistes ont fait subir au peuple iranien. Je n’oublierai jamais cette Gardienne de la révolution qui, avec une punaise, a planté sur le front de mon amie un voile qui tenait mal. J’ai encore en tête des centaines de scènes de cauchemar, comme ce hammam réservé aux seules femmes, bombardé lors de la guerre Iran-Irak. Elles étaient encore vivantes et criaient sous les décombres. Les islamistes, plutôt que de les secourir, ont fait recouvrir le bâtiment par les pelleteuses, pour que les voisins ne voient pas des créatures impures et indécentes apparaître. 

Alors, quand je vois des chrétiens français suffisamment candides pour laisser des musulmans, dont je connais les objectifs, prendre la tête d’une manifestation, je l’avoue, mon inquiétude est grande. Croient-ils vraiment, sous prétexte que des musulmans protestent contre le mariage pour tous, ou contre la théorie du genre, qu’ils sont – comme le disait Frigide Barjot au congrès de l’UOIF – l’espérance des Français ? 

Mes amis catholiques me font penser à ces gens de gauche qui, il y a 35 ans, collaboraient avec l’ayatollah Khomeiny pour faire partir le shah. La plupart ont été exécutés, quand la victoire de la Révolution islamique était assurée. Je crois savoir de quoi je parle, et la progression de l’islam que je constate, tous les jours en France – et cette banderole me le confirme —, me rappelle trop ce que j’ai vécu en Iran dans mon enfance.

J’étais justement venue en France pour ne plus connaître cela… »

Que dire de plus, c’est un cri du cœur plein d’angoisse et de vérité et pour Hollande une reculade de plus… devant les réactionnaires ou devant les musulmans ? Pour supporter cela la France serait-elle malade d’elle-même ?
  
« Et lorsque le malade aime sa maladie,

Qu'il a peine à souffrir que l'on y remédie! » 

Pierre Corneille 

Claude Trouvé
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

lundi 3 février 2014

Normalité ? Bon chic, bon genre !

Chic nous avons réellement un Président normal qui se déplace en scooter, respecte le port du casque, transporte un colis humain en toute sécurité sur son porte-bagages. Il fait même évoluer les codes moraux de la société en rendant enfin normal le besoin de tromper la compagne qui partage votre lit. Je pense au soulagement de ceux qui se croyaient encore des goujats, des moins que rien et qui trompaient leur femme avec ce sentiment d’être des anormaux, des obsédés du sexe, des destructeurs de famille. C’est devenu normal, puisqu’il vient de nous le montrer. 

Notre Président a bien l’obsession de la normalité. C’est ainsi qu’il cautionne la normalité du genre qui n’est acquis que lorsque on le ressent comme tel. Il est normal de refuser son sexe biologique. Il est surtout normal de se poser la question le plus tôt possible sans se préoccuper outre-mesure de ce que la nature nous a donné. Bravo ! D’autant plus qu’il est désormais gai de voir les lesbiennes se marier et de réaliser ainsi l’égalité femme-femme. Ceci permet de s’affranchir des lois de la nature, contraignantes au possible, qui font qu’une mère l’est génétiquement ou non, ce qui constitue un horrible marqueur qui la suit toute sa vie, comme une tache indélébile. Il en est de même du sexe inné qui vous stigmatisait lorsque vous le revendiquiez dans l’acquis.  

Ce week-end m’a d’ailleurs permis de refaire un retour sur mon enfance dans une rétrospective inquiétante car je ne sais plus si j’ai bien choisi mon sexe. Ma propension, dès l’école maternelle, à aimer les travaux féminins d’aiguille m’inquiète. Le point de croix m’attirait. Heureusement que j’avais mes soldats de plomb qui me rappelaient le triste exode et la retraite de nos soldats éparpillés sur les routes françaises. Oui mais, est-ce bien une caractéristique masculine vu le nombre de soldates qui sont dans nos armées ? L’angoisse m’a prise d’autant plus que ma mère, pesant déjà qu’il me fallait choisir mon sexe, m’a laissé longtemps une coiffure de fille et me laissait une barrette dans les cheveux pour entrer au lycée. 

Cette angoisse rétrospective s’est amplifiée quand j’ai revu mon arrivée au service militaire où dans le lit je tricotais des chaussons pour l’arrivée de mon premier enfant. J’avais un camarade d’étude auquel j’étais très attaché et que j’avais quitté à contrecœur pour raison d’études supérieures différentes. N’avais-je pas convolé avec une femme par dépit amoureux ? N’avais-je pas terminé mon service militaire comme officier pour seulement me persuader que j’étais un homme ? Je mesurais enfin en ce dimanche combien il eut été nécessaire de se poser vraiment la question dès mon plus jeune âge pour enfin me connaître et choisir mon sexe. 

Cette question existentielle va enfin rentrer dans la normalité. Il ne suffit pas de constater que l’on dispose d’un attirail différent de celui de sa sœur, il faut se poser la question de savoir ce que l’on aurait voulu avoir. Dans le cas où l’on n’a pas ce que l’on désire, il faut se persuader que l’on peut vivre comme si. Malheureusement cette question ne m’a pas préoccupé à temps et je mesure combien il est important que l’école laïque prenne en charge les enfants pour leur faire prendre conscience que l’important c’est de savoir ce que l’on veut et ceci avant le cours de philosophie sur l’acquis et l’inné, cours qui va arriver bien trop tard l’adolescent faisant déjà usage de ce que la nature lui a donné. 

Comme disait mon grand-père, devant mon aversion à grimper aux arbres, sans cela tu ne seras jamais un homme. Ceci dit je me demande si je n’ai pas forcé mon sexe à rester masculin alors que je finis par me demander si  je n’aurais pas mieux vécu dans un acquis sexuel féminin et si mon mariage avec une femme, que l’on disait normal à l’époque, n’était pas finalement un mariage de lesbiennes. Ce qui était particulièrement anormal mais que le mariage pour tous a rendu désormais normal. Ouf ! Merci monsieur le Président, enfin tout est normal. Juste une question… n’aurais-je pas pu terminer ma vie sans me torturer l’esprit ce week-end ? Faut-il vraiment que cela hante l’esprit de mes petits-enfants et que, pour ne pas influencer le libre choix de leur sexe, on ne leur offre que des jouets asexués ? Jusqu’où irez-vous, monsieur le Président, dans la normalité ? La PMA est-ce aussi normal ? Valls dit qu’il n’en est pas question. Est-ce la Première Manipulation de l’Année ? Et la GPA, c’est normal ou la Grande Pagaille Annoncée ? 

La normalité a rejoint l’anormalité 

Mais une norme alitée 

C’est une norme bien malade ! 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF du Languedoc-Roussillon

samedi 1 février 2014

Pour une vraie politique énergétique européenne



Il y a un demi-siècle la politique énergétique de production d’électricité s’est orientée vers l’énergie nucléaire et nous avons atteint une solide indépendance dans ce domaine. D’abord par le pourcentage important, jusqu’à 80%, de la production totale et ensuite par une diversification planétaire des lieux d’approvisionnement en uranium naturel. Le slogan était à l’époque « la France n’a pas de pétrole mais elle a des idées ». Depuis les nouvelles idées ont été de stigmatiser la production nucléaire par les accidents survenus, tous en dehors de notre territoire. Alors que nous sommes relativement le peuple le plus nucléarisé du monde, donc prenant le risque maximum, nous n’avons aucun accident grave à déplorer.

La qualité de surveillance de toute cette filière énergétique par les organismes de contrôle y est certainement pour quelque chose. Nous avons eu des accidents chimiques graves, comme AZF, mais il semble qu’il soit difficile de mobiliser l’opinion bien longtemps sur ce sujet, le nucléaire reste la cible privilégiée où le maniement de la peur fait merveille sur une population peu informée des risques réels. Une nouvelle merveille énergétique fait donc son chemin, les énergies renouvelables. Celles-ci ne pouvant asseoir leur intérêt ni sur le coût ni sur la pollution carbone pour concurrencer le nucléaire, il fallait bien détruire ce dernier par la peur de l’accident. 

L’opération est programmée même si on attend le courage de le faire réellement car les énergies renouvelables restent des énergies largement subventionnées et l’énergie éolienne a une emprise très importante sur nos sols, même si on peut les cultiver (malgré les nuisances : bruit et infrasons). Leur impact sur les paysages n’est pas toujours reçu favorablement par les populations (par ironie du sort… surtout les écologistes) surtout pour des fermes de dizaines voire centaines d’éoliennes comme aux USA. Ces éoliennes onshores sont prévues pour évoluer vers des éoliennes offshores, c’est-à-dire en mer. 

La caractéristique première de ces énergies produites par le vent et le soleil, c’est qu’elles dépendent des caprices de la nature, le vent et l’éclairement du soleil. Il faut savoir que ces productions entraînent obligatoirement la mise en marche de centrales au gaz, au fuel ou au charbon pour pallier aux périodes de surproduction ou de sous-production. Elles produisent alors du gaz carbonique ! Si ce n’est pas le cas il faut trouver à l’étranger un acquéreur ou un vendeur de l’électricité surabondante ou manquante respectivement. Dans cette situation on peut vendre même à perte ou acheter au prix fort. 

Le vent tourne pour les éoliennes et particulièrement pour les offshores, les commandes diminuent par l’abandon de certains projets comme le projet d'Atlantic Array en Angleterre. Mais en France sur le territoire certains projets onshores sont abandonnés comme le Col du Bonhomme, le Mont-Saint-Michel, Vézelay, Flers, etc. sous la pression d’associations diverses. Par ailleurs les subventions représentent des montants importants, économiquement insoutenables, avec 24 milliards par an dans un pays en pointe sur cette énergie comme l’Allemagne . 

Le jeu des subventions, des coûts élevés de rachat de l’énergie produite pour les énergies renouvelables d’une part, et la taxe carbone sur les énergies fossiles d’autre part, fausse la comparaison sur le coût du kwh produit et bouleverse l’équilibre des producteurs d’électricité. La réalité économique finissant toujours par s’imposer finalement, des producteurs d’éoliennes cessent leur activité ou la réduisent. Il serait sage que l’Europe se penche sur une politique cohérente mais le choix de la France d'une énergie éolienne de 25GW en 2020 est déjà fort compromis. L’abandon partiel du nucléaire devra être remis en cause en France. 

Mais la cohérence d’une politique énergétique doit aussi se faire sur l’approvisionnement en gaz et dorénavant sur les gaz de schistes où certains pays, comme la Pologne, prennent une position totalement opposée à celle de la France sur ce sujet. La nécessité d’explorer ce domaine, en particulier en France probablement riche de cette énergie fossile, devient incontournable. Les États-Unis sont en train de passer à une nouvelle ère de la production énergétique et à se diriger vers l’autosuffisance en pétrole. Leur économie doit en recevoir un nouvel élan, une nouvelle possibilité de concurrencer la Chine. Le sujet est donc d’une importance vitale et l’initiative d’Arnaud Montebourg va dans le bon sens. On ne doit pas refuser le progrès, le tout est de faire en sorte que ses nuisances sur l’environnement soient supportables. Il faut aller de l’avant. Le seul problème c’est que la politique française dans le domaine de la production énergétique manque de vision et de cohérence.  

 « Il sied au progrès de respecter ce qu'il remplace. »

 Désiré Nisa 

Claude Trouvé 
Coordonnateur MPF Languedoc-Roussillon